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Le 16 avril 2011
Quatre étudiants universitaires obtiennent
une bourse commémorative de 1 000 $
Quatre des 22 étudiants ayant soumis une demande cette année pour l'obtention d'une Bourse commémorative Belcarz-Zeidler ont appris cette semaine que le mémoire qu'ils ont rédigé leur a valu la somme de 1 000 $.
Les bourses, qui furent établies l'an dernier dans le but de rendre hommage à John Belcarz et Dan Zeidler, deux importants militants syndicalistes qui se sont consacrés à amener les gens à maximiser leur potentiel, visent à contribuer au développement personnel et à l'enrichissement de ceux et celles à qui elles sont octroyées.
Les lauréats, dont le nom fut dévoilé aujourd'hui à Montréal dans le cadre de l'Assemblée annuelle nationale du conseil des représentants du SCA Canada, sont identifiés ci-dessous. Une brève description de chaque lauréat est accompagnée d'un extrait du mémoire de ce dernier.
Graeme Adams est le fils de Lynda Shorten, membre de la Guilde canadienne des médias (GCM) qui oeuvre au sein de la CBC à Toronto. Graeme est inscrit au programme en arts visuels de l'Université York à Toronto.
« Depuis le premier jour où j'ai manipulé un objet servant à dessiner, j'ai été captivé par l'univers de la création... C'en est pratiquement devenu une dépendance. Cette sensation de poser crayon sur papier fait réellement émerger quelque chose en moi... »
« Une composante essentielle de mes études sera l'exploration de l'histoire, de la philosophie et de la littérature — qu'on appelle les lettres —, des sujets qui, selon moi, représentent un ensemble de connaissances des plus douces et fragiles... Le fait de découvrir toute la rage qu'éprouve un personnage envers une injustice dans une grande oeuvre de fiction nous permet à notre tour d'éprouver une telle rage; constater le vide que l'on ressent dans les mouvements d'une danse ou dans les nuances d'un tableau nous permet d'établir un lien, une connexion incomparable. Mon rêve à moi, c'est de provoquer de tels sentiments, de telles pensées, et aussi d'établir de telles connexions. Si je parviens à marier le savoir que j'aurai acquis sur l'histoire, les réflexions et les questionnements des gens à ma compréhension progressive de l'intuitif et de l'extase, je crois que je serai en mesure de guérir une blessure et de répondre à une question, même si cette blessure ou question n'a pour objet que la simple mauvaise journée d'un seul individu. Les artistes soignent l'âme comme les médecins soignent le corps ou les ingénieurs environnementaux soignent la Terre; mon but est d'être leur égal. Je veux à mon tour pouvoir soigner. »
Vanessa Legault-Beauregard, qui habite à Québec, est la fille de Sylvain Beauregard, un membre de la GCM qui oeuvre au sein de la CBC à Ottawa. Vanessa est à compléter un baccalauréat en relations industrielles à l'Université Laval.
« Mon intérêt pour la syndicalisation a débuté lorsque j'étais au Cégep, plus spécifiquement grâce à mon cours d'initiation à l'histoire de la civilisation occidentale. »
« Depuis l'ère de l'industrialisation, les syndicats militent pour que le progrès social soit mis de l'avant, et ce, non seulement dans les milieux de travail, mais également à plus grande échelle sur le plan politique. Historiquement, c'est grâce aux syndicats que les Canadiens ont obtenu des pensions, des assurances maladies, un nombre d'heures de travail par semaine réglementé, des conditions de travail sécuritaires, de plus en plus de respect en matière d'équité en emploi, etc. Les syndicats occupent donc une double fonction. D'une part, la défense des intérêts de ses membres est la fonction la mieux connue des syndicats. D'autre part, dans un cadre plus large, les syndicats influencent l'opinion publique, les gouvernements et les médias dans le but de mener à un courant de pensée plus démocratique. À mon avis, le mouvement ouvrier est important pour les Canadiens de nos jours puisque celui-ci contribue à augmenter le niveau de vie des salariés. Le syndicat occupe se rôle en faisant pression pour diminuer les risques d'accident de travail, pour augmenter les salaires afin que ceux-ci permettent au minimum de suivre la hausse des coûts de la vie, pour réduire le pouvoir discrétionnaire des employeurs dans le but de diminuer les abus, pour augmenter l'information transmise aux travailleurs concernant leurs droits au travail, etc.
« À mon avis, les syndicats sont encore puissants, actifs et nécessaires pour les travailleurs canadiens. Leur présence est favorable tant pour les travailleurs des entreprises syndiquées que pour ceux des entreprises non syndiquées, puisque ces dernières se doivent d'offrir des conditions de travail similaires à celles offertes par des entreprises syndiquées si elles veulent être en mesure d'embaucher et de retenir leur main-d'oeuvre. »
Rhiannon Mill-Phillips, fille Randy Phillips, un membre de la Guilde des employés de journaux de Montréal, est à compléter la première année d'un baccalauréat (programme de sciences infirmières) à l'Université d'Ottawa.
« L'une des plus importantes priorités que j'ai établies dans ma vie, sinon la plus importante, est d'aimer mon travail. Je refuse de consacrer cette unique vie à détester le son de mon radio-réveil le matin... Certes, ne devient pas infirmier ou infirmière qui veut. Cette profession exige une certaine dose de personnalité, de volonté et de conscientisation. Ces gens sont à la ligne de front — leur travail exige un équilibre entre les soins médicaux et personnels... »
« Mon intention est de travailler au Canada lorsque j'obtiendrai mon diplôme. J'aimerais pouvoir contribuer à faire une différence et à améliorer la qualité des soins dans les régions du Nord canadien. »
Ellen Snyder, qui vit à Fredericton, N.-B., est la nièce de Bob Rowlands, un membre de la Victoria-Vancouver Island Newspaper Guild. Ellen est sur le point de terminer sa quatrième année de baccalauréat en arts et sciences à l'Université du Nouveau-Brunswick. Ce programme lui permettra d'obtenir un diplôme avec une licence en anthropologie et une double licence en biologie et en chimie. Elle poursuit ses études en vue de devenir médecin.
« Notre monde doit faire face à de nombreuses difficultés, qu'il s'agisse de grandes familles ou de changements climatiques. Même ici au Canada, certaines personnes doivent vivre avec la pauvreté, la faim et la discrimination. Choisir de ne rien faire pour tenter d'enrayer ces problèmes serait selon moi fort égoïste. Je crois qu'il nous faut plutôt évaluer chaque aspect de notre vie et chercher à améliorer, par nos faits et gestes, le monde qui nous entoure ».
« Je ne sais pas encore où ma carrière de médecin me mènera. J'espère pouvoir me consacrer à oeuvrer au sein d'organismes humanitaires comme la Croix-Rouge et Médecins ans Frontières. Cependant, je tiens aussi à travailler ici, au Canada, car la pénurie de médecins ici semble s'aggraver d'année en année... Si notre système de soins de santé universel demeure en soi une excellente idée, il demeure que, lorsqu'autant de gens n'ont toujours pas de médecin de famille et qu'autant de médecins sont débordés, ce système a des lacunes. En travaillant au Canada, mon salaire surpassera sans doute mes besoins. Cela me permettra alors de soutenir financièrement diverses oeuvres caritatives tant au sein de ma communauté qu'à l'étranger. Ce sera pour moi une autre façon de contribuer à apporter des changements positifs dans notre monde. »
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