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Le 28 novembre 2008
Des mises à pied soudaines déconcertent
les employés de la salle des nouvelles
C’est survenu tout d’un
coup, à peine un mois avant Noël: six
employés du Kingston Whig-Standard mis à pied
sans préavis.
La perte d’un journaliste sportif
et de trois réviseurs de textes a ravagé la
salle des nouvelles, et va sans aucun doute nuire à la
qualité du journal, a déclaré Debbie
Newton, présidente de la Kingston Typographical
Union.
Avec le départ de deux membres personnes du
service de la publicité, «l’intégrité de
l’ensemble de l’unité de négociation
a été décimée», a
commenté David Wilson, l’agent administratif
de SCA Canada qui donne un coup de main au local.
Depuis la disparition de près de la moitié du
personnel de révision, les employés demandent
s’ils réussiront à faire paraître
le journal à temps et s’il sera rédigé correctement.
«Nous avons entendu dire», a poursuivi
M. Wilson, «que le personnel exempté (les
cadres) comblera les lacunes, ce qui est totalement
interdit». Si cela devait se produire, dit-il, «nous
déposerons des griefs, parce que les cadres
ne sont pas autorisés à faire le travail
des membres du syndicat.»
Selon M. Wilson, Ron Lauren,
qui est éditeur
depuis deux ans, «déteste les syndicats.
Il a même dit à Debbie que nous sommes
tous gâtés».
«Il travaille comme si le syndicat n’existait
pas, et il va bientôt avoir toute une surprise.»
Mme Newton soutien que les
mises à pied subites
sont typiques de la gestion du quotidien. «Personne
n’a réfléchi à la façon
dont le travail va être réalisé».
Un réviseur, dit-elle, a accepté de travailler
des semaines de six jours le mois prochain.
Elle ajoute que «les perspectives d’emploi, à Kingston,
sont très rares» pour les journalistes
mis à pied.
Mme Newton souligne qu’à une époque,
le Whig-Standard était un quotidien très
respecté, lauréat d’un nombre de
prix de journalisme supérieur à la moyenne. À cette époque,
la salle des nouvelles comptait de 60 à 65 personnes;
aujourd’hui, il en reste environ deux douzaines.
Le local va bientôt se rendre en arbitrage au
sujet de la mise à pied, au printemps dernier,
d’un employé du service à la clientèle.
Cet emploi avait également été supprimé sans
préavis et, jetant de l’huile sur le feu,
la direction avait embauché pour l’été un étudiant
non syndiqué pour faire le travail de l’employé mis à pied. |