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Le 22 dÉcembre 2006
La menace d’un lock-out
fait
dérailler les négociations
Halifax Typographical Union |
Le
Local 30130 de TNG Canada
Une menace, de la part de la direction,
d’imposer le cadenas à 14 opérateurs
sur presse et mécaniciens industriels a mis
fin aux négociations avec le Halifax Herald
Ltd., une propriété privée, et
ne laisse au syndicat aucun autre choix que de présenter
une demande de conciliation.
«Nous avons été complètement
pris par surprise» lorsque la menace a été lancée
mardi à midi, pratiquement à mi-chemin
des trois journées prévues de négociations»,
a reconnu Darren Pittman, président de la Halifax
Typographical Union. «Normalement, on n’entend
pas ce genre de discours avant une conciliation ou
une médiation. Mais nous n’en sommes pas
encore à cette étape des négociations.»
Le négociateur en chef du quotidien a menacé d’imposer
le cadenas aux travailleurs de la salle des impressions
s’ils continuent d’insister pour conserver
une clause de retraite présente depuis dix ans
dans la convention collective, ajoute M. Pittman.
Les travailleurs, qui ont voté à l’unanimité en
octobre pour donner à leur équipe de
négociation un mandat de grève, sont
furieux et insultés que l’employeur, après
avoir imposé pendant 13 ans un gel des salaires,
cherche maintenant à obtenir des concessions
majeures.
Sans convention depuis le 1er juillet 2006, ils négocient
avec l’employeur depuis plus de trois mois. Plusieurs
questions en litige ne sont toujours pas résolues,
a expliqué M. Pittman, notamment au niveau des
salaires, des juridictions, du régime de retraite
et des primes de retraite.
Propriété de la famille Dennis, Halifax
Herald Ltd publie le Halifax ChronicleHerald, le quotidien à plus
fort tirage des provinces atlantiques. C’est également
le plus important propriétaire de journaux indépendant
au pays.
L’offre initiale de l’entreprise ne prévoyait
aucune augmentation salariale pour six ans. Depuis,
l’entreprise a proposé une convention
de quatre ans comprenant une prime à la signature
de 1000$ et des augmentations annuelles de 1,66 pour
cent.
Selon M. Pittman, le personnel
de la salle des impressions est «furieux» du fait que l’entreprise
les traite de cette façon, au terme d’une
convention de 10 ans pendant laquelle les opérations
ont été modernisées et les compétences
mises à jour.
En 2004, le ChronicleHerald
est devenu le premier journal au Canada, et un des
rares dans le monde, à exploiter
une presse offset WIFAG qui permet d’augmenter énormément
l’utilisation de la couleur.
«Nous avons ici des employés qui ont
travaillé très fort pour apprendre à faire
fonctionner la nouvelle presse et, de l’avis
même de la direction, ont accompli un boulot
formidable. Puis une fois à la table de négociation,
l’entreprise les traite de cette façon.
C’est insultant et les gars ont toutes les raisons
d’être furieux», a-t-il déclaré le
mois dernier en se préparant à une nouvelle
ronde de négociations.
L’entreprise cherche toujours à retirer
de la convention plusieurs clauses de longue date,
dont l’absence priverait les membres d’avantages
au niveau de la juridiction, des payes de jours fériés,
des primes de retraite, ainsi que de l’ensemble
du forfait de retraite anticipée qui fait partie
de la convention depuis des dizaines d’années.
La direction veut que les travailleurs
abandonnent leur forfait de retraite anticipée en échange
du régime de pension de l’entreprise,
dont ils bénéficient déjà ainsi
que tous les autres employés de l’entreprise. |