Le 11 AoÛt 2005

Une entente de 5 ans permet de conserver l’atelier de composition du ChronicleHerald

Halifax Typographical Union | Le Local 30130 de TNG Canada

L’atelier de composition du ChronicleHerald de Halifax est sorti indemne de plusieurs mois de négociations parfois difficiles.

Le 09 février 2005
Le ChronicleHerald désire abandonner son atelier de composition


Le 09 février 2005
De nouveaux représentants syndicaux se joignent à la lutte pour sauver l’atelier de composition


Le 11 janvier 2004
Le contrat au Herald améliore énormément les salaires et le régime de retraite

Les 11 compositeurs de l’unité de négociation demeurent néanmoins «irrités du fait que la compagnie a joué avec eux», précise Darren Pittman, président du Halifax Typographical Union. Néanmoins, ils peuvent s’accommoder de la convention de cinq ans signée hier; «c’est une entente juste».

En entamant les négociations à la suite de l’échéance de la convention le 31 décembre 2004, l’entreprise avait en tête d’éliminer la sécurité d’emploi des compositeurs, leurs prestations de retraite anticipée, ainsi que les cotisations de l’employeur à leur régime de pension négocié CWA/ITU. Ces mesures auraient sonné le glas de l’atelier de composition de ce quotidien familial vieux de 181 ans.

Pendant plusieurs longs mois de négociations, la compagnie est demeurée inflexible à ce sujet, ne cédant qu’à la 11e heure, ajoute Pittman. Au cours d’une séance de médiation d’une journée, le 3 août, l’équipe de négociation a informé la compagnie qu’elle était prête à déposer contre elle une plainte de mauvaise foi si la proposition relative au régime de retraite demeurait sur la table. L’équipe a également fait savoir que les compositeurs étaient bien déterminés à défendre leurs emplois en ayant recours à la grève ou en subissant un lockout.

À la fin, la compagnie a laissé tomber le régime de pension, modifié les prestations de retraite et accepté des augmentations salariales de 12 pour cent sur cinq ans, rétroactives au 1er janvier 2005. Les salaires augmenteront de trois pour cent les première et cinquième années, et de deux pour cent les trois autres.

Trois des compositeurs qui seront éligibles à la retraite anticipée au cours des cinq prochaines années ont décidé de se désister du boni au comptant de 13 200$, pour recevoir plutôt une somme de 20 000$ répartie sur cinq ans. Pour les huit autres compositeurs, c’est le statu quo.

Un autre gain important a été la création d’une nouvelle classification d’emploi qui entrainera de nouveaux emplois dans la salle de composition.

Selon Pittman, le syndicat a cédé une petite partie de la paye de vacances, mais a réussi à préserver la majorité des clauses de l’ancienne convention et à obtenir certaines améliorations.

Les compositeurs se sentent néanmoins «blessés au niveau de leur loyauté envers eux», après avoir du lutter contre une entreprise familiale pour laquelle ils travaillent depuis des années.