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Claude Bordeleau photo

Les participants à l'atelier sur le recrutement syndical (Organizing School) incluaient, de gauche à droite, Dave Bosveld (directeur du service de recrutement), Jean Broughton, Terri Monture (Guilde canadienne des médias), Sean Henry, Christian Laforce, Arnold Amber (directeur du SCA Canada), Lucius Dechausay, Stacey Carter, Maureen Brosnahan, Chris Meadows, Laura Fraser, Chris Beesley et Don Flatt.
Le 02 mai 2011
Le recrutement syndical
se répand comme une infection
Le SCA Canada a été pointé du doigt comme étant la source d'une infection. Il s'agit cependant du genre d'infection que le syndicat souhaite voir se répandre le plus possible. Après tout, n'était-ce pas le but de l'atelier sur le recrutement syndical (Organizing School), qui s'est déroulé durant trois jours à Toronto?
« En tant qu'animateurs de groupe, vous avez accompli un excellent travail au cours du week-end, a noté Claude Bordeleau, membre de la Court Interpreters Association of Ontario (CIAO), suite au bilan de l'événement dimanche dernier. Votre enthousiasme et votre dévouement furent tels que je doute que l'on parvienne à trouver un vaccin pour prévenir une telle "infection". »
L'atelier réunissait 11 personnes, dont 10 membres du SCA Canada provenant notamment de Halifax et Fredericton, qui ont profité d'un programme complet ayant « vraiment abordé le sujet en profondeur », a observé Dave Bosveld, nouveau directeur du service de recrutement du syndicat, qui dirigeait la session en compagnie de Terri Monture de la Guilde canadienne des médias, la plus importante section du SCA Canada.
Bosveld ajoute que ce que les participants ont surtout retenu, c'est que se syndiquer, c'est se donner du pouvoir. Autre message clé qui fut véhiculé lors des divers séminaires qui se sont déroulés au cours du week-end: le SCA Canada n'est pas un syndicat comme les autres. « Celui-ci endosse des valeurs profondes qu'il tient à partager sans pour autant les imposer », dit Bosveld.
Il s'agit certes d'un message que Bordeleau a fort bien saisi, lui qui s'était déplacé de Kingston pour prendre part à l'atelier. La CIAO, dont les membres pigistes luttent pour une hausse de leurs honoraires (et boycottent les piges dans les salles d'audience de l'est de l'Ontario en guise de protestation), étudie la possibilité de demander au SCA Canada de défendre ses intérêts en son nom.
Bordeleau a tenu à remercier le syndicat pour « avoir permis aux interprètes de prendre part à cet atelier sur le recrutement syndical par l'entremise de ma propre participation. Nous y avons appris beaucoup plus que la simple procédure à suivre pour recruter des membres potentiels. Nous avons aussi et surtout obtenu de précieux renseignements sur ce que signifie réellement le mot "syndicat". »
Celui-ci ajoute que, pour lui, un syndicat représente beaucoup plus qu'une entité structurée qui agit au nom des travailleurs. « C'est avant tout une occasion pour ces travailleurs de trouver le courage et la détermination pour s'assumer, et de faire savoir ce qu'ils vivent dans leur milieu de travail », dit-il.
Bosveld avoue quant à lui avoir été chargé à bloc alors que l'atelier tirait à sa fin. « Ce groupe comportait de véritables joyaux, dit-il. J'ai été à la fois inspiré et impressionné par les participants, leur motivation, leur intelligence et leur implication. Les syndicats subissent actuellement une grande pression pour recruter de nouveaux membres, mais la plupart des gens n'ont aucune idée comment procéder pour amorcer un processus d'accréditation syndicale. »
L'atelier couvrait plusieurs aspects du recrutement syndical, allant des ramifications légales aux conversations avec un travailleur mécontent.
« Ainsi, ceux et celles ayant pris part à l'atelier sont mieux préparés que jamais à s'impliquer dans une campagne de recrutement », conclut Bosveld.
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