|
Le 06 mars 2009
La coûteuse bataille juridique d’un
quotidien de CanWest contre des mesures d’économie renverse
le syndicat
Victoria-Vancouver
Island Newspaper Guild | Le
Local 30223 de SCA Canada
Les dirigeants syndicaux du Victoria
Times-Colonist sont renversés par la décision de la direction
de gaspiller de l’agent, au niveau d’un litige
inutile, à une époque où CanWest, le
propriétaire criblé de dettes du quotidien,
lutte contre la faillite.
Chris Carolan, président de la Victoria-Vancouver
Island Newspaper Guild, soutien que le syndicat va entreprendre
un arbitrage accéléré, mercredi prochain, à cause
du refus de l’employeur d’accorder un congé sans
solde à un employé.
En plus de contrevenir à la convention collective
de la Guilde, ce refus va à l’encontre d’une
directive de CanWest à l’effet d’accorder
des congés sans solde comme mesure d’économie.
«La Guilde trouve cette attitude
cavalière,
de la part des gestionnaires locaux, et bizarre dans ces
temps
difficiles pour CanWest», a expliqué l’exécutif
dans un bulletin adressé à ses membres.
Selon M. Carolan, un réviseur de texte a sollicité le
25 novembre un congé sans solde pour le mois de février
2009. L’employeur a invoqué, pour refuser la
demande, une perturbation du service éditorial. Néanmoins,
M. Carolan souligne qu’au moment de la présentation
de la demande, seul un autre réviseur avait prévu
prendre deux journées de congé en février.
Il précise qu’il est permis à deux réviseurs
d’être absents simultanément.
La Guilde, qui ne peut pas passer
sous silence cette entorse flagrante à sa convention, «ne comprend absolument
pas pourquoi la direction locale est disposée à jeter
encore plus de son argent (de même que le nôtre)
au niveau de cet arbitrage», poursuit le bulletin.
John Hutchinson, un ancien président très
apprécié du local maintenant à la retraite,
mais qui continue de s’intéresser aux questions
syndicales, blâme la direction du quotidien de Victoria
pour son «approche dogmatique de lutte contre la Guilde
quoi qu’il arrive».
«Cette attitude sanguinaire semble constituer une
mentalité d’entreprise; même à l’époque
des propriétaires précédents, les vastes
sommes d’argent et de ressources consacrées
aux arbitrages consécutifs – en dépit
d’une perte d’entreprise pouvant atteindre 85
pour cent – se sont avérées et continuent
de s’avérer incroyables», ajoute M. Hutchinson.
«Je comprends que, dans certains cas, le principe
corporatif peut être en cause, mais la plupart de nos
litiges et de nos griefs peuvent être résolus
si les deux parties sont raisonnables, pragmatiques, et écoutent
les avis juridiques qui leurs sont prodigués»,
dit-il. «Je ne comprends vraiment pas comment, dans
la réalité d’aujourd’hui, les gestionnaires
locaux peuvent poursuivre leur mentalité de ‘litige à tout
prix’».
|