Le 31 octobre 2006

Les opérateurs de presses, furieux,
se préparent à une seconde ronde
de négociations avec leur employeur parcimonieux

Halifax Typographical Union | Le Local 30130 de TNG Canada

Les travailleurs de la salle des presses du Halifax ChronicleHerald vont rencontrer les responsables du journal pour deux rondes de négociations qui débuteront mardi prochain. Devenus récemment membres de la Halifax Typographical Union, les 16 membres ont hâte de discuter sérieusement pour négocier une nouvelle convention collective après l’échéance, le 30 juin, d’une convention de 10 ans.

Le 27 juin 2006
Les opérateurs sur presse d’un quotidien de Nouvelle-Écosse se joignent à TNG Canada conventions collectives


Le 11 août 2005
Une entente de 5 ans permet de conserver l’atelier de composition du ChronicleHerald


«Ils sortent d’un gel des salaires de 13 ans réparti sur deux conventions, et il est grand temps qu’ils reçoivent une rémunération décente», explique le président du local, Darren Pittman.

L’entreprise a proposé une entente de six ans sans augmentation salariale, ainsi que le retrait de plusieurs clauses de longue date qui forcerait les membres à renoncer à certains droits, certaines indemnités de congés et de retraite anticipée, ainsi qu’à l’ensemble des indemnités de retraite anticipée qui font partie de la convention depuis longtemps. La direction cherche également à modifier la semaine de travail, le processus d’établissement des horaires, la sélection des vacances et les droits d’ancienneté.

La compagnie a même proposé aux travailleurs d’abandonner leur régime de retraite anticipée en échange du régime de pension de l’entreprise, dont ils bénéficient déjà ainsi que tous les autres employés de la compagnie.

«Je n’en croyais pas mes oreilles», précise M. Pittman au sujet des offres verbales présentées au cours des négociations. «Cela prouve que l’entreprise ne prend pas ces gars au sérieux, et n’est pas du tout intéressée à en arriver à une entente.»

Pour leur part, les opérateurs de presses sont furieux des offres de la compagnie. Ils ont enduré un long gel de leurs salaires, et ont du s’adapter il y a quelques années à l’installation de nouvelles presses offset pour remplacer les presses typographiques devenues désuètes. Ajoutez à cela une charge de travail plus élevée et une pénurie de personnel, et les employés sont convaincus que l’entreprise fait preuve d’un manque de respect flagrant à leur endroit à la table de négociations.

«Je ne les blâme pas», ajoute M. Pittman. «On a ici un groupe d’employés qui a travaillé très fort pour apprendre à faire fonctionner les nouvelles presses et qui, de la bouche même des dirigeants, ont effectué un excellent travail. Mais une fois à la table de négociations, la compagnie les traite de cette façon. C’est insultant, et les gars ont absolument le droit d’être furieux.»

Quatre journées de négociations sont prévues en novembre; les questions à régler comprennent notamment les salaires, la retraite anticipée et la juridiction.