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Le 31 octobre 2006
Les opérateurs de presses,
furieux,
se préparent à une seconde ronde
de négociations avec leur employeur parcimonieux
Halifax Typographical Union |
Le
Local 30130 de TNG Canada
Les travailleurs de la salle des
presses du Halifax ChronicleHerald vont rencontrer
les responsables du journal pour deux rondes de négociations
qui débuteront mardi prochain. Devenus récemment
membres de la Halifax Typographical Union, les 16 membres
ont hâte de discuter sérieusement pour
négocier une nouvelle convention collective
après l’échéance, le 30
juin, d’une convention de 10 ans.
«Ils sortent d’un gel
des salaires de 13 ans réparti sur deux conventions,
et il est grand temps qu’ils reçoivent
une rémunération décente»,
explique le président du local, Darren Pittman.
L’entreprise a proposé une entente de
six ans sans augmentation salariale, ainsi que le retrait
de plusieurs clauses de longue date qui forcerait les
membres à renoncer à certains droits,
certaines indemnités de congés et de
retraite anticipée, ainsi qu’à l’ensemble
des indemnités de retraite anticipée
qui font partie de la convention depuis longtemps.
La direction cherche également à modifier
la semaine de travail, le processus d’établissement
des horaires, la sélection des vacances et les
droits d’ancienneté.
La compagnie a même proposé aux travailleurs
d’abandonner leur régime de retraite anticipée
en échange du régime de pension de l’entreprise,
dont ils bénéficient déjà ainsi
que tous les autres employés de la compagnie.
«Je n’en croyais pas mes oreilles»,
précise M. Pittman au sujet des offres verbales
présentées au cours des négociations. «Cela
prouve que l’entreprise ne prend pas ces gars
au sérieux, et n’est pas du tout intéressée à en
arriver à une entente.»
Pour leur part, les opérateurs de presses sont
furieux des offres de la compagnie. Ils ont enduré un
long gel de leurs salaires, et ont du s’adapter
il y a quelques années à l’installation
de nouvelles presses offset pour remplacer les presses
typographiques devenues désuètes. Ajoutez à cela
une charge de travail plus élevée et
une pénurie de personnel, et les employés
sont convaincus que l’entreprise fait preuve
d’un manque de respect flagrant à leur
endroit à la table de négociations.
«Je ne les blâme pas», ajoute M.
Pittman. «On a ici un groupe d’employés
qui a travaillé très fort pour apprendre à faire
fonctionner les nouvelles presses et qui, de la bouche
même des dirigeants, ont effectué un excellent
travail. Mais une fois à la table de négociations,
la compagnie les traite de cette façon. C’est
insultant, et les gars ont absolument le droit d’être
furieux.»
Quatre journées de négociations sont
prévues en novembre; les questions à régler
comprennent notamment les salaires, la retraite anticipée
et la juridiction. |