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Gino Donato photo

Denis St. Pierre, à gauche,
présente au président des Métallurgistes
Unis 2020, Myles Sullivan, un don de 320$ pour aider les
membres du local 6500 dans leur lutte contre Vale Inco. Cet
argent a été recueilli à l’occasion
de son souper de départ.
Le 22 octobre 2009 Le président-activiste du local
échange
une carrière pour une autre
Northern Ontario Newspaper Guild | Le
Local 30232 de SCA Canada
La perte d’un activiste extraordinaire,
pour SCA Canada, s’avère un gain pour une autre
syndicat.
Denis St. Pierre, un journaliste/chroniqueur
du Sudbury Star qui est à peine à un mois de ses 25 ans
de carrière, vient de commencer cette semaine un
nouvel emploi d’agent des communications au bureau
national des Métallurgistes Unis, à Toronto.
«J’étais partagé à l’idée
de quitter le journalisme, parce que j’ai toujours
adoré cette profession», explique M. St. Pierre. «C’est
la seule chose que j’ai voulu faire au cours de toutes
ces années. La seule chose qui pouvait me détourner
du journalisme était un poste à plein temps
au sein du mouvement syndical».
M. St. Pierre est devenu un activiste
syndical «pratiquement
depuis le début», lorsqu’il a été embauché par
le Star, propriété de Thomson, dans sa ville
natale. Il a tout d’abord été délégué syndical,
puis a occupé différents postes au comité exécutif
avant de devenir président il y a 10 ans.
Bob Vaillancourt, qui vient de passer
de la vice-présidence à la
présidence, soutien que le départ de M. St.
Pierre laisse «un vide incroyable», mais que
le local est bien en santé et possède un bon
noyau d’activistes. Comme il reste 18 mois à son
mandat, il reste à décider de déclencher
ou non une élection.
Un des fondateurs du local en 1973,
M. Vaillancourt n’a
que des éloges à l’endroit de M. St.
Pierre comme président. «Équilibré,
animé et déterminé … il combine
tous ces attributs d’un chef de file. Denis n’est
pas vindicatif, mais plutôt très subtil. C’est
un gars facile à aborder, et il s’entend bien
avec tous les éditeurs. Il sait quand pousser et
quand accommoder.»
M. Vaillancourt souligne également que M. St. Pierre
a été très bon avec les membres du
local. «Vous ne pourriez pas imaginer sa réserve
de patience.»
David Esposti, un agent administratif
de SCA Canada qui a pris part à une réception officielle et à un
souper de départ regroupant plus de 60 personnes
dans un hôtel de Sudbury samedi soir, a dit que ce
moment était pour lui teinté d’amertume.
«Je suis heureux pour lui, mais je suis triste à l’idée
de le perdre, de même que le local. Il va me manquer
en tant qu’ami et que chef syndical.»
M. Esposti décrit M. St. Pierre comme «un
axe parmi les locaux du Nord de l’Ontario».
Arnold Amber, directeur de SCA Canada,
dit pour sa part que «Denis est réellement brillant, et s’est
avéré un chef syndical formidable en toutes
circonstances. Vous pouviez toujours compter sur lui pour
réaliser les choses auxquelles il s’était
engagé.»
Plusieurs personnes ont pris la
parole au cours de la soirée
de samedi, notamment le maire de Sudbury, qui a rendu hommage
au rôle influent de M. Pierre comme chien de garde
de la chose municipale.
«J’ai été dépassé par
tous les mots gentils», a avoué M. St. Pierre. «Les
gens de SCA Canada vont me manquer chèrement; ils
m’ont enseigné énormément de
choses.»
Bien qu’il ne soit pas enchanté à l’idée
de quitter sa famille et ses amis de Sudbury, sa femme travaille à Toronto
et deux de ses enfants y vivent également; ce seront
donc des retrouvailles dans une ville qu’il aime vraiment.
Dans son nouvel emploi, il travaillera
aux communications internes telles que les bulletins et
les sites web syndicaux, les relations avec les médias et les communiqués,
de même qu’aux communications reliées à plusieurs
conflits syndicaux au Canada.
M. St. Pierre est bien au courant
de l’un de ces
conflits, la grève à Vale Inco de Sudbury.
Les USW, dit-il, ont toujours bien appuyé la Northern
Ontario Newspaper Guild; il s’agit donc là d’une
longue histoire de quiproquo.
NONG a été en mesure d’obtenir des
taux préférentiels pour placer des annonces
pleine page des Métallurgistes dans le Sudbury
Star.
De plus, le local a donné de l’argent et organisé des
levées de fonds pour appuyer les grévistes.
Compte tenu de cette longue relation,
dit M. St. Pierre, «Je
ne peux pas imaginer de travailler pour une meilleure organisation.» |