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Le 18 janvier 2007

L’offre de la direction aux préposés du courrier
est «sensiblement la même» que celle
qui a déclenché la grève de 2002

TNG/CWA Colombie-Britannique | Le Local 30403 de TNG Canada

Selon Ray Rudersdorfer, l’offre initiale du Victoria Times Colonist à l’ouverture des négociations en vue de renouveler la convention collective des employés de la salle du courrier représente un important pas en arrière.

«Elle est presque identique à celle qui nous a fait déclencher la grève en 2002», affirme le président du local qui représente environ 45 travailleurs du quotidien appartenant à CanWest.

Le 13 janvier 07
L’éditeur donne aux négociations un goût amer


Le 26 janvier 2005
Trois syndicats ratifient une entente forgée par un conseil mixte


Alors que trois journées de négociations devaient débuter mardi, les pourparlers ont été interrompus après à peine quatre heures, lorsque M. Rudersdorfer a rejeté les propositions «très spécifiques» de la direction, qu’il qualifie de «très sévères en regard des normes syndicales de la Colombie-Britannique».

Il ajoute qu’il s’attendait à ce que les négociations avec le Times Colonist soient difficiles, «simplement parce que les employés de la salle du courrier des quotidiens de Colombie-Britannique sont les derniers au pays à bénéficier d’ententes du genre bureau de placement, et exercent un assez bon contrôle sur leur travail et sur la façon dont ils l’accomplissent, en plus d’être bien rémunérés. Même si elle fait beaucoup d’argent, l’entreprise veut nous rabaisser aux normes de ses concurrents non syndiqués.»

M. Rudersdorfer dit que le syndicat a accepté d’accorder à l’entreprise un répit au niveau du coût de la main-d’œuvre dans la dernière convention collective, qui prenait fin le 1er janvier 2007, en acceptant d’ajouter une nouvelle catégorie de travailleurs. Les «stagiaires» recevraient jusqu’à 60 pour cent de l’échelle salariale des compagnons d’apprentissage, et pourraient effectuer la plupart des tâches normalement réservées aux apprentis.

Néanmoins, le local 30403 de TNG-CWA a récemment conclu une entente avec le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP), à l’effet de s’appuyer mutuellement au cours des négociations et de ne pas tolérer d’affaiblissement de leurs conventions collectives dans l’Ouest du Canada. Le SCEP représente des travailleurs du Calgary Herald, de l’Edmonton Journal, du Vancouver Sun et Province, de même que du Victoria Times Colonist.

Au Colonist, les négociations sont menées par l’entremise d’un conseil mixte; chacun des trois locaux négocie tout d’abord avec l’employeur les dispositions qui lui sont spécifiques, puis se réunit avec les autres pour négocier les éléments «communs». La Victoria-Vancouver Island Newspaper Guild (Le Local 30223 de TNG Canada) a connu des débuts difficiles avec l’entreprise une semaine plus tôt, alors que l’éditeur Bob McKenzie a établi le contexte des négociations à venir en déclarant «Je me fiche du moral qui devrait exister à votre avis – c’est exagéré.»

Conventions formidables en C.-B.

Néanmoins, M. Rudersdorfer ne se laisse pas démonter par les éclats de la direction. Il est bien connu pour avoir négocié des conventions exemplaires au nom de ses membres et, malgré ses nombreuses années d’expérience du côté syndical de la table, il a réussi l’an dernier à réaliser plusieurs «premières».

En juin, il a rencontré les responsables du Western Mail Tech à Delta, C.-B., au sujet d’un grief pour renvoi injustifié, et en a profité pour négocier des modifications mineures de la convention, qui devait se terminer le mois suivant. Après avoir réglé ces détails au cours d’un rencontre en personne, le reste des négociations a été réalisé par courriel.

«J’ai d’excellents rapports avec les responsables du Mail Tech, que j’ai syndiqué au cours des années 1980», précise M. Rudersdorfer.

En fin de compte, les 20 employés ont obtenus une convention de trois ans qui leur accorde des augmentations salariales annuelles totalisant 15 pour cent pendant la durée de la convention, ainsi que des améliorations au niveau des vacances et des prestations de maladie.

«C’était la première fois que je négociais par courriel», précise M. Rudersdorfer. Il ajoute en riant qu’il était alors en vacances, et qu’il a finalisé l’entente «à bord d’un paquebot qui voguait de Singapour à Hong Kong».

Plusieurs mois plus tôt, il avait réussi une autre première: faire inclure une clause sur le harcèlement dans la convention des 70 à 80 employés de Mail-O-Matic Services Ltd. à Burnaby. Cette clause, qui a pour origine un incident survenu dans le milieu de travail, a depuis été reprise par d’autres ateliers syndicaux de la C.-B.

M. Rudersdorfer décrit en termes élogieux l’excellente relation qu’entretien son local avec Mail-O-Matic, une entreprise familiale entièrement syndiquée qui est la plus importante agence de publicité directe de la province. Les propriétaires, membres du syndicat, sont d’anciens travailleurs de la salle du courrier de Pacific Press (Vancouver Sun et Province), et ont créé leur entreprise pendant une grève de neuf mois en 1978-79.

Leur convention collective, qui s’étend d’avril 2006 à mars 2008, a été négociée en mai dernier et prévoit des augmentations générales de quatre pour cent par année, ainsi que des améliorations du régime de pension et des contributions au RÉER.

La convention collective renferme également une entente de partage des profits, qui se traduit par une prime versée à tous les employés, établie au prorata des heures travaillées. En 2006, 150 000$ ont ainsi été répartis; chaque employé a reçu en moyenne la somme de 2500$.

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