Le 27 mars 2006

Le local est prêt à débrayer pour combattre l’assaut d’Osprey sur la sécurité d’emploi

Kingston Typographical Union | Le Local 30204 de TNG Canada

Effrayés et furieux de l’assaut du Osprey Media Group sur ses employés syndiqués et de ses tentatives en vue de détériorer les conditions de travail, les membres de la Guilde à Kingston viennent de tracer une ligne dans le sable.

Le comité de négociation, qui a pris part à cinq journées de pourparlers infertiles depuis le début de 2006, aura en sa possession un mandat de grève lorsqu’il reprendra les négociations en avril dans le but de renouveler les conventions au Kingston Whig-Standard, échues depuis janvier.

TNGCanada.org
Osprey Media menace de poursuivre pour le retrait des signatures


Communiqué
Osprey vise les syndiqués en éliminant leurs emplois


TNGCanada.org
Les patrons d’Osprey font face à une protestation
dans quatre villes


Communiqué
La Guilde entreprend une campagne pour contrer l’élimination d’emplois dans certains journaux d’Osprey


TNGCanada.org
Des locaux se mobilisent pour lutter contre la migration d’emplois à des centres d’appels


TNGCanada.org
Osprey éviscère le département d’annonces classées d’un de ses quotidiens


Les membres ont pris part en grand nombre, dimanche, au vote de grève, alors que cinq des six unités de négociations «très militantes» ont voté à 100 pour cent en faveur d’une grève au besoin, a expliqué David Wilson, le représentant de TNG Canada qui a pris part aux négociations.

C’est un développement important pour la Kingston Typographical Union, qui n’a jamais frappé le vénérable quotidien.

«Les gens», a expliqué la présidente Debbie Newton, «désirent vraiment la sécurité d’emploi, ainsi que de meilleurs salaires et bénéfices». Le syndicat demande pour ses 90 membres une augmentation salariale de quatre pour cent pour chacune des trois années de la nouvelle convention (la direction offre un pour cent), de même que des améliorations des régimes de soins de la vue et de soins dentaires.

Le local tente également d’obtenir une clause interdisant l’externalisation, à la suite de la mise à pied de six membres des annonces classées et de la diffusion après qu’Osprey ait ouvert à Sarnia et à Niagara Falls des centres d’appels chargés de faire ce travail.

La direction du journal a déposé des propositions qui permettraient le recours illimité aux pigistes (une forme d’externalisation) et modifieraient radicalement les conditions de travail dans la salle des nouvelles. Le journal tente de forcer les membres de la Guilde à travailler 75 heures par deux semaines, selon un horaire déterminé par l’éditeur. Le personnel pourrait perdre son droit à des journées consécutives ou à des fins de semaines de repos.

Les employés de la salle de rédaction continuent de ne pas signer leurs articles et leurs photos, en guise de représailles contre les tentatives de la direction de leur retirer leur sécurité d’emploi. Les 25 membres de l’unité de négociation éditoriale ont voté le 15 février en faveur de moyens de pression au travail – la même journée où leurs collègues de la Guilde de quatre autres quotidiens Osprey déclenchaient des protestations contre l’externalisation d’emplois aux centres d’appels.

Les premières rondes de mises à pied à Kingston et St. Catharines, l’automne dernier, ainsi que les avis de mises à pied imminentes à Sault Ste. Marie, North Bay et Sudbury, ont poussé TNG Canada/CWA à déterminer que jusqu’à 100 emplois pourraient disparaître aux neuf quotidiens Osprey dotés de membres de la Guilde dans les départements d’annonces classées et de distribution.

Avec ses quelque 60 publications, dont 21 quotidiens et des douzaines de journaux communautaires, Osprey domine le marché des journaux des petites villes en Ontario.

Les présidents des locaux du St. Catharines Standard, Sault Star, North Bay Nugget et Sudbury Star ont fait savoir que des centaines de lecteurs, annonceurs et employés ont signé des cartes exprimant leur appui envers la campagne Keep Our Newspapers Local, commanditée par TNG Canada.

Les locaux de la Guilde, dont quatre renouvelleront cette année leur convention collective, ne vont pas abandonner leur lutte à l’égard d’Osprey, qui jusqu’à présent n’a éliminé que des emplois syndiqués dans se efforts en vue de réduire ses coûts et d’augmenter ses profits.