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Le 11 AoÛt 2005
Une entente de 5 ans permet de conserver
l’atelier de composition du ChronicleHerald
Halifax Typographical
Union | Le
Local 30130 de TNG Canada
L’atelier de composition du
ChronicleHerald de Halifax est sorti indemne de plusieurs
mois de négociations parfois difficiles.
Les 11 compositeurs de l’unité de
négociation demeurent néanmoins «irrités
du fait que la compagnie a joué avec eux»,
précise Darren Pittman, président du
Halifax Typographical Union. Néanmoins, ils
peuvent s’accommoder de la convention de cinq
ans signée hier; «c’est une entente
juste».
En entamant les négociations à la suite
de l’échéance de la convention
le 31 décembre 2004, l’entreprise avait
en tête d’éliminer la sécurité d’emploi
des compositeurs, leurs prestations de retraite anticipée,
ainsi que les cotisations de l’employeur à leur
régime de pension négocié CWA/ITU.
Ces mesures auraient sonné le glas de l’atelier
de composition de ce quotidien familial vieux de 181
ans.
Pendant plusieurs longs mois
de négociations,
la compagnie est demeurée inflexible à ce
sujet, ne cédant qu’à la 11e heure,
ajoute Pittman. Au cours d’une séance
de médiation d’une journée, le
3 août, l’équipe de négociation
a informé la compagnie qu’elle était
prête à déposer contre elle une
plainte de mauvaise foi si la proposition relative
au régime de retraite demeurait sur la table.
L’équipe a également fait savoir
que les compositeurs étaient bien déterminés à défendre
leurs emplois en ayant recours à la grève
ou en subissant un lockout.
À la fin, la compagnie a laissé tomber
le régime de pension, modifié les prestations
de retraite et accepté des augmentations salariales
de 12 pour cent sur cinq ans, rétroactives
au 1er janvier 2005. Les salaires augmenteront de
trois pour cent les première et cinquième
années, et de deux pour cent les trois autres.
Trois des compositeurs qui
seront éligibles à la
retraite anticipée au cours des cinq prochaines
années ont décidé de se désister
du boni au comptant de 13 200$, pour recevoir plutôt
une somme de 20 000$ répartie sur cinq ans.
Pour les huit autres compositeurs, c’est le
statu quo.
Un autre gain important a été la création
d’une nouvelle classification d’emploi
qui entrainera de nouveaux emplois dans la salle de
composition.
Selon Pittman, le syndicat
a cédé une
petite partie de la paye de vacances, mais a réussi à préserver
la majorité des clauses de l’ancienne
convention et à obtenir certaines améliorations.
Les compositeurs se sentent
néanmoins «blessés
au niveau de leur loyauté envers eux»,
après avoir du lutter contre une entreprise
familiale pour laquelle ils travaillent depuis des
années. |