Le 28 novembre 2008

Des mises à pied soudaines déconcertent
les employés de la salle des nouvelles

C’est survenu tout d’un coup, à peine un mois avant Noël: six employés du Kingston Whig-Standard mis à pied sans préavis.

Le 03 octobre 2006
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La perte d’un journaliste sportif et de trois réviseurs de textes a ravagé la salle des nouvelles, et va sans aucun doute nuire à la qualité du journal, a déclaré Debbie Newton, présidente de la Kingston Typographical Union.

Avec le départ de deux membres personnes du service de la publicité, «l’intégrité de l’ensemble de l’unité de négociation a été décimée», a commenté David Wilson, l’agent administratif de SCA Canada qui donne un coup de main au local.

Depuis la disparition de près de la moitié du personnel de révision, les employés demandent s’ils réussiront à faire paraître le journal à temps et s’il sera rédigé correctement.

«Nous avons entendu dire», a poursuivi M. Wilson, «que le personnel exempté (les cadres) comblera les lacunes, ce qui est totalement interdit». Si cela devait se produire, dit-il, «nous déposerons des griefs, parce que les cadres ne sont pas autorisés à faire le travail des membres du syndicat.»

Selon M. Wilson, Ron Lauren, qui est éditeur depuis deux ans, «déteste les syndicats. Il a même dit à Debbie que nous sommes tous gâtés».

«Il travaille comme si le syndicat n’existait pas, et il va bientôt avoir toute une surprise.»

Mme Newton soutien que les mises à pied subites sont typiques de la gestion du quotidien. «Personne n’a réfléchi à la façon dont le travail va être réalisé». Un réviseur, dit-elle, a accepté de travailler des semaines de six jours le mois prochain.

Elle ajoute que «les perspectives d’emploi, à Kingston, sont très rares» pour les journalistes mis à pied.

Mme Newton souligne qu’à une époque, le Whig-Standard était un quotidien très respecté, lauréat d’un nombre de prix de journalisme supérieur à la moyenne. À cette époque, la salle des nouvelles comptait de 60 à 65 personnes; aujourd’hui, il en reste environ deux douzaines.

Le local va bientôt se rendre en arbitrage au sujet de la mise à pied, au printemps dernier, d’un employé du service à la clientèle. Cet emploi avait également été supprimé sans préavis et, jetant de l’huile sur le feu, la direction avait embauché pour l’été un étudiant non syndiqué pour faire le travail de l’employé mis à pied.