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LE 29 SEPTEMBRE 2008

Les employés de la Gazette arment à 86% leurs négociateurs d’un mandat de grève

Guilde des employés de journaux de Montréal | Le Local 30111 de SCA Canada

L’équipe qui négocie au nom des employés du quotidien The Gazette de Montréal reprendra les négociations demain armée d’un robuste mandat de grève.

le 22 septembre 2008
Les membres de la Guilde acceptent une «offre finale» après avoir reçu une lettre d’avertissement de l’éditeur


Le 17 septembre 2008
À Montréal, les négociateurs sollicitent un mandat de grève clair afin de préserver les clauses de juridiction


Le 25 août 2008
Dans deux quotidiens CanWest, les membres se mobilisent pour manifester en faveur de leurs équipes de négociations


Le 25 août 2008
Dans deux quotidiens CanWest, les membres se mobilisent pour manifester en faveur de leurs équipes de négociations


Le 28 juillet 2008
La question du champ d’application dominera la reprise des pourparlers à Montréal


Au terme du vote de trois unités de négociation de la Guilde des employés de journaux de Montréal (GEJM), les membres ont convenu à 86 pour cent d’accorder à leur comité un mandat de grève. Les employés de ventes et services aux lecteurs (VSL) se sont prononcés en faveur à 100 pour cent, ceux de la rédaction à 98 pour cent, et ceux de la publicité à 59 pour cent.

Mona Leroux, présidente de la GEJM, affirme que l’exécutif du syndicat est «très heureux» des résultats. «Nous envoyons de cette façon à l’employeur le message très clair que nous sommes unis dans notre détermination d’obtenir une convention collective équitable.»

David Wilson, l’agent administratif de SCA qui dirige les négociations pour le local, est entièrement d’accord. «Jusqu’à présent, la direction n’a pas pris au sérieux plusieurs de nos revendications. Nous espérons que ce mandat va aider à faire bouger les choses.»

Depuis que les deux parties sont en mesure de déclencher légalement une grève ou un lockout, au début de l’été, il n’y a eu de quatre jours de négociations. Et la direction a déposé très peu d’offres, a précisé M. Wilson.

Propriété de CanWest, la Gazette tente d’éliminer la juridiction du syndicat au niveau du travail effectué par ses employés et désire fusionner certaines fonctions au sein des trois unités de négociation.

La Guilde a clairement fait savoir qu’elle ne concédera aucune juridiction ni n’acceptera aucune concession au profit de l’employeur.

«Nous sommes persuadés avoir l’appui des membres» lorsque les pourparlers reprendront, demain et mercredi dans le cas de la rédaction et de VSL, et jeudi et vendredi dans celui des ventes, a ajouté M. Wilson. «Au cours de la rencontre (de dimanche), il était clair que les gens sont avec nous et qu’ils sont déterminés à prendre position.»

Les 181 membres de la Guilde sont sans convention collective depuis le 1er juin. Le syndicat cherche à obtenir une entente de trois ans assortie d’une augmentation salariale de six pour cent, d’une augmentation importante de l’allocation de véhicule de 700$ à 900$ par mois, et d’améliorations au niveau des vacances, des soins de la vue et des primes de travail de nuit.

La direction de la Gazette a mis à pied en juin 45 employés de VSL, et exporté leur travail à une centre d’appels de CanWest à Winnipeg. Le syndicat se plaint également du transfert de plusieurs autres tâches (la mise en page de certaines pages et de la section Automobile, des fonctions de montage électronique des photos et de certains travaux de bureau) à des établissements non syndiqués de CanWest situés à Hamilton et à Winnipeg.

Les conventions des trois unités de négociation «interdisent clairement d’affecter de telles tâches soit à des employés du même employeurs non assujettis à notre convention collective, soit à des employés autres que ceux de la Gazette», a précisé Mme Leroux.

La direction souhaite également reclasser les reporters, photographes, artistes et critiques sous la fonction de «journalistes», afin de pouvoir les forcer à produire du contenu multimédia pour la Gazette en ligne et les portails internet de CanWest. Ce que cela signifie, selon Mme Leroux, c’est que les reporters et les critiques auraient à prendre des photographies et du métrage vidéo, tandis que les photographes devraient pour leur part rédiger des articles.

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