Le 03 janvier 2011

Lise Lareau quitte afin de revitaliser
la direction de la GCM

La Guilde canadienne des médias | Le Local 30213 de SCA Canada

Lise Lareau aborde la nouvelle année avec une touche de nostalgie à l'endroit du poste qu'elle quitte, mais convaincue qu'un changement de direction ne peut que revitaliser le leadership du syndicat.

Photo: Lise LareauL'ancienne présidente du plus important local de SCA Canada, la Guilde canadienne des médias (GCM), soutien que «les postes syndicaux ne devraient pas être éternels».   Elle a choisi de briguer (avec succès) un poste de vice-présidente au cours des élections de la fin automne, au cours desquelles Carmel Smyth a été choisie pour la remplacer, à partir du 1er janvier, à ce poste rémunéré à  temps complet.  

«Il est parfois nécessaire de prendre du recul et de réévaluer, d'amener une nouvelle perspective», croit Mme Lareau, qui reprendra ses activités professionnelles de productrice à la CBC. 

Dans son dernier message de fin d'année aux membres, Mme Lareau passe en revue les nombreux changements survenus pendant son mandat de 12 ans.  La fusion de plusieurs syndicats, notamment de l'ACTRA et du SCEP, a permis à la GCM d'augmenter ses effectifs à plus de 5000 membres.  Ses milieux de travail comprennent notamment la CBC, la Presse canadienne et Reuters. Des campagnes de recrutement ont amené au sein de la GCM des organisations telles que TVOntario, le Aboriginal People’s Television Network, Shaw Media (autrefois Alliance Atlantis) et ZoomerMedia (autrefois Vision TV).

«L'idée de créer notre propre façon de faire les choses — fusionner plusieurs différents styles de syndicats — nous rend forts, novateurs et véritablement uniques au sein du mouvement syndical canadien.  La façon dont nous avons tous réagi au lockout à la CBC, en 2005, en est un brillant exemple», écrit-elle.  

Mme Lareau soutien que la réforme a eu lieu parce que la GCM «a voulu veiller à ce que les membres soient véritablement responsables de leur syndicat» Elle demande avec insistance à tous les membres de retenir les principes suivants: 

«Il est facile de laisser les autres — dans ce cas-ci, le personnel rémunéré — effectuer le travail syndical», écrit-elle.  «Mais il n'y a que vous, les membres, qui savez ce qui est important pour vous, ce qu'est vraiment la vie dans votre milieu de travail, et ce que devrait faire votre syndicat.  Vous devez faire confiance à votre instinct et vous exprimer ou vous impliquer, dans l'ensemble aussi bien qu'au niveau des détails.» 

Mme Lareau prédit que les changements, dans l'industrie des médias, représenteront un défi majeur pour la GCM.

«Notre syndicat doit surveiller intelligemment l'industrie, en identifiant les problèmes sur le terrain qui nécessitent d'être réglés et en anticipant les prochains. Nous devons continuer à apprendre comment établir une relation responsable avec des employeurs tels que la CBC et la Presse canadienne, et à forger des relations productives avec de nouveaux employeurs tels que ZoomerMedia et Shaw Media.  Ce faisant, nous devons conserver notre indépendance et notre voix.» 

À titre de vice-présidente, dégagée de la responsabilité d'un personnel de 16 employés, Mme Lareau dit qu'elle a l'intention de  «se forger un nouveau rôle plus modeste, s'efforcer de donner à un plus grand nombre de personnes une voix collective, et garder le syndicat vivant et en pleine croissance.»