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Le 30 juillet 2009
84% disent injuste de perdre
la télé gratuite
dans les plus petites villes
Il s’agit de premier sondage à explorer
l’opinion
des Canadiens au sujet de la télé par
ondes
La
Guilde canadienne des médias | Le
Local 30213 de SCA Canada
Une écrasante majorité – 84
pour cent – des résidents d’une ville
canadienne qui risque de perdre les signaux gratuits de
télévision après 2011, soutient qu’il
est injuste d’être privés de l’accès à la
télé gratuite. Le sondage a été réalisé à Kamloops,
C.-B., une ville représentative des centaines de
collectivités, à travers le Canada, exclues
d’une récente décision du CRTC qui exige
que les diffuseurs fournissent des signaux de télévision
par ondes radio dans seulement 29 villes importantes après
la transition à la télé numérique.
La décision du CRTC risque de priver
11 millions de Canadiens – environ 30 pour cent de
la population – qui vivent à l’extérieur
des grandes villes de l’option de regarder gratuitement
la télévision en captant des ondes radio.
«Ce sondage confirme que les gens ne croient pas
qu’au
niveau du service de télévision, une approche à deux
vitesses est juste», a déclaré Lise Lareau,
présidente nationale de la Guilde canadienne des médias
(GCM). «Comment pouvons-nous accepter un plan qui offre
la télé gratuite aux grandes villes canadiennes
et en prive tous les autres habitants du pays?»
Le sondage révèle également que les
gens rejettent l’alternative proposée par l’industrie – forcer
les téléspectateurs de ces collectivités
qui dépendent d’un signal gratuit de commencer à payer
pour un service de distribution par câble ou par satellite.
Aucune des personnes qui regardent présentement les
trois chaînes par ondes gratuites de Kamloops, en ayant
exclusivement recours à des oreilles de lapin ou à une
antenne sur le toit, se dit disposée à payer
pour le câble ou le satellite si les signaux gratuits
disparaissent en 2011. Près de la moitié de
ce groupe soutient qu’ils se passeraient tout simplement
de la télévision, alors que 42 pour cent regarderaient
la télé sur l’internet.
Présentement, six pour cent des habitants de Kamloops
regardent la télévision par ondes. Le sondage
révèle que ces téléspectateurs
sont engagés envers la télé gratuite.
De plus, les abonnés au câble et aux satellites
se disent modérément intéressés
par un menu amélioré de chaînes gratuites.
En fait, un tiers des résidents de Kamloops préfèreraient
regarder six chaînes gratuites plutôt que de
payer pour un abonnement au câble ou aux satellites,
si ces dernières devenaient disponibles, y compris
les trois chaînes disponibles en ce moment – CFJC
(poste affilié au E! Network), Global BC et la télé française
de Radio-Canada — de même que CBC (anglais),
CTV et le Knowledge Network. Les jeunes sont même plus
intéressés à l’option de la télé gratuite;
42 pour cent des 18 à 34 ans disent qu’ils préféreraient
regarder gratuitement 6 chaînes plutôt que de
payer pour un service par câble ou par satellite.
Vector Research + Development a réalisé le
sondage à la mi juillet. La GCM, qui représente
les employés de diffuseurs canadiens don’t la
SRC/CBC, TVOntario et APTN, a commandé le sondage
parce qu’elle s’inquiète du nombre de
Canadiens laissés pour compte dans le cadre de la
transition à la télé numérique,
et croit que l’on porte trop peu d’attention à ce
qui arrivera aux gens laissés de côté après
2011.
Plus des trois-quarts des habitants
de Kamloops en savent très peu (50 pour cent) ou ne savent rien (26 pour
cent) au sujet de la transition à la télé numérique
prévue pour 2011.
«L’abandon de la télé gratuite
par ondes dans des centaines de collectivités est
traité comme un secret d’état»,
a poursuivi Mme Lareau. «Très peu de gens, dans
l’industrie, sont disposés à parler de
l’avenir de la télé par ondes, et le
gouvernement a été silencieux à ce sujet.»
Le sondage indique que les adeptes
de la télé par
ondes sont plus fidèles à la programmation
canadienne. Des résidents de Kamloops qui regardent
exclusivement la télé par ondes, 62 pour cent
disent regarder le plus souvent des émissions canadiennes,
comparativement à 27 pour cent des abonnés
du câble et à 23 pour cent des abonnés
d’un service par satellite.
«Étant donné la crise au niveau de la
télévision canadienne, est-il vraiment logique
de couper les téléspectateurs qui regardent
le plus les émissions canadiennes?», s’est
interrogé Mme Lareau.
La radiodiffusion numérique permet aux diffuseurs
d’émettre plus d’une chaîne à partir
d’un même émetteur. Ce processus, appelé multiplexage,
est déjà utilisé aux États-Unis,
en Europe, et dans d’autres pays autour du monde. La
recherche a démontré que les diffuseurs pourraient
y avoir recours, au Canada, comme façon économique
de diffuser des signaux de télé gratuite dans
des communautés telles que Kamloops. Les diffuseurs
pourraient partager un seul transmetteur, ainsi que les coûts
qui y sont associés, pour fournir jusqu’à six
chaînes gratuites.
«Les Canadiens doivent savoir qu’il existe une
façon viable de sauver et même d’améliorer
la télé gratuite, mais personne ne leur dit»,
a conclu Mme Lareau. «Le CRTC et le gouvernement doivent
repenser la façon don’t ils traitent la transition
vers la télé numérique.»
Un peu plus d’un cinquième des résidents
de Kamloops se disent disposés à payer jusqu’à 80$
pour une boîte de conversion qui leur permettrait de
regarder des chaînes numériques gratuites sur
leurs récepteurs analogues, à condition d’avoir
accès à ces signaux. Cependant, seulement un
pour cent des résidents seraient disposés à payer
500$ pour un appareil leur permettant de recevoir cinq ou
six chaînes, depuis un satellite, sans payer de frais
mensuels.
Vector Research + Development a réalisé ce
sondage en communiquant par téléphone avec
502 résidents de Kamloops du 13 au 15 juillet. Il
y a un niveau de certitude de 95 pour cent que les résultats
ne varieraient pas de plus de 4,4 pour cent, dans une direction
ou une autre, si les résultats avaient été obtenus
en interrogeant tous les résidents adultes de la ville
de Kamloops.
(Cet article a tout d'abord été publié sur
le site Web de la
Guilde canadienne des médias.)
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