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Le 12 dÉcembre 2005
Des locaux se mobilisent pour lutter contre
la migration d’emplois à des centres d’appels
Les membres de la Guilde employés
par des journaux du Osprey Media Group se mobilisent pour
lutter contre l’externalisation d’emplois locaux à des
centres d’appels, dotés d’employés à temps
partiel mal payés qui ne reçoivent aucun avantage.
TNG Canada/CWA a récemment réuni à Sudbury
des délégués d’une demi-douzaine
de locaux, afin de mettre au point des stratégies
pour lutter contre l’élimination, par la chaîne,
d’emplois reliés au service aux lecteurs et
aux annonces classées de leurs journaux. La Guilde
estime qu’une centaine d’emplois pourraient disparaître, à neuf
des 10 quotidiens d’Osprey où travaillent des
membres du syndicat.
Un grief vient tout juste d’être déposé au
St. Catharines Standard, où deux tiers des employés
des annonces classées ont été prévenus
qu’ils seront sans emploi à la fin du mois.
Osprey transfère leur travail à un centre d’appels
créé à Sarnia.
Brenda Halden, présidente du St. Catharines Typographical
Union et présidente du «Caucus Osprey» de
TNG Canada, créé au cours de la réunion
de Sudbury, affirme que certains des employés mis à pied
travaillaient pour le journal depuis plus de 30 ans.
De semblables avis de licenciement ont également été remis à des
employés des annonces classées du Kingston
Whig-Standard. Debbie Newton, présidente de la Kingston
Typographical Union, dit que les employés du département
des ventes et du service aux lecteurs sont les prochains
visés. Leur travail sera transféré à un
autre centre d’appel, créé par la chaîne
Osprey à Niagara Falls en août dernier.
De son côté, le local de TNG Canada au Sudbury
Star a récemment été prévenu
que des mises à pied auront lieu au printemps. Dans
ce cas également, la Guilde prévoit déposer
un grief.
Arnold Amber, directeur de TNG Canada/CWA, a fait parvenir
une lettre aux membres de sept locaux, pour les prévenir «d’un
changement radical, au niveau de la façon dont la
chaîne Osprey mène ses affaires, qui va vous
toucher directement ou indirectement en tant qu’employé».
Chaque centre d’appels «élimine plusieurs
emplois à temps plein, dans des collectivités
qui appuient depuis longtemps leur journal local, et ce afin
de gonfler les profits d’Osprey.»
«Les clients qui désirent acheter une annonce
ou apprendre pourquoi ils n’ont pas reçu leur
journal veulent parler à des gens de leur communauté,
en qui ils ont confiance, plutôt qu’à des étrangers
qui ignorent peut-être où leur ville est située»,
poursuit M. Amber.
«Un journal local ne fait pas que publier des récits
et des reportages; il se doit de constituer une présence
dynamique au niveau local. … Un journal fait preuve
de myopie en se séparant de la collectivité dont
il dépend. Si Osprey perd des lecteurs et des annonceurs,
tous les départements seront forcés de réduire
leurs budgets.»
Le caucus Osprey prévoit lancer une campagne dès
le début de 2006, afin de mobiliser l’appui
du public et d’exercer des pressions sur l’entreprise,
pour qu’elle honore ses engagements envers les communautés
desservies par ses quotidiens.
Osprey est propriétaire de 21 quotidiens et de 37
hebdomadaires locaux, qui pénètrent collectivement
50 marchés ontariens; on ignore combien de ces journaux
perdront des emplois au profit des centres d’appels.
La migration d’emplois locaux dément de façon
flagrante la prétention de cette entreprise vieille
d’à peine trois ans, sur son site Web, à l’effet
que «Nos relations locales et notre engagement envers
nos communautés sont au cœur même de
ce que nous sommes et de ce que nous faisons».
Osprey reconnaît que plusieurs de ses journaux, achetés
de Hollinger Inc. et de CanWest Global Corporation, «servent
leurs communautés depuis plus d’un siècle».
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