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Photo: Abdul Latheef Photo: Video editing course
James Talluto a offert une formation aux membres de la Newspaper Guild et d’autres sous-sections de SCA partout
aux États-Unis.

Un cours sur le développement des compétences remporte un franc succès auprès des membres du syndicat

SCA Canada a réalisé un bon coup en faisant en sorte que ses membres puissent bénéficier d’un cours gratuit sur le développement professionnel, au moment où aucune initiative du genre ne se manifestait du côté des employeurs.

La formation, d’une durée de cinq jours, a eu lieu en novembre dernier à Toronto. Les quinze personnes qui y ont participé ont pu apprendre les rudiments de la production vidéo à l’aide du logiciel de montage Final Cut Pro (FCP) d’Apple. SCA Canada a défrayé les coûts de transport et d’hébergement des participants provenant de l’extérieur de Toronto.

Tout membre du syndicat était admissible à cette formation; toutefois, une préférence fut accordée aux candidats ayant récemment été mis à pied ou dont l’emploi était menacé.

« Une excellente opportunité »

Je tiens à remercier SCA Canada pour cette excellente opportunité qu’on m’a offerte de pouvoir assister au cours sur le montage vidéo à l’aide du logiciel Final Cut Pro d’Apple, qui fut offert à Toronto en novembre dernier.

Photo: Rosemary KnesAu cours de mes 24 années à l’emploi du Ottawa Citizen et de ses nombreux propriétaires, jamais n’avais-je pu bénéficier d’une opportunité de formation professionnelle comme celle qu’offrait le cours auquel j’ai assisté à Toronto grâce à ce syndicat.

Je dois avouer ne pas être vraiment surprise du fait que c’est mon syndicat qui soit parvenu à rectifier cette lacune. Tout au long de ma carrière, j’ai toujours été consciente que mes conditions d’emploi sont attribuables à un long historique de négociations collectives et de militantisme syndical. 

Ce qui m’a surpris toutefois, et je le dis en toute humilité, c’est l’extraordinaire générosité dont ont fait preuve la Guilde canadienne des médias et SCA Canada en me donnant accès à un cours et à un hébergement d’une qualité exceptionnelle. L’enseignant de BURST, James Talluto, s’est avéré des plus professionnels et un formateur de premier niveau. Aussi, l’hôtel Residence Inn Marriott où j’ai séjourné était des plus luxueux, et le personnel s’est surpassé afin de m’assurer confort et qualité.

Je n’oublierai jamais cette expérience, et en serai toujours reconnaissante. Et je n’oublierai certainement pas non plus à qui je dois une telle opportunité.

S’il y a une quelconque façon que je puisse vous être utile, n’hésitez pas à conserver mes coordonnées en dossier. Sachez que je suis prête à intervenir au bénéfice du syndicat en tout temps.

En toute solidarité,  
Rosemary Knes

Rosemary Knes, qui a perdu son emploi au sein d’un quotidien de Postmedia à la fin du mois de juillet, a avoué avoir été émue aux larmes du fait que « quelqu’un souhaitait investir en moi », en apprenant que sa candidature avait été retenue.

Celle qui fut jadis membre de la Ottawa Newspaper Guild a manifesté sa gratitude dans une lettre qu’elle a fait parvenir aux commanditaires du cours :

« Au cours de mes 24 années à l’emploi du Ottawa Citizen et de ses nombreux propriétaires, jamais n’avais-je pu bénéficier d’une telle opportunité de formation professionnelle, a-t-elle écrit. Je dois avouer ne pas être vraiment surprise du fait que c’est mon syndicat qui soit parvenu à rectifier cette lacune. Tout au long de ma carrière, j’ai toujours été consciente que mes conditions d’emploi sont attribuables à un long historique de négociations collectives et de militantisme syndical. »

« Ce cours s’inscrit dans nos diverses initiatives visant à faire de notre syndicat un atout pour nos membres – et pour notre société – et aussi d’utiliser les cotisations de nos membres à bon escient, a pour sa part indiqué Martin O’Hanlon, directeur de SCA Canada. Il est certes dommage que nos employeurs ne se donnent pas la peine d’investir convenablement dans la formation des employés, et qu’ils ne semblent apprécier l’importance d’une telle initiative au point où ce soit nous qui devons intervenir. Nous poursuivrons nos efforts afin de les convaincre du bien-fondé de la chose. Entre-temps, nous tâcherons de combler ce besoin chez nos membres. »

Abdul Latheef, journaliste et rédacteur à la Presse canadienne à Toronto et membre de la Guilde canadienne des médias, a souligné que l’initiative du syndicat « tombait à point, étant donné que Final Cut Pro est en train de devenir l’alternative privilégiée par les diffuseurs » en matière de logiciel de montage vidéo.

Celui-ci a ajouté que ce fut « un grand privilège de se faire enseigner les fonctionnalités de FCP par un excellent professeur comme Jim (Talluto) », qui fut durant 27 ans technicien et monteur chez CBS.

Le cours de montage vidéo fut conçu par le Broadcast Engineers Resource for Specialized Training (BURST), avec lequel travaille actuellement Talluto, pour le compte de la CWA/NETT Academy. Talluto a offert une formation aux membres de la Newspaper Guild et d’autres sous-sections de SCA partout aux États-Unis.

Latheef, qui auparavant oeuvrait dans le domaine de la télévision à Dubaï et qui était familier avec la technique de montage bande à bande, savait qu'Avid, un logiciel de montage vidéo passablement complexe, était utilisé couramment. Or, il cherchait plutôt à élargir ses compétences en apprenant comment manipuler le logiciel FCP d'Apple, une technologie de plus en plus en demande.

« Une seule semaine de formation ne vous assure pas un emploi, a-t-il dit. Par contre, cela s’avère une excellente introduction – en plus de bien paraître sur un CV. »

Knes, qui, à l’automne 2010, est passée du service des informations aux opérations en ligne du Citizen, considérait le montage vidéo comme étant « un autre chaînon manquant » au niveau des compétences qu’elle devait acquérir, sachant qu’elle devrait « créer ma propre opportunité d’emploi ».

Sans une telle occasion de développement professionnel, « personne ne fait des progrès », croit-elle.

Leah Shaw, qui est membre de la Guilde canadienne des médias et qui a occupé plusieurs postes à long terme à CBC en plus d’effectuer passablement de travail de production et de montage à la radio, a avoué avoir sauté sur l’occasion d’étoffer ses compétences en montage vidéo.

Shaw, qui habite à Salmon Arm, en Colombie-Britannique, a perdu son emploi lorsque le financement destiné à la programmation de Radio One (comme Ideas, qui incluait son propre projet Legends) fut amputé. Toutefois, elle œuvre sur d’autres projets multimédias, incluant la vidéo.

Celle-ci a indiqué que les cinq jours qu’a duré le cours n’auront permis d’apprendre que les rudiments de FCP, mais que les avantages étaient tout de même fort appréciables. « Une fois qu’on y a fait une incursion, on commence à maîtriser les notions du montage », a-t-elle dit.