Photo: Judy Galea
Photo: Windsor bargaining team and supporters
Le président du local, James Thompson (assis, au centre) était à la tête de l'équipe de négociation qui comprenait Debbie Hazlett (à sa droite) et Randy Morgan (à sa gauche). L'équipe a réussi à obtenir pour les opérateurs de chargeuses automatiques du journal une augmentation de 21 pour cent sur trois ans.

PAGE INDEX: James Montagano, membre de l'exécutif du local, exprime sa satisfaction à l'endroit de l'entente.

Le 25 avril 2005

La Guilde remporte une formidable augmentation de 21% pour les travailleurs de la salle du courrier d'un quotidien CanWest

L'entente de 3 ans donne aux opérateurs de chargeuses
une «énorme» augmentation; la prime des travailleurs
de nuit fait un bond considérable

Windsor Typographical Union | Le Local 30553 de TNG Canada

Les membres de la Guilde qui travaillent comme opérateurs de chargeuses automatiques au Windsor Star font aujourd’hui l’envie de leurs collègues partout au pays. Une nouvelle convention collective leur accorde une augmentation de 21 pour cent sur trois ans, et les propulse ainsi au sommet de l’échelle salariale pour ce genre de travail.

«C’est une augmentation énorme pour eux», explique un David Esposti enthousiaste, le délégué d’atelier de TNG Canada qui a aidé la Windsor Typographical Union à négocier la nouvelle entente, convenue aux petites heures du matin vendredi, trois heures après le délai de grève ou de lock-out.

David Esposti

David Esposti

 

Les trois syndicats qui représentent les travailleurs du quotidien, propriété de CanWest, ont négocié en tant que conseil mixte; ils ont tous tenus hier des votes de ratification, entérinés par 93 pour cent des membres votants.

Selon M. Esposti, la nouvelle convention ne reflète aucune concession de la part des travailleurs, et comprend des améliorations pour tous les employés, spécialement ceux qui travaillent de nuit.

L’échelle salariale des opérateurs de chargeuses, qui font fonctionner les appareils d’insertion des dépliants et des sections spéciales dans les journaux, est relative au taux des préposés à l’envoi du courrier. Les 35 opérateurs de chargeuses du Star gagnent en ce moment 13,23$ l’heure, soit 44,5 pour cent du salaire d’un préposé à l’envoi du courrier, qui est de 29,71$ l’heure. À l’échéance de la convention, les opérateurs recevront 17$ l’heure, soit 50 pour cent du salaire des dix préposés au courrier membres de la Guilde.

La nouvelle convention est une plume de plus au chapeau de James Thompson, dont la récente élection à la présidence a donné au local un nouveau souffle. Les 50 membres qui travaillent dans la salle d’expédition étaient bien déterminés à obtenir ce qu’ils voulaient, et ont voté le mois dernier à 100 pour cent en faveur de confier un mandat de grève à l’équipe de négociation.

Comme la tenue de médiation était prévue du 19 au 21 avril, et que les deux parties devaient se trouver en position ouverte (qui rend légale une grève ou un lock-out) à 00h01 le vendredi 22 avril, M. Thompson était alors d’avis que les négociations se poursuivraient jusqu’à la toute dernière minute. En fait, elles se sont poursuivies jusqu’à trois heures après l’échéance.

Les membres de l’équipe de négociations, épuisés mais triomphants, sont sortis de la séance munis d’une entente qui prévoit des augmentations de 2,5, 2,5 et 3,0 pour cent aux cours des trois années de la convention, qui prendra fin le 31 décembre 2007.

De plus, la prime de nuit augmente immédiatement de 1,50$ à 14,50$ par quart de travail. Selon M. Esposti, cela représente une énorme victoire pour la Guilde «parce que la plupart de nos gens travaillent la nuit». Toujours selon M. Esposti, cette prime représente une augmentation de 72,50$ de plus par semaine pour les travailleurs de nuit, et excède de beaucoup la moyenne de 8 à 10$ par quart que versent les autres quotidiens.

Autre bon coup pour le local, dont les membres appartiennent au Régime de pension négocié de l’ITU, est que l’employeur augmentera sa contribution de 50 cents par quart à chacune des trois prochaines années. À l’échéance de la convention, le Star va verser 14$ par quart, plutôt que 12,50$ auparavant.

Vers la fin des négociations, l’employeur a retiré deux demandes particulièrement litigieuses, qui auraient pu précipiter la tenue d’une grève.

Les membres des Travailleurs et travailleuses canadien(ne)s de l’automobile (qui comprend 150 employés en vente et services aux lecteurs, dans la salle de rédaction et dans le bureau d’affaires) et du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (20 travailleurs dans la salle des impressions) ont fait front commun avec la Guilde pour refuser d’abandonner une disposition de retraite anticipée que l’employeur souhaitait éliminer des trois conventions.

Cette disposition permet aux employés possédant suffisamment d’années de service de cesser de travailler à 60 ans, et de retirer pendant cinq ans la moitié de leur salaire et la totalité des avantages. À 65 ans, l’employé prend officiellement sa retraite et retire le plein montant de sa pension.

La direction avait également proposé de réécrire une section de la convention que la CEP interprétait comme un empiètement sur sa juridiction dans la salle des impressions. Éventuellement, les deux parties ont accepté de laisser le texte inchangé.

Selon M. Thompson, deux autres questions portant sur les bénéfices constituaient des points de frictions possibles. À ce sujet, les deux parties ont convenu de maintenir le statu quo; les employés vont continuer de participer au versement des primes dentaires et l’employeur défraiera la totalité des primes du régime médical.