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Local executive and billboard
L’équipe de négociations (de gauche à droite) – Art Lacroix, Bruce Hawkings, Marilyn Mackenzie, Crystal Ward et Carol Madter – montre un des panneaux d’affichage installés par le local, bien en vue des bureaux de la direction de l’entreprise Les aliments Schneider.

Le 16 FÉvrier 2005

Une grève ou un lock-out du personnel de bureau semblent inévitables chez Schneider

l’Association des employés de bureau de Schneider | Le Local 30009 de TNG Canada

Les membres de la Guilde, à l’entreprise Les aliments Schneider, en ont assez des tactiques d’intimidation de la compagnie; ils se préparent en vue d’une grève ou d’un lock-out dès le début du mois prochain.

Le 26 septembre 2003
Maple Leaf avale Schneiders


Art Lacroix, président de l’Association des employés de bureau de Schneider, qui compte 166 membres, dit que la majorité des employés du bureau chef de l’entreprise situé à Kitchener, en Ontario, ne souscrivent plus à la mantra paternaliste de l’employeur «Faites-nous confiance, tout va s’arranger», spécialement depuis que l’entreprise a fait l’objet en 2003 d’une prise de contrôle de la part d’Aliments Maple Leaf inc., une entreprise notoirement anti-syndicaliste.

La direction de Schneider a déposé sur la table de négociation très peu de propositions concrètes depuis l’échéance de la convention des employés de bureau le 31 octobre, soutient Lacroix. Quatre séances de négociations et deux rencontres avec un conciliateur ont eu pour résultat que l’employeur a demandé de ne pas instaurer de commission de conciliation, demande qui a maintenant été accordée. En conséquence, l’entreprise et le syndicat seront en position «libre» à partir de 00h01 le lundi 7 mars.

On s’attend à ce que Schneider tente cette fois encore de tirer avantage de la position libre pour imposer de nouvelles conditions qui auront des effets négatifs sur la sécurité d’emploi, les pensions, les salaires et les avantages. Cette année, néanmoins, les membres de la Guilde ne sont pas d’humeur à se laisser faire.

Dans un communiqué envoyé cette semaine aux membres de la Guilde, l’équipe de négociation (Art Lacroix, la vice-présidente Marilyn Mackenzie, Bruce Hawkings, Crystal Ward et Carol Madter) a déclaré que «la contre-proposition (des responsables de Schneider) portait beaucoup sur le contrôle absolu et la flexibilité dont prétend avoir besoin l’entreprise, mais contenait très peu d’améliorations pour vous.» L’équipe a de plus prévenu les membres que «malheureusement, nous sommes dans l’incapacité de répondre à cette proposition à cause de tous les points qui demeurent obscurs, et nous ne possédons pas plus de réponses aujourd’hui qu’au début des négociations il y a plusieurs mois.»

À cause du refus de l’entreprise de fournir les renseignements nécessaires à la négociation des salaires, des pensions et des prestations de maladie, l’avocat de TNG Canada, Nelson Roland, a déposé une plainte de négociation de mauvaise foi auprès de la Commission des relations de travail de l’Ontario.

L’équipe de négociation a reçu un mandat de grève le 11 décembre, lorsque 63 pour cent des membres votants ont décidé en faveur des moyens de pressions, a expliqué M. Lacroix. Le comité local de mobilisation s’affaire à distribuer des T-shirts et des boutons, et prépare les membres à entreprendre des moyens de pression le 7 mars. Le syndicat a fait installer d’énormes annonces sur des panneaux d’affichage, à l’extérieur de l’usine Schneider, bien en vue des bureaux de la direction. Des communiqués de presse et des annonces radio sont en cours de préparation. Un piquetage secondaire débutera vraisemblablement d’ici le 7.

Un sondage des membres de la Guilde, effectué avant le début des négociations, a révélé que leurs plus grandes préoccupations sont la sécurité d’emploi et les indemnités de départ. Selon M. Lacroix, ces résultats ne sont guère surprenants, car plusieurs des travailleurs de bureau sont des employés de longue date qui ne souhaitent pas quitter Kitchener.

Les membres de la Guilde, qui comprennent les travailleurs de l’administration, des finances, des technologies d’information et de bureau, ont assisté avec une consternation grandissante à la fusion de Schneider et de Maple Leaf. La «rationalisation» a mené au transfert du personnel (non syndiqué) des ventes et du marketing à Mississauga, en banlieue de Toronto. D’autre part, les employés des TI, membres du local de la Guilde, ont été prévenus qu’ils seront relocalisés d’ici juin 2006; leur destination reste à déterminer.

Selon M. Lacroix, la position des membres peut se résumer de la façon suivante: «On est fatigué de jouer à des jeux. On a besoin d’une convention qui nous apportera un minimum de stabilité et de certitude pendant le processus de transfert.»

La Guilde cherche à obtenir une augmentation de quatre pour cent par année, quelle que soit la durée de la nouvelle convention, qui reste à discuter. L’échelle salariale des employés de bureau s’étend présentement de 21 000$ à 76 000$.

Les employés ont également l’intention d’obtenir des pensions indexées et de meilleures prestations de santé. Ces dernières ont été particulièrement malmenées au cours des dernières rondes de négociations, explique M. Lacroix. «La compagnie nous a mis sur un régime d’avantages sociaux flexibles, et s’est réservé le droit de changer le plan à son échéance.» Maintenant, Schneider désire en choisir le fournisseur, en déterminer la portée et établir le niveau de cotisation de l’employeur et des employés, ajoute-t-il.

Les pensions constituent un autre point litigieux pour les travailleurs. Dans le passé, l’entreprise a apporté au régime de pension des modifications sujettes à caution. Le local de la Guilde envisage d’intenter un recours collectif pour ce qu’il considère être une utilisation inappropriée, par l’entreprise, des surplus du régime de pension.

Selon M. Lacroix, les employés n’ont plus beaucoup de patience à l’endroit d’une entreprise qui ne respecte pas ses conventions collectives, refuse de se conformer aux échelles salariales convenues au cours des négociations, et lève généralement le nez sur les préoccupations des employés. Le local dépose en moyenne 18 griefs par an, et la majorité vont en arbitration, ajoute-t-il.

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