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Le 22 AOÛT 2008
Des locaux se mobilisent pour appuyer
les équipes
de négociations au cours
de pourparlers difficiles
Guilde des employés
de journaux de Montréal | Le
Local 30111 de SCA Canada
La
Ottawa Newspaper Guild | Le
Local 30205 de SCA Canada
Un grand nombre de membres des guildes
d’Ottawa et de Montréal sont attendus,
lundi, à l’occasion de réunions
simultanées à l’heure du lunch
destinées à démontrer leur appui à l’endroit
de leurs équipes de négociations.
Arnold Amber, directeur de SCA Canada,
dit que les locaux poursuivent des négociation
difficiles en vue de renouveler leurs conventions collectives
aux quotidiens The Gazette et The
Ottawa Citizen.
M. Amber précise que la question de la juridiction
constitue le principal enjeu à Montréal; à Ottawa,
c’est la question salariale. La sécurité d’emploi
constitue une autre priorité importante pour
les membres des deux quotidiens, propriété de
CanWest Global Corporation, qui ont mis à pied
des employés syndiqués pour transférer
leurs emplois à des emplacements non syndiqués
de l’entreprise.
«Bon nombre de nos membres sont tout feu tout
flamme à l’idée d’aller en
médiation (les 8 et 9 septembre)»,
précise Lois Kirkup, présidente de la
Ottawa Newspaper Guild (ONG).
Des T-shirts noirs seront distribués
aux membres des deux locaux, de même que des
macarons proclamant «Plus
pour moins? Non!»
Le scénario plus-pour-moins s’est avéré une
véritable peste pour le local d’Ottawa,
particulièrement dans la salle des nouvelles,
qui a été décimée par des
offres de départ volontaire et par l’attrition,
ajoute Mme Kirkup.
À Montréal, où les rangs des
syndiqués ont été réduits
par des mises à pied et par l’impartition
du travail, les membres se proposent de porter les
T-shirts au travail et de prendre part à des
manifestations à l’heure du lunch, explique
Mona Leroux, présidente de la Guilde des employés
de journaux de Montréal (GEJM).
La GEJM est bien déterminée à conserver
une clause de juridiction dans les trois conventions à renouveler,
après que le journal ait mis à pied en
juin 45 employés du service du tirage afin d’exporter
leur travail à un centre d’appel de l’entreprise
situé à Winnipeg.
Trois unités de négociations — rédaction,
tirage et publicité — sont depuis le 23
juillet en «position ouverte», ce qui signifie
que les deux parties peuvent déclencher légalement
une grève ou un lock-out. Les négociations,
pour les deux premières unités, sont
sensées reprendre à la fin du mois; des
pourparlers au sujet de la convention du service de
la publicité devraient avoir lieu les 3 et 4
septembre.
À Ottawa, où les parties seront en position
ouverte à partir du 10 septembre, l’ONG
cherche à obtenir une entente de trois ans comportant
des augmentations salariales générales
de 5, 4,5 et 4,5 pour cent. La compagnie désire
pour sa part ratifier une autre convention collective
de cinq ans et a offert de maigres augmentations salariales
s’échelonnant de un à deux pour
cent, bien en-deçà du plus récent
taux d’inflation de 3,1 pour cent établi
par Statistiques Canada. |