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Le 26 janvier 2009
Rejet vigoureux de l’offre de convention,
engagement à reprendre les pourparlers; l’espoir
retourne à la table à Montréal
Guilde des employés
de journaux de Montréal | Le
Local 30111 de SCA Canada
La Gazette a accepté aujourd’hui
de retourner à la table de négociation après
que les employés aient inconditionnellement rejeté,
dimanche, la plus récente offre patronale.
Une résolution, adoptée par les membres de
la Guilde des employés de journaux de Montréal
(MNG), qui enjoint leur équipe de négociation
de rencontrer l’employeur et de parvenir à une
entente, a été envoyée au conciliateur,
qui a par la suite obtenu de l’entreprise de participer à une
réunion mercredi.
David Wilson, l’agent administratif
de SCA qui mène les négociations, a déclaré au
sujet des membres qu’«ils sont gonflés à bloc!» Il
souligne que «c’est le plus loin où le
local a jamais été pour se tenir debout – et
ils sont sérieux.»
Les employés, répartis dans trois unités
de négociation — publicité, rédaction
et vente et service aux lecteurs (VSL) — sont sans
convention collective depuis le 1er juin 2008. Hier après-midi,
la rédaction a voté à 80,5 pour cent
et VSL à 73 pour cent le rejet de l’offre patronale.
Plus tôt la même journée, la publicité avait
voté à 65 pour cent en faveur de son acceptation.
Le lobby de l’hôtel où les réunions
et les votes de SCA ont eu lieu était bondé de
journalistes provenant de tous les médias de Montréal,
a précisé M. Wilson. Les problèmes de
travail, au niveau des médias, avaient fait la manchette
la veille lorsque le Journal de Montréal, propriété de
Quebecor, a mis en lockout 250 employés de la rédaction
et du bureau.
À la Gazette, bien que les deux parties soient en
mesure de déclencher légalement une grève
ou un lockout depuis le début de l’été dernier
et que le syndicat ait voté à 86 pour cent,
en septembre dernier, d’accorder un mandat de grève, «Nous
avons déclaré à l’employeur et
au public que nous n’avons pas l’intention de
déclencher une grève en ce moment», a
expliqué M. Wilson. «Nous espérons parvenir éventuellement à une
entente équitable.»
La direction du quotidien appartenant à CanWest s’efforce
de retirer des trois conventions collectives les clauses
qui accordent à MNG la juridiction au niveau du travail
réalisé par ses membres. Sans ces clauses,
l’entreprise serait libre de transférer le travail
des employés à d’autres établissements
CanWest non syndiqués.
La juridiction de la Guilde constitue
un enjeu critique depuis que la direction de la Gazette
a mis à pied
45 employés de VSL, en juin dernier, et exporté leur
travail à un centre d’appel CanWest situé à Winnipeg.
La MNG a également déposé des griefs à l’endroit
du transfert d’autres travaux — la mise en page
de certaines pages et de la section automobile, les fonctions
du pupitre de photos électroniques, ainsi que des
travaux de bureau — à d’autres établissements
CanWest situés à Hamilton et à Winnipeg.
Ces griefs devraient être soumis à un arbitre
le mois prochain.
La MNG soutien que les conventions
des trois unités
de négociation «interdisent clairement l’affectation
de ce genre de travail soit à d’autres employés
du même employeur non soumis à notre convention
collective, soit à des employés extérieurs à la
Gazette.»
Entretemps, une pétition en ligne dénonçant
les pratiques d’impartition d’emplois de CanWest
a recueilli 7 152 signatures depuis octobre dernier.
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