
2012.03.26 | Le Local 30213 de SCA Canada | La Guilde canadienne des médias
Les employés de la Presse canadienne membres de la Guilde canadienne des médias (GCM) ont donné leur aval à une nouvelle convention collective, après avoir fait front commun pour rejeter en bloc les concessions qu'exigeait leur employeur.
Près de 83 pour cent d'entre eux se sont prononcés, lors d'un vote qui s'est déroulé du 22 au 26 mars, en faveur de l'entente négociée au cours des quatre derniers mois, et qui touche quelque 240 journalistes, photographes, rédacteurs et employés de bureau et du département d'informatique.
Carmel Smyth, présidente nationale de la GCM, soit le plus important local de SCA Canada, a félicité les membres de la PC pour leur ténacité.
« Pendant des mois, vous avez dû faire face à l'incertitude et à une campagne des plus démoralisante de la part des propriétaires de l'entreprise, dont l'objectif était de réduire le personnel et les salaires, a-t-elle dit. Or, plutôt que de vous laisser intimider et de jeter l'éponge, vous vous êtes unis d'une seule voix derrière votre équipe de négociations. Vous avez fait parvenir à vos confrères des courriels d'encouragement et d'appels à la mobilisation, et vous vous êtes tenus debout afin de conserver des conditions de travail essentielles pour assurer le maintien d'un journalisme de qualité. »
La PC, une coopérative spécialisée dans la collecte et la diffusion de nouvelles devenue depuis l'été dernier une entreprise à but lucratif, exigeait des concessions au niveau des salaires, des régimes de retraite et des avantages sociaux qui auraient privé les membres de millions de dollars. L'entreprise a finalement consenti à une légère hausse salariale. De son côté, le syndicat a accepté des concessions raisonnables en ce qui a trait aux avantages et au régime de retraite, question d'alléger le fardeau financier de l'employeur.
Lorsque les parties sont parvenues à une entente de principe au début du mois, le directeur de SCA Canada Martin O'Hanlon, qui a pris congé de son poste à titre de rédacteur parlementaire à la PC, a souligné que cette entente « démontre une fois de plus que le pouvoir repose entre les mains de ceux qui demeurent unis ».
« Au cours des années, les employés de la PC ont eu à faire beaucoup de sacrifices afin d'aider l'entreprise, a-t-il dit. Nous sommes conscients que la nouvelle PC doit affronter d'importants défis financiers et nous sommes certes prêts à faire notre part. Toutefois, les concessions excessives qu'exigeait l'employeur ont dépassé les bornes, et les membres en ont eu assez. Il est à souhaiter que la nouvelle entente nous permette de travailler ensemble pour le bien de l'entreprise comme pour celui des membres. »
Voici les faits saillants de la nouvelle entente, d'une durée de trois ans :