
2012.03.09 | Le Local 30213 de SCA Canada | La Guilde canadienne des médias
Un exemple fort éloquent de la solidarité des membres a mené à une entente de principe à la Presse canadienne.
Un tel accomplissement est survenu après que l'entreprise eût abandonné certaines concessions exigées, après s'être butée à un mur d'opposition de la part des 240 membres du syndicat. Un vote pour ratifier l'entente doit avoir lieu avant la fin du mois.
La convention collective regroupe les journalistes, photographes, rédacteurs en chef ainsi que le personnel de bureau.
La PC, une coopérative de presse qui est officiellement devenue l'été dernier une entreprise à but lucratif, exigeait des concessions au niveau des salaires, des régimes de retraite et des avantages sociaux, qui auraient privé les membres de millions de dollars. Ultimement, l'entreprise a donné son aval à une légère hausse salariale. De son côté, le syndicat a accepté certaines concessions raisonnables quant aux avantages et au remboursement des prestations de retraite, question d'alléger quelque peu le fardeau financier de l'employeur.
« Nous sommes d'avis que cette entente s'avère la meilleure solution, tant pour nos membres que pour l'entreprise, en ces temps difficiles, a indiqué Terry Pedwell, président de la sous-section PC à la Guilde canadienne des médias. Nous tenons à remercier tous les membres d'un bout à l'autre du pays pour être demeurés sur leurs positions au cours des quatre derniers mois. »
Le directeur de SCA Canada Martin O'Hanlon, qui a pris congé de son poste à titre de rédacteur parlementaire à la PC, a pour sa part souligné que l'entente démontre une fois de plus que le pouvoir repose entre les mains de ceux qui demeurent unis.
« Au cours des années, les employés de la PC ont eu à faire beaucoup de sacrifices afin d'aider l'entreprise, a-t-il dit. Nous sommes conscients que la nouvelle PC doit affronter d'importants défis financiers et nous sommes certes prêts à faire notre part. Toutefois, les concessions excessives qu'exigeait l'employeur ont dépassé les bornes, et les membres en ont eu assez. Il est à souhaiter que la nouvelle entente nous permette de travailler ensemble pour le bien de l'entreprise comme pour celui des membres. »
Voici les faits saillants de la nouvelle entente, d'une durée de trois ans :