Le 01 decembre 2010

Kingston combat les reprises
dans une convention de 3 ans

Kingston Typographical Union | Le Local 30204 de SCA Canada

Les employés du Kingston Whig-Standard ont voté dans une grande proportion, dimanche, en vue de ratifier une entente tentative qui les laisse en quelque sorte en terrain neutre.  

Pour David Wilson, un agent administratif de SCA qui a aidé le local à mener à bien les négociations difficiles qui ont duré presque deux ans, la meilleure partie de cette entente de trois ans est «qu'il ne nous reste plus qu'un an à vivre avec». 

Le contrat avec le quotidien Quebecor/Sun Media, qui prend fin le 19 janvier 2012, renferme des augmentation annuelles de salaire de zéro, 1,0 (rétroactif au 19 janvier 2010) et 1,5 per cent. Il recouvre 78 membres qui travaillent en rédaction, en publicité et dans la salle du courrier. 

Selon M. Wilson, les membres qui ont voté à l'unanimité en faveur d'un mandat de grève, en octobre, ont donné à leur comité de négociation la capacité de faire la grève en allant en médiation la semaine dernière. 

La compagnie, dit M. Wilson, avait très peu d'élan arrière sur la table. Plusieurs ont été abandonnés, et «ils sont arrivés avec de l'argent».

Le syndicat a été en mesure de retirer le poste d'éditeur photo du niveau de gestionnaire et de le réintégrer dans l'unité de rédaction.  Deux travailleurs du service de la rédaction, qui avaient été mis à la porte, se sont fait offrir un emploi à temps partiel, et chacun s'est fait offrir une compensation de 2 500$. 

Un autre avantage, pour les membres du syndicat, est un boni à  la signature de 400$ pour les employés à temps complet et de 200$ pour ceux à temps partiel, remporté avec difficulté par l'unité de négociation, a expliqué M. Wilson.

Quebecor était déterminé à imposer un régime de maladie à tous les employés, à l'échelle de la compagnie, qui n'était qu'un obstacle depuis le tout début, a expliqué M. Wilson.  Mais ils ont finalement accepté que «c'est une montagne que vous ne pourrez pas bouger».  

Toutefois, l'équipe de négociations a battu l'employeur au niveau de sa demande que les travailleurs payent 100 pour cent de toute augmentation éventuelle de primes; ils ont accepté une quote-part 50/50. 

Selon M. Wilson, une des propositions les plus risibles était que la compagnie inscrive la Journée de la famille dans la convention, et y retranche une journée flottante ainsi que trois journées personnelles. Lorsqu'il a été mentionné à la direction que la Journée de la famille est une journée fériée que la compagnie ne peut ni accorder ni retenir, l'idée a été éliminée.