Le 06 octobre 2010

La ratification d'un contrat transforme une coop de nouvelles en entreprise à but lucratif

La Guilde canadienne des médias | Le Local 30213 de SCA Canada

Une entente historique, qui sanctionne la transition de la Presse canadienne du statut de coopérative de nouvelles à but non lucratif à celui de société privée, a été ratifiée par les membres du syndicat qui deviennent de ce fait partenaires de l'entente.

Su les 100 votes exprimés, 93 membres de la Guilde canadienne des médias (GCM) se sont exprimés en faveur de la ratification d'une convention collective de deux ans, qui comprend une augmentation de salaire générale de un pour cent en 2011. 

Terry Pedwell, président de la division PC de la GCM, décrit les récentes négociations comme étant les plus complexes jamais entreprises par la Guilde.  L'ancienne structure de coopérative, propriété de ses membres, était devenue un problème à mesure que des organismes médiatiques majeurs tels que Canwest et Quebecor s'en retiraient. L'agence de nouvelles avait besoin de plus de liberté pour attirer une nouvelle clientèle.  

L'organisme faisait également face à un déficit de son régime de retraite dernièrement évalué à plus de 34 millions $ combinés pour ses deux régimes de prestation – un pour les membres de la Guilde et un autre pour les gestionnaires et les employés exclus.  Les paiements spéciaux devenaient insoutenables et les employés ont accepté des modifications au régime de pension pour aider à gérer la charge additionnelle. 

Trois importants abonnés de la PC — le Globe and Mail, Torstar Corp. et Gesca (Power Corporation), propriétaire de La Presse — se sont impliqués pour devenir des investisseurs égaux dans la nouvelle entité.  Au niveau de l'équité, on retrouve également les employés, qui contribuent environ 5 millions $ en investissement grâce à des contributions de pension différées.   

«Les intérêts de plusieurs parties — membres de la Guilde, retraités, l'entreprise, les investisseurs, le gouvernement fédéral et l'organisme de réglementation des pensions — ont tous joués un rôle alors que nous nous efforcions de réaliser cette entente», a ajouté M. Pedwell.  

La GCM a également ratifié une entente avec la PC au niveau de la nouvelle structure d'investissement de la compagnie, notamment les détails du partage des profits et du remboursement des contributions aux pensions.  Les contributions renoncées au régime de pension seront repayées sur la même base que leur renoncement, plus un intérêt de 4,75 pour cent.

D'autres aspects de l'entente comprennent:

• Les employés qui demeureront avec la compagnie jusqu'à ce qu'elle devienne profitable partageront ces profits jusqu'a ce que leur investissement dans l'entreprise soit complètement remboursé.

• Les employés qui quitteront seront remboursés de leurs contributions avec intérêt, mais n'auront pas droit au partage des profits.   

• Le présent régime de pension à contribution définie se poursuivra pour les employés actuels.  Tous les employés embauchés après le 1er janvier 2012 seront enrôlés dans un régime de pension à contribution définie dans lequel les employés contribueront cinq pour cent de leur salaire. Les employés enrôlés dans le régime à contribution définie contribueront au même taux que ceux membres du régime de pension défini.      

La convention collective prévoit également:  

• une nouvelle politique de congé familial amélioré;

• la capacité de substituer aux jours de congés reconnus d'autres congés religieux, afin que les non Chrétiens puissent célébrer leur Foi; 

• une nouvelle politique de transport tard le soir clarifiée: les employés qui doivent travailler de minuit à 6 heures du matin recevront un remboursement de stationnement pouvant atteindre 15$  et des trajets en taxi jusqu'à 30$, pour chaque quart de travail; 
 
•  une politique révisée sur le temps supplémentaire, calculé et payé sur tout travail dépassant neuf heures par jour;  

•  le protocole existant de temps supplémentaire à l'occasion d'élections est incorporé sous forme de nouvelle lettre d'entente;  

•  une entente visant à créer un groupe de travail pour examiner la mise sur pied d'un régime de congé de salaire différé permettant à un employé de différer une portion de son salaire pour un certain temps et de prendre du temps sous forme de congé à même ces salaires différés.   

(Ce texte est la version modifiée d'un article tout d'abord paru sur le site Web de la Guilde canadienne des médias.)