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Le 12 octobre 2005
Osprey éviscère le département
d’annonces classées d’un de ses quotidiens
St. Catherines
Typographical Union | Le
Local 30416 de TNG Canada
Osprey Media met à la porte les
deux tiers de ses employés des annonces classées
du St. Catharines Standard, et déménage leurs
emplois à un centre d’appel situé à Sarnia,
Ontario.
«C’est une surprise totale pour le syndicat
et pour tous les employés», a expliqué dans
un communiqué de presse Brenda Halden, présidente
de la St. Catharines Typographical Union.
Les avis de mise à pied, qui entreront
en vigueur le 1er novembre, ont été envoyés à huit
des 13 employés du département des annonces
classées. Les employés touchés ont de
13 à 31 années de service.
En dépit du fait que la convention collective contient
une clause interdisant la sous-traitance, l’entreprise
a informé le syndicat que cette question n’était
pas négociable, et que les membres n’auront
pas la possibilité de suivre leur emploi à Sarnia.
Mme Halden soutien que les membres se sont fait dire que
s’ils ne continuent pas à travailler jusqu’au
31 octobre, ils n’auront pas droit à une indemnité de
départ.
«Ils savent très bien que c’est une entorse évidente à notre
convention, entorse dont les échos vont se faire entendre
aux confins de la péninsule du Niagara», a ajouté Mme
Halden. Le local a déposé un grief à l’endroit
du journal, et prévoit porter la question en arbitrage.
Le local exerce également des pression à l’endroit
de l’éditeur du journal, Paul McCuaig, qui est
président de la campagne de Centraide de cette année.
Le St. Catharines District Labour Council a fait parvenir
le communiqué de presse du local aux autres syndicats
affiliés à Centraide. Une station de radio
locale a couvert la nouvelle.
Mme Halden ajoute que le Standard a fait savoir au syndicat que l’entreprise s’efforce depuis quelque temps
de centraliser tous les quotidiens d’Osprey Media à un
centre d’appel de Sarnia.
«Le traitement des annonces classées ne se
fera plus chez nous, mais par des gens de l’extérieur
qui ne travaillent ni ne contribuent à notre collectivité.
Nous allons lutter pour exercer le droit que nous donne notre
convention de garder nos emplois chez nous», ajoute
le communiqué de presse.
«Il est très triste de voir notre entreprise,
autrefois un élément important de cette ville
et de son histoire, faire aujourd’hui preuve d’un
tel dédain à son endroit.»
Le St. Catharines
Standard, fondé en 1891 par la
famille Burgoyne, est demeuré propriété locale
jusqu’en 1996, lorsqu’il a été acheté par
l’entreprise de Conrad Black, Hollinger Inc. En July
2000, il a été vendu à CanWest Global
Communications Corporation.
Osprey Media Group a acheté de CanWest en janvier
2003 quatre quotidiens — le Standard, le Brantford
Expositor, le Niagara Falls Review et le Welland
Tribune — ainsi
qu’une trentaine de journaux communautaires. À l’époque,
Michael Sifton, président-directeur général
d’Osprey, avait décrit ces journaux comme ayant «un
grand nombre de lecteurs et une très grande pénétration
au sein des communautés qu’ils desservent, tout
comme les journaux que nous possédons déjà».
Le site Web d’Osprey Media décrit la région
de Ste Catharines-Niagara comme «une cible importante
pour les annonceurs». Selon l’entreprise, elle
constitue le 12e marché le plus important au Canada
et le sixième en Ontario; la ville elle-même
est la plus importante et la plus influente de la région
du Niagara.
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