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Le 26 January 2005

Trois syndicats ratifient une entente forgée par un conseil mixte

Victoria-Vancouver Island Newspaper Guild | Le Local 30223 de TNG Canada

TNG/CWA British Columbia | Le Local 30403 de TNG Canada

En votant en faveur d’un projet de règlement avec le Victoria Times Colonist, les membres d’un local de TNG Canada ont également exprimé leur confiance envers le conseil mixte qui a forgé l’entente.

VVING.ca
Victoria strike 2002 La grève de 2002


Les trois syndicats, qui représentent les travailleurs du quotidien appartenant à CanWest — la Guilde, le SCEP et le SICG — ont fonctionné comme «une machine bien huilée» pour amener la compagnie à une entente sans devoir recourir à un vote de grève.

La Victoria-Vancouver Island Newspaper Guild, dont les 200 membres travaillent à la rédaction, la publicité, la circulation, l’entretien, les technologies d’information et le département d’administration, était la dernière des unités de négociation à ratifier la convention de deux ans, qui prendra fin le 1er janvier 2007. Le vote a été de 85-6 en faveur de la ratification.

Le président du local, Chris Carolan, a expliqué que la grève de 2002 a énormément influencé les récentes négociations. «La dernière fois, la compagnie avait tenté d’éviscérer notre convention», ce qui a précipité une grève amère. «Les deux factions ont réalisé tout le dommage qui avait été fait», et le journal ne s’est pas encore complètement remis du débrayage de neuf semaines.

Cette fois, a ajouté Carolan, la compagnie n’a pas tenté de faire d’énormes coupures ou de présenter d’exigences déraisonnables. Pour leur part, les syndicats n’avaient que deux revendications (la plus importante étant l’amélioration des régimes de pensions) et aucune raison de demander un vote de grève – presque un précédent au Times Colonist.

Le Syndicat international des communications graphiques cherchait à obtenir des congés annuels payés au salaire horaire régulier des employés, ou à deux pour cent du formulaire T-4 précédent pour chaque semaine de vacance accumulée, le plus avantageux l’emportant. La compagnie s’est objectée à l’expression «le plus avantageux l’emportant». Le SICG a abandonné cette demande, ce qui a permis au conseil mixte de parvenir à un projet d’entente, selon Carolan.

Lorsque les négociations ont débuté, au Times Colonist, chaque syndicat négociait séparément avec l’employeur les questions spécifiques qui l’intéressait; des observateurs des autres syndicats assistaient à ces sessions.

Dans la seconde partie du processus, tous les syndicats (le conseil mixte) ont négocié avec la compagnie à la même table (commune) les questions qui les touchaient tous, y compris des augmentations salariales, la durée de la convention collective, la rétroactivité, la langue, ainsi que les avantages en matière de santé et de bien-être.

Cette année, les négociations communes ont débuté le 13 janvier à 09h30 et se sont terminées à 19h00 avec un projet d’entente. Ce projet prévoit une augmentation salariale de deux pour cent rétroactive au 2 janvier 2005, et de 2,5 pour cent à partir du 2 janvier 2006. Il préconise de plus une augmentation des allocations pour les bottines de sécurité et des primes d’exécution des tâches exclues (non syndicales). La compagnie paiera également jusqu’à 25$ pour chaque note médicale qu’elle exigera de la part des employés.

La Guilde a également remporté une augmentation du salaire horaire de 1,50$ pour les membres du département de la circulation qui font partie de «l’équipe d’intervention» (qui se met à l’œuvre lorsque le journal éprouve des problèmes de livraison).

Les deux locaux du SICG représentent 18 pressiers et clicheurs, qui ont voté la semaine dernière 11-8 en faveur de la ratification.

Pour leur part, la douzaine de compositeurs du journal, représentés par le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier, ont voté la semaine dernière 10-1 en faveur de l’entente.

Lundi, le local 30403 de TNG/CWA, qui représente 42 employés de la salle du courrier, a ratifié l’entente par 29-3.