Le 11 mai 2010

La diligence du syndicat assure les emplois, les bénéfices et les pensions
Les nouveaux propriétaires des journaux Canwest
s’engagent à maintenir les opérations existantes

L’intervention rapide et persistante de SCA Canada au nom de ses membres a rapporté pour tous les employés des journaux Canwest qui ont obtenu mardi, des prochains propriétaires, l’assurance que leurs emplois, leurs bénéfices et leurs pensions sont en sécurité.

À peine quelques heures après que Canwest ait cherché à se protéger de ses créditeurs, au début de janvier, le syndicat s’est impliqué dans les procédures de faillite et mis carrément sur la table les droits de ses membres. Comme résultat, le groupe d’acheteurs s’est engagé de façon ferme à maintenir les opérations existantes aux 11 quotidiens et 35 journaux communautaires, à conserver tous les employés à temps plein et la plupart de ceux à temps partiel, et à assumer toutes les responsabilités en matière de pension et d’autres bénéfices pour les travailleurs actifs et retraités.

Dans une note de service expédiée aux membres aujourd’hui, le directeur de SCA Canada Arnold Amber a affirmé que l’annonce d’hier qu’un groupe de créanciers ordinaires achète la division des journaux de Canwest pour 1,1 milliards «apporte un peu d’ordre et de sécurité à l’existence précaire et imprévisible que nous avons connu depuis que la compagnie a entamée sa chute libre financière, il y a presque deux ans».

«Bien que le sens de garder ‘la plupart’ des employés à temps partiels n’ait pas été précisé, une interprétation immédiate est que cela pourrait être dirigé à l’endroit des employés non syndiqués», a dit M. Amber. SCA Canada, qui représente plus de 800 employés de Canwest, a un petit nombre d’employés à temps partiel dans différents services et dans des groupes plus importants de la salle du courrier du Windsor Star et du Victoria Times Colonist. Le syndicat représente également le personnel du Ottawa Citizen, de la Gazette de Montréal et du Regina Leader-Post.

Les acheteurs, un groupe de fonds spéculatifs principalement canadiens et américains à qui Canwest doit 450 millions $, est dirigé par Paul Godfrey, chef de la direction et président du National Post. Si la cour des faillite approuve la vente lundi, tel qu’on s’y attend, l’entente entrerait en vigueur le 15 juillet; la compagnie, ayant Godfrey à sa tête, deviendrait publique et ses parts circuleraient sur le marché boursier.

M. Amber dit que SCA Canada cherche à avoir une rencontre avec M. Godfrey «afin de discuter de la nécessité d’assurer une présence locale forte dans tous les aspects de ses opérations, une haute qualité de journalisme et de bonnes relations syndicales harmonieuses».

M. Godfrey, 71 ans, un personnage bien connu à Toronto, n’est pas étranger au monde des journaux; il avait dirigé la chaîne Sun Media dans les années 1990 avant que cette dernière soit achetée par Quebecor. Depuis 18 mois, il tient les rênes du prestigieux National Post de Canwest. Passionné des sports, M. Godfrey a joué un rôle important pour ramener les Blue Jays à Toronto lorsqu’il était le puissant président du conseil métropolitain. Il avait été pendant huit ans président de l’équipe de baseball avant de se joindre au Post.

Dans des entrevues accordées depuis l’annonce de la prise de contrôle, M. Godfrey a souligné sa foi dans les journaux comme principaux générateurs de contenu pour tous les médias, a fait remarquer M. Amber. «Il a également déclaré que la viabilité financière de la nouvelle compagnie reposerait sur une bonne opération numérique, comme partenaire du volet des journaux traditionnels.»
 
M. Amber dit aux membres que beaucoup de spéculation entoure déjà
la prise de contrôle, et que certains médias soutiennent que l’objectif est de réaliser un profit rapide avec l’offre publique; d’autres parient que M. Godfrey va mener la plus importante chaîne de journaux au pays vers une nouvelle prospérité.