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Les lauréats des bourses Belcarz-Zeidler
se penchent sur la chimie et la justice sociale

Deux étudiants universitaires établis aux deux extrémités du pays sont tous deux lauréats cette année d'une bourse commémorative Belcarz-Zeidler.

Stephanie Rufh, fille de Gord Rufh, un membre du local 30402 oeuvrant au Victoria Times-Colonist, a privilégié la chimie comme sujet pour sa thèse. C'est d'ailleurs dans ce domaine qu'elle poursuit ses études universitaires dans la ville où elle a grandi.

Quant à Rosamund Tutton, de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, celle-ci est la fille de Michael Tutton, membre de la Guilde canadienne des médias. Elle étudie l'ingénierie à la St. Mary's University à Halifax. Sa thèse vise à démontrer que la justice sociale découle d'une compréhension des individus formant de petits groupes.

Les bourses, d'une valeur de 1 000 $ chacune, furent créées en 2010 afin de rendre hommage aux militants syndicaux John Belcarz et Dan Zeidler. Elles ont pour but de contribuer au développement personnel et à l'enrichissement de ceux et celles à qui elles sont attribuées. En tout, 26 personnes avaient soumis une demande cette année.

Voici des extraits des thèses pour lesquelles les bourses furent décernées :

 

Stephanie Rufh

« Mon domaine d'études est extrêmement important pour moi, car il me permet d'avoir une toute nouvelle perspective sur l'univers. Il s'agit d'une science fondamentale à l'origine de toute forme de vie et des systèmes chimiques… Tout est formé d'atomes et de molécules. Ainsi, l'étude de la chimie s'avère essentielle à la compréhension et l'analyse de pratiquement tout ce qui nous entoure.

Lorsque les gens observent le monde autour d'eux… ce qu'ils voient se situe à un niveau macroscopique. Ils ne voient que la surface, ce que leurs yeux peuvent capter. Toutefois, l'univers compte tellement plus de niveaux. Quand j'observe le monde, je vois certes moi aussi la surface. Mais je constate aussi les ondes, les taux de variation, les modèles mathématiques des divers systèmes, les forces d'attraction et de répulsion, et beaucoup plus encore.

Chaque jour, je suis confrontée à de nouvelles idées et expériences qui me permettent de voir le monde d'une autre façon, et d'établir des liens entre les nombreuses dimensions et disciplines scientifiques. Les recherches de plus en plus importantes, et donc l'impact de la chimie sur la durabilité de notre planète et ses habitants, me fascinent. Je suis fort excitée d'en faire partie. »

 

Rosy Tutton

« La justice sociale prend forme avec le principe que chaque individu a le droit fondamental de vivre sa vie en santé, tant sur le plan physique qu'émotionnel. Toutefois, cette vie ne peut vraiment être épanouie que lorsque nous accordons une importance aux qualités des autres par l'entremise de nos relations avec eux… la première étape vers la réalisation d'une telle société consiste souvent à s'intégrer à des groupes de moindre envergure, ce qui nous permet d'apprendre des notions telles le partage, la compassion et le respect envers des gens qui possèdent toute une gamme d'attributs et de qualités.

On critique souvent le fait que l'implication personnelle dans une quelconque activité dont la mission est liée à la justice sociale, comme les soupes populaires ou les banques alimentaires, s'avère en fait la promotion d'une œuvre caritative qui justifie le fait que les gouvernements n'ont pas à octroyer de financement aux services communautaires. Or, c'est souvent ces mêmes contextes qui voient naître les ardents défenseurs de changements sociaux et de politiques visant à aider les plus démunis de notre société.

Afin de pouvoir mettre en œuvre des changements concrets, les individus doivent partager un objectif commun. Cette volonté de créer quelque chose de bien et d'utile se compare à un projet pour bâtir un pont ou une école. Même si tous au sein du groupe ne partagent pas nécessairement les mêmes intérêts, ils peuvent tout de même s'unir autour d'un même projet. »