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Le 26 AOÛT 2010
Un local de Montréal fait appel d'une décision
arbitrale au niveau de sa juridiction
Guilde des employés
de journaux de Montréal | Le
Local 30111 de SCA Canada
La Guilde des employés de journaux
de Montréal fait appel de la décision d'un
arbitre québécois permettant à la Gazette
d'impartir du travail qui est sous la juridiction du syndicat
depuis presque 30 ans.
David Wilson, l'agent administratif de
SCA Canada qui participait aux auditions ayant pris fin en
mai, affirme que tout le monde était abasourdi que
l'arbitre Jean-Pierre Lussier, qui prenait part aux auditions
terminées en mai, ait tranché en faveur de
l'employeur.
Soulignant que la décision de Me Lussier contient
des énoncés contradictoires, M. Wilson a précisé que
SCA considère la décision «déraisonnable» et
sollicitera une révision judiciaire.
M. Wilson se déclare étonné que Me
Lussier ait trouvé qu'il n'y avait pas «accord
des volontés» lorsque les clauses de juridiction
ont été introduites en 1981.
La présidente de MNG, Mona Leroux, a ajouté qu'elle
est «aussi estomaquée que tout le monde au sujet
de la décision de Me Lussier.»
Le syndicat dispose de six mois pour
soumettre des affidavits écrits.
Les griefs originaux ont été déposés
en 2007, lorsque Canwest a pris des dispositions pour qu'un établissement
non syndiqué de Hamilton effectue le montage de certaines
pages de la Gazette. Cette pratique a pris de l'ampleur au
point de recouvrir des sections entières du journal
et de s'étendre à d'autres départements,
et la Guilde déposait un grief à chaque occasion.
Depuis le début des négociations en 2008,
la direction a insisté sur un changement de la clause
d'interprétation. Comme résultat, deux unités
de négociations, à la Gazette — Rédaction
et Service de ventes au lecteurs (SVL) — sont sans
convention depuis juin 2008.
Même lorsque les pourparlers avaient lieu cet été,
47 employés de SVL ont été mis à pied
et leur travail transféré à Winnipeg.
Puis, les fonctions de la rédaction et du bureau des
affaires ont été réparties à l'extérieur
de la province.
La Guilde maintien que dans le cas
des deux conventions collectives, ces dernières «interdisent clairement
la répartition d'un tel travail à d'autres
employés du même employeur non couverts par
notre convention collective ou à des employés à l'extérieur
de la Gazette.»
La Gazette, qui a un nouveau propriétaire, continue
de répartir du travail à Calgary, y compris
les annonces classées et au détail. |