
2014.11.23 | Le Local 30111 de SCA Canada | Guilde des employés de journaux de Montréal
Les membres de SCA Canada à l’emploi du quotidien The Gazette à Montréal n’entendent pas demeurer indifférents face à l’offre de convention collective inacceptable proposée par leur employeur. Au contraire, ils prévoient plutôt la tenue le 4 décembre d’un vote de grève.
Ron Carroll, président de la Guilde des employés de journaux de Montréal (GEJM), a fait savoir que les membres ont rejeté de façon massive un accord de principe lors d’un vote de ratification qui a eu lieu le 16 novembre dernier. Quelques jours plus tard, le propriétaire du quotidien, Postmedia, a réagi en proposant une nouvelle offre ne comportant que quelques modifications mineures en ce qui a trait aux dispositions de la convention, ainsi qu’une prime à la signature.
« Nos membres souhaitaient que l’on reconnaisse les efforts que tous consacrent afin de maintenir cette entreprise en vie », a précisé Carroll. Or, ce qu’ils ont plutôt obtenu, c’est « une claque en plein visage ».
« Au bout du compte, il s’agissait d’un manque total de respect », a pour sa part déploré David Wilson, représentant du personnel à SCA Canada, à qui furent confiées les négociations. Les 126 membres de la GEJM « n’ont certainement pas l’intention de faire quelque concession que ce soit, d’autant plus que leur charge de travail ne fait qu’augmenter, alors que les PDG et les investisseurs (dans l’entreprise) s’en mettent plein les poches ».
Seul le département des technologies de l’information a accepté l’offre de l’employeur, soit une hausse salariale annuelle de 1,0, 1,0 et 1,5 pour cent respectivement durant trois ans. Selon Wilson, les membres des départements de la rédaction, des ventes, du service à la clientèle et de la publicité, ainsi que ceux travaillant dans les bureaux d’affaires, ont tous rejeté en bloc l’offre de leur employeur (les membres oeuvrant au département des annonces classées n’ont pas soumis leur vote).
Toujours selon Wilson, lors du dévoilement des résultats du vote de ratification, les membres « auraient dès lors souhaité tenir un vote de grève ».