
2011.12.01
Lorsqu'un de ses professeurs l'a encouragée à s'inscrire à un concours pour étudiants en journalisme, Meagan Gillmore croyait que tout ce qu'elle avait à perdre, c'était les frais pour l'envoi de sa candidature à Washington, D.C.
Or, à sa surprise et son plus grand bonheur, celle-ci s'est vue remettre cette année le Prix David S. Barr de la Newspaper Guild, qui fut créé afin d'encourager les jeunes journalistes à aborder des enjeux liés à la justice sociale.
Âgée de 23 ans, Gillmore a obtenu en juin dernier son diplôme en journalisme et en anglais de la Wilfrid Laurier University à Brantford, et vit désormais à Hamilton. Elle souhaite dénicher un emploi en tant que reportrice, tout en reconnaissant que l'industrie des médias traverse une période passablement difficile.
Toutefois, étant aveugle au sens de la loi, Gillmore a l'habitude des défis. Selon elle, son handicap s'est en quelque sorte avéré un atout lorsque vient le temps d'interviewer des gens. Elle dit constater que ces derniers ont tendance à être davantage ouverts qu'ils le seraient avec une personne voyante.
Elle a toujours en sa possession la majorité des 1 500 $ qui lui furent remis avec le Prix Barr, et prévoit les utiliser en partie afin de faire l'acquisition d'oeuvres d'art qui viennent préserver la mémoire d'immeubles qui furent démolis dans sa ville natale de Brantford. Le projet controversé a fait l'objet de ses articles qui lui ont valu le Prix Barr, et qui furent publiés dans The Sputnik, le journal étudiant de l'université.