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Le 09 FÉVRIER 2007
L’amélioration des relations
de travail
permet de réaliser une entente précoce
au quotidien de Cap Breton
Sydney Typographical Union | Le
Local 30460 de TNG Canada
Un changement énorme, au niveau
des relations de travail à ce quotidien de la
Nouvelle-Écosse, a permis de mener des négociations
plus harmonieuses que jamais, a déclaré le
président du local.
«C’est la première
fois que nous sommes en mesure de parvenir à une
entente sans devoir le faire à cor et à cri.
Les récentes négociations reflètent
vraiment l’état de nos relations de travail» au
Cape Breton Post, explique Steve MacInnis, qui s’apprête à signer
une convention collective de trois ans, approuvée
par 91,6 pour cent des membres à l’occasion
d’un scrutin de ratification tenu le mois dernier.
L’entente prévoit des augmentations salariales
totalisant sept pour cent, de même que «la
meilleure augmentation du régime de retraite
que nous ayons jamais obtenue».
La réalisation d’une entente précoce
constitue une autre première. «Nous ne
sommes jamais parvenus à une entente avant l’échéance
d’une convention collective, et sans au moins
avoir recours à la conciliation», poursuit
M. MacInnis. Depuis toujours, le local d’environ
70 membres, répartis dans tous les services
du journal, a connu des négociations houleuses
et a d’ailleurs fait la grève à deux
reprise au cours des années 1990.
Toujours selon M. MacInnis,
Anita Delazzer est devenue éditrice
du quotidien pendant la dernière ronde de négociations
en 2004. Ces négociations ont été les
premières après que CanWest Global ait
vendu le journal à Transcontinental Media, de
Montréal.
Les «excellentes relations» de Mme Delazzer
avec le personnel ont énormément amélioré les
relations entre la direction et le personnel ces trois
dernières années, et ont ouvert la voie à des
négociations amicales, précise M. MacInnis.
Même si les membres hésitaient à faire
confiance à la direction, le comité de
négociations a découvert que Mme Delazzer «est
disposée à approfondir les choses et
peut envisager les deux côtés d’un
problème», ajout-t-il.
À cause de ces relations cordiales, M. MacInnis
a rencontré l’éditrice de façon
informelle pour discuter des négociations en
vue de renouveler la convention collective, bien avant
son échéance le 31 janvier. Il dit l’avoir
trouvée disposée à discuter du
cadre de leurs négociations à venir,
et à engager un processus de discussion «donnant
donnant» dans un esprit de collaboration.
Il y a trois ans, le syndicat
avait laissé savoir
que cette ronde de négociations porterait principalement
sur l’amélioration des avantages, explique
M. MacInnis. En fin de compte, la compagnie a accepté de
hausser ses contributions au régime de retraite
du syndicat de 25 cents par quart la première
année, et de 50 cents les deuxième et
troisième années.
En retour, le syndicat a convenu
que toute personne embauchée après la date d’entrée
en vigueur de la convention (le 1er février
2007) devrait se joindre au régime de retraite
de l’entreprise. Toutefois, la compagnie a accepté de
coopérer à une étude, menée
par le syndicat, des deux régimes à cotisations
déterminées, et que si, au terme de l’étude,
les membres préféraient le régime
du syndicat, les nouveaux employés y seraient
transférés.
Selon M. MacInnis, le comité d’étude
des régimes de retraite déposera ses
recommandations d’ici l’échéance
de la convention le 31 décembre 2010. Un élément
important qui fera pencher les membres envers le régime
syndical, dit-il, est que l’employeur paye 100
pour cent des contributions, alors que les contributions
au régime de l’entreprise sont divisées également
entre l’employeur et les employés.
En plus des augmentations salariales — 2,0 pour
cent cette année, suivies de 2,5 pour cent en
2008 et en 2009 — la direction a accepté de
faire passer l’allocation d’essence de
34 à 37 cents le kilomètre.
En général, dit MacInnis, tout le monde
est satisfait de la nouvelle entente. «Les deux
côtés sont heureux du résultat.» |