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Arrêt des pourparlers dû à l’inflexibilité du Herald

Les négociations entre le Halifax Typographical Union et la direction du quotidien The Chronicle Herald sont rompues après 3 jours de grève des 61 employés de la salle de rédaction.

Malgré l’offre d’une deuxième série de compromis de la part du syndicat, l’entreprise insiste pour transférer les réviseurs avec le plus d’ancienneté à un centre de production non syndiqué, soutient le HTU dans un communiqué.

« Après la première année de la nouvelle entente proposée par l’employeur, les réviseurs du nouveau centre de production gagneraient de 20 000$ à 30 000$ de moins par année. Presque tous les réviseurs travaillent au journal depuis plus de 25 ans. »

« Les employés de la salle de rédaction se sont syndiqués en 1999 pour 2 raisons : pour mettre fin à un gel des salaires qui durait depuis 10 ans et pour éliminer les très importantes disparités salariales, comme celles que veut réinstaurer le Herald », soutient le communiqué. .



Le représentant syndical du SCA Canada qui épaule la section locale 30130 dans le cadre des négociations, David Wilson, affirme que le Herald fait preuve d’intransigeance.

« L’employeur n’a aucune volonté de s’entendre sur une nouvelle convention collective. S’il était prêt à négocier, il aurait démontré de la souplesse dans ses prises de position, a-t-il ajouté.

« Rien n’indique une reprise des pourparlers tant que l’employeur ne ressentira pas les effets de la baisse des revenus publicitaires et des abonnements. »

Depuis le début des négociations à la fin de 2015 et malgré d’importants compromis de la part du syndicat, le Herald refuse obstinément de modifier sa proposition originelle qui vise l’élimination du syndicat. La direction veut se débarrasser d’un tiers des travailleurs de la salle de rédaction, abandonner le journalisme de qualité au profit de publireportages et réduire les conditions de travail au minimum permis par les lois provinciales.

Quelques heures après le début de la grève déclenchée samedi à minuit une, la direction a envoyé par messager 18 avis de mises à pied. Sans même tenir compte de l’ancienneté, ces avis ont été émis à 4 photographes, incluant la présidente du HTU Ingrid Bulmer, ainsi qu’à 12 réviseurs et 2 techniciens à la mise en page.

La CBC rapportait dimanche que les avocats de l’entreprise lui avaient recommandé de suspendre ses propres avis jusqu’à l’obtention d’un accord entre les deux parties.