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Le 04 mai 2006
Les employés demandent la
conciliation
après l’échec des
négociations
à un quotidien Osprey
Kingston Typographical Union | Le
Local 30204 de TNG Canada
Les négociations contractuelles
sont rompues au Kingston Whig-Standard, et les employés
ont présenté une demande de conciliation.
«Nous ne lâcherons pas»,
a déclaré Debbie Newton, présidente
de la Kingston Typographical Union. «C’est
ce que nos membres nous ont demandé»,
et leurs négociateurs ne reculeront pas d’un
pouce.
La sécurité d’emploi est une question
primordiale pour les employés de ce quotidien,
propriété d’Osprey Media. L’entreprise,
qui domine le marché des journaux des petites
villes de l’Ontario, a établi des centres
d’appels à Niagara Falls et à Sarnia
pour s’occuper de la diffusion et des annonces
classées, et a commencé l’automne
dernier à mettre à pied des employés
syndiqués de longue date. Jusqu’à présent,
quelque six emplois ont été éliminés
au Whig.
Des négociations sont également
en cours au St. Catharines Standard, où 22 membres
de la Guilde ont perdu leur emploi. Là aussi,
peu de progrès ont été réalisés.
Une reprise des négociations est prévue à la
fin du mois.
Alors que les 90 membres du
local de Kingston sont déterminés à négocier une
convention qui interdira l’impartition des emplois,
l’entreprise continue à exiger un plus
grand recours aux pigistes. Cette insistance, de même
qu’une tentative en vue de modifier radicalement
les conditions de travail dans la salle des nouvelles
du Whig-Standard, indignent particulièrement
les 25 membres du service de l’éditorial.
Journalistes et photographes protestent depuis la mi-février
en refusant de signer leurs travaux.
La direction a retiré sa proposition de forcer
les membres de la Guilde à travailler 75 heures
par deux semaines, selon un horaire déterminé par
le rédacteur en chef. Lorsque les pourparlers
ont repris les 27 et 28 avril, la direction a proposé de
redéfinir la semaine de travail comme étant «normalement» de
37,5 heures, mais sans garantir deux journées
de congé consécutives.
Le mot «normalement» va devoir absolument être
retiré, a expliqué David Wilson, le représentant
du personnel de TNG Canada qui travaille avec le local
depuis la fin de la convention collective précédente,
en janvier dernier. De plus, ajoute-t-il, les membres
de la Guilde ne vont pas accepter de perdre deux journées
de congé consécutives.
L’employeur, explique Wilson, refuse de considérer
plusieurs des demandes du syndicat, notamment:
- Le droit de refuser de traverser
une ligne de piquetage légale;
- Le droit de supplantation pour
cause de séniorité entre les services;
- La consolidation de six unités
de négociation en trois;
- Le retour d’une clause,
dans la convention, précisant que les employés
qui prennent leur retraite continueront de recevoir
des avantages sociaux.
Au niveau des salaires, le syndicat
continue d’exiger une convention collective de
trois ans prévoyant une augmentation annuelle
de quatre pour cent. La direction a augmenté son
offre de un à 1,5 pour cent, ce qui est bien
inférieur à l’augmentation du coût
de la vie, selon Newton, et s’avère totalement
inacceptable.
Parmi les autres questions
monétaires toujours
non résolues figurent une allocation pour le
kilométrage et les téléphones
cellulaires, ainsi que des primes pour certaines classifications
d’emplois dans la salle des nouvelles.
Soulignant que l’équipe de négociation
a repris les pourparlers, la semaine dernière,
armée d’un mandat de grève de la
part d’un local «très militant»,
Wilson soutient que l’employeur doit absolument
réaliser que «nous sommes très
sérieux au sujet de nos propositions. Ils doivent
en tenir compte».
La première ronde de mises à pied survenue
l’automne dernier à Kingston et à St.
Catharines, de même que des avis de coupures
imminentes à Sault Ste. Marie, North Bay et
Sudbury, portent TNG Canada/CWA à estimer que
jusqu’à une centaine d’emplois pourraient être éliminés,
aux neuf quotidiens Osprey où des membres de
la Guilde travaillent aux services de la diffusion
et des annonces classées. Quatre de ces locaux
de la Guilde renouvelleront cette année leurs
conventions collectives. |