|
Le 25 MARS 2009
Le syndicat semonce vertement Ottawa
pour avoir
forcé la SRC/CBC
à éliminer 800 emplois et des émissions
La
Guilde canadienne des médias | Le
Local 30213 de SCA Canada
Lorsque le diffuseur public, aux prises
avec des difficultés financières, a annoncé aujourd’hui
qu’il éliminait 800 postes, le leader de son
plus important syndicat s’en est pris au gouvernement
Harper.
«À une époque où le
gouvernement Harper devrait stimuler l’économie
canadienne et veiller à ce que les gens conservent
leurs emplois, éliminer 800 postes est la mauvaise
approche à adopter», soutien Lise Lareau, présidente
de la Guilde canadienne des médias (GCM) «Ces
mises à pied étaient entièrement évitables.
Le gouvernement Harper a forcé la SRC/CBC à faire
ces choix en fonction d’une somme d’argent relativement
modeste.»
La Société Radio-Canada, qui cherche à économiser
171 millions $, n’a pas réussi à convaincre
le gouvernement fédéral de lui consentir une
avance sur ses prochains crédits parlementaires. En
plus des coupures d’emplois au niveau de toutes ses
opérations — 393 à la CBC, 336 à Radio-Canada
et 70 postes corporatifs — le diffuseur a l’intention
de réduire sa programmation à la radio et à la
télévision en plus de se délester de
125 millions $ d’actifs.
Mme Lareau souligne que le gouvernement
n’a pas encore
rendu public quelque vision que ce soit au niveau des moyens
que devrait prendre le diffuseur public pour s’acquitter
de son mandat en vertu de la Loi sur la radiodiffusion, ni
que sur la façon dont il pourrait et devrait être
financé. «Une fois de plus, en dépit
de notre relation supposément indépendante à l’endroit
du Parlement, CBC/Radio-Canada est complètement à la
merci du gouvernement du jour.»
Aucun avis de personnel excédentaire ne sera communiqué aux
employés pour plusieurs semaines. Pendant ce temps,
la GCM dit qu’elle va poursuivre des discussions avec
la direction de CBC/Radio-Canada dans l’espoir de réduire
le plus possible le nombre des mises à pied involontaires.
Un programme incitatif de mise à la retraite volontaire,
annoncé aujourd’hui, pourrait réduire
de plusieurs centaines le nombre de mises à pied.
«Nos priorités consistent à tenter de
limiter le nombre de personnes qui devront partir»,
a déclaré Marc-Philippe Laurin, président
de la subdivision CBC/Radio-Canada de la GCM. «Nous
avons des rencontres de prévues avec la Société en
vue de mitiger l’impact de cette annonce. Nous allons
explorer toutes les options possibles pour nous assurer que
les employés qui partiront seront traités avec
dignité et recevront toute l’aide et le recyclage
possibles; et qu’ils auront la possibilité de
retourner à l’emploi de la Société si
l’économie s’améliore et que leur
travail redevient de nouveau disponible.»
M. Laurin ajoute que plusieurs employés éligibles à une
retraite anticipée ne seront peut-être pas en
mesure financièrement de choisir cette option.
«Ils ressentent comme tout le monde les effets du
ralentissement économique, et leurs REER ne valent
plus que 50 pour cent de ce qu’ils valaient auparavant»,
a-t-il déclaré à la Presse canadienne. «Lorsque
vous entendez des analystes financiers déclarer qu’il
faudra de cinq à 10 ans pour récupérer
cet argent, ça change tout.» |