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Le 25 MARS 2009

Le syndicat semonce vertement Ottawa
pour avoir forcé la SRC/CBC
à éliminer 800 emplois et des émissions

La Guilde canadienne des médias | Le Local 30213 de SCA Canada

Lorsque le diffuseur public, aux prises avec des difficultés financières, a annoncé aujourd’hui qu’il éliminait 800 postes, le leader de son plus important syndicat s’en est pris au gouvernement Harper.

Le 18 decembre 2008
Une entente historique améliore les bénéfices et la sécurité d’emploi

«À une époque où le gouvernement Harper devrait stimuler l’économie canadienne et veiller à ce que les gens conservent leurs emplois, éliminer 800 postes est la mauvaise approche à adopter», soutien Lise Lareau, présidente de la Guilde canadienne des médias (GCM) «Ces mises à pied étaient entièrement évitables. Le gouvernement Harper a forcé la SRC/CBC à faire ces choix en fonction d’une somme d’argent relativement modeste.» 

La Société Radio-Canada, qui cherche à économiser 171 millions $, n’a pas réussi à convaincre le gouvernement fédéral de lui consentir une avance sur ses prochains crédits parlementaires. En plus des coupures d’emplois au niveau de toutes ses opérations — 393 à la CBC, 336 à Radio-Canada et 70 postes corporatifs — le diffuseur a l’intention de réduire sa programmation à la radio et à la télévision en plus de se délester de 125 millions $ d’actifs.

Mme Lareau souligne que le gouvernement n’a pas encore rendu public quelque vision que ce soit au niveau des moyens que devrait prendre le diffuseur public pour s’acquitter de son mandat en vertu de la Loi sur la radiodiffusion, ni que sur la façon dont il pourrait et devrait être financé. «Une fois de plus, en dépit de notre relation supposément indépendante à l’endroit du Parlement, CBC/Radio-Canada est complètement à la merci du gouvernement du jour.»

Aucun avis de personnel excédentaire ne sera communiqué aux employés pour plusieurs semaines. Pendant ce temps, la GCM dit qu’elle va poursuivre des discussions avec la direction de CBC/Radio-Canada dans l’espoir de réduire le plus possible le nombre des mises à pied involontaires. Un programme incitatif de mise à la retraite volontaire, annoncé aujourd’hui, pourrait réduire de plusieurs centaines le nombre de mises à pied.

«Nos priorités consistent à tenter de limiter le nombre de personnes qui devront partir», a déclaré Marc-Philippe Laurin, président de la subdivision CBC/Radio-Canada de la GCM. «Nous avons des rencontres de prévues avec la Société en vue de mitiger l’impact de cette annonce. Nous allons explorer toutes les options possibles pour nous assurer que les employés qui partiront seront traités avec dignité et recevront toute l’aide et le recyclage possibles; et qu’ils auront la possibilité de retourner à l’emploi de la Société si l’économie s’améliore et que leur travail redevient de nouveau disponible.»

M. Laurin ajoute que plusieurs employés éligibles à une retraite anticipée ne seront peut-être pas en mesure financièrement de choisir cette option.

«Ils ressentent comme tout le monde les effets du ralentissement économique, et leurs REER ne valent plus que 50 pour cent de ce qu’ils valaient auparavant», a-t-il déclaré à la Presse canadienne. «Lorsque vous entendez des analystes financiers déclarer qu’il faudra de cinq à 10 ans pour récupérer cet argent, ça change tout.»

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