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Le 11 mai 2009

La Guilde étend sa lutte
contre les coupures
de postes et de services
à la Colline parlementaire
La
Guilde canadienne des médias | Le
Local 30213 de SCA Canada
Les dirigeants du plus important syndicat
de la SRC/CBC s’apprêtent à comparaître
aujourd’hui devant un comité parlementaire, à Ottawa,
dans l’espoir de convaincre le gouvernement fédéral
de financer adéquatement le diffuseur public.
La Guilde canadienne des médias (GCM) va condamner
la pénurie de financement qui a provoqué les
coupures imminentes au niveau des emplois et des services,
a expliqué sa présidente Lise Lareau. La GCM
va demander au Comité du patrimoine de la Chambre
des communes, qui étudie l’état de l’industrie
de la diffusion, d’exiger que le gouvernement mette
en application les principales recommandations de son rapport
de février 2008 au sujet de la SRC/CBC, à temps
pour éviter les coupures.
Les recommandations comprennent:
- un contrat de sept ans, avec
la SRC/CBC, précisant
les attentes à son endroit;
- un financement pluriannuel indexé à l’inflation;
- une augmentation de sept dollars
par habitant, afin de rendre son financement plus semblable à celui
des autres diffuseurs publics autour du monde;
- une présence plus importante
des régions
au niveau de tous les services.
La campagne de la GCM — SRC/CBC: Maintenant plus
que jamais — vise à réparer des années
de sérieux sous-financement, et demeurera en vigueur
jusqu’à la prochaine élection fédérale,
a précisé Mme Lareau.
Les supporteurs sont instamment
priés de faire part
de leurs inquiétudes au premier ministre Stephen
Harper et aux chefs des autres partis politiques, en prenant
part à une campagne en ligne réalisée
par le Congrès du travail du Canada.
«Les Canadiens devraient être horrifiés
de la façon dont le gouvernement Harper s’est
occupé du dossier de la SRC/CBC», a écrit
Mme Lareau sur son blogue. «Cela a provoqué une
crise, au niveau des industries culturelles et des médias,
qui n’avait pas besoin d’être. Et il n’y
a pas beaucoup d’argent en jeu. D’une certaine
façon, c’est très semblable à la
fureur causée par les coupures de 45 millions $ annoncées
l’été dernier au niveau des arts.»
Selon Mme Lareau, le principal problème est une
absence d’appuis politiques à l’endroit
de la SRC/CBC. La réduction du financement est constante
depuis 1990, souligne-t-elle. Aujourd’hui, toutefois, «nous
avons affaire à un gouvernement qui s’oppose à pratiquement
toute forme de service public».
La campagne de la GCM tente également de palier à un
autre problème, l’absence de réalisation,
de la part des Canadiennes et des Canadiens, de la nécessité d’appuyer
publiquement la SRC/CBC.
«Très peu de gens parlent de cette question
présentement. La consolidation des médias,
dans ce pays, nuit à nos efforts (pour renseigner
le public).»
La GCM présentera cet après-midi au comité du
patrimoine un proposition relative à la diffusion
numérique par ondes.
Les diffuseurs disent vouloir fermer
les transmetteurs, dans les plus petits marchés, et laisser un tiers
des Canadiens sans autre option que de s’abonner au
câble ou au satellite pour regarder la télévision.
Le syndicat va suggérer que le gouvernement utilise
une partie des revenus de la vente aux enchères du
spectre sans fil pour aider les diffuseurs, dans les plus
petites collectivités, à faire la transition à la
télévision numérique. Selon le modèle
de la Guilde, il serait possible d’étendre
le service de télévision gratuite à un
coût relativement modeste, pour les diffuseurs, si
ces derniers partagent leur infrastructure. |