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Le 06 mars 2007
Le rapport du conciliateur ouvre la voie
à une
grève ou à un lockout
à ce quotidien d’Halifax
Halifax Typographical Union |
Le
Local 30130 de TNG Canada
Le rapport d’un conciliateur,
qui recommande de ne pas instituer de commission de
conciliation, déclare que les négociations
contractuelles entre le Halifax Herald Ltd. et ses
employés de la salle de presse ont atteint une
impasse – ce qui ouvre la voie à une grève
ou à un lockout le premier jour du printemps.
Darren Pittman, président
du Halifax Typographical Union, a déclaré que
le seul progrès réalisé au cours
des quatre journées de conciliation qui ont
pris fin vendredi consiste en une «meilleure
offre» de la part de l’entreprise, qui
augmentait de 0,9 pour cent ses offres salariales.
Cette proposition a été «accueillie
avec colère» par l’équipe
de négociation, a ajouté M. Pitman, qui
souligne que les 14 employés n’ont pas
eu d’augmentation salariale depuis 13 ans. Le
syndicat cherche à négocier une augmentation
de rattrapage de huit pour cent la première
année et de 4,5 pour cent pour chacune des trois
années suivantes.
L’employeur, toujours selon M. Pittman, propose
de convertir une prime annuelle de 1040$ en salaire
de base, d’en augmenter la valeur à 2000$,
et d’ajouter à la nouvelle base salariale
une augmentation de 1,75 pour cent au cours de chacune
des quatre années de la convention.
Le président du local s’attend à une «poursuite
de la conciliation» (médiation dans d’autres
provinces), alors que les parties s’efforceront
en dernière minute de parvenir à une
entente d’ici l’échéance
de minuit le 20 mars.
L’entreprise, qui est une propriété familiale,
a émis aujourd’hui un communiqué affirmant
que les deux parties ont investi beaucoup de temps
et d’efforts au niveau des négociations,
et qu’elle s’efforce de parvenir à une
entente avec ses employés. Le communiqué ajoute
toutefois que l’entreprise continuera de publier
le Halifax ChronicleHerald dans l’éventualité d’un
conflit de travail.
M. Pittman dit s’en étonner: «Comment
vont-ils réussir à publier un journal
sans opérateurs sur presses?»
Les salaires et les dispositions
de retraite anticipée
demeurent les principaux obstacles pour les opérateurs
sur presse, dont la convention précédente – une
entente de 10 ans – a pris fin le 1er juillet
dernier. Pendant ces dix années, selon M. Pittman,
les travailleurs ont modernisé l’exploitation à l’occasion
de l’installation d’une nouvelle presse,
et se sont d’ailleurs mérité les éloges
de la direction pour leurs efforts.
En débutant les négociations l’an
dernier en vue de renouveler leur convention collective,
les travailleurs ont été stupéfaits
d’apprendre que la compagnie, qui publie le quotidien
au tirage le plus élevé des provinces
atlantiques (120,000 exemplaires), cherchait à obtenir
des concessions majeures.
En automne dernier, quand est
devenu évident
au cours des négociations que la direction allait
demeurer sur ses positions, les travailleurs ont décidé à l’unanimité de
donner un mandat de grève à leur équipe
de négociation.
Au cours des pourparlers en décembre et dès
le début de la conciliation en janvier, le
négociateur patronal Don MacDougall, qui est
président du conseil d’administration,
a d’emblée menacé les travailleurs
d’un lockout.
Selon M. Pittman, les employés demeurent ferme
au niveau de leurs attentes salariales et des dispositions
de retraite, et sont disposés à déclencher
une grève ou à endurer un lockout.
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