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Le 22 AOÛT 2008

Des locaux se mobilisent pour appuyer
les équipes de négociations au cours
de pourparlers difficiles

Guilde des employés de journaux de Montréal | Le Local 30111 de SCA Canada
La Ottawa Newspaper Guild | Le Local 30205 de SCA Canada

Un grand nombre de membres des guildes d’Ottawa et de Montréal sont attendus, lundi, à l’occasion de réunions simultanées à l’heure du lunch destinées à démontrer leur appui à l’endroit de leurs équipes de négociations.

Le 30 juillet 2008
(Ottawa) Une offre monétaire insultante entraîne le recours à la médiation


Le 28 juillet 2008
La question du champ d’application dominera la reprise des pourparlers à Montréal


Le 23 juillet 2008
(Ottawa) Les employés aux abois désirent des hausses de salaires importantes

Arnold Amber, directeur de SCA Canada, dit que les locaux poursuivent des négociation difficiles en vue de renouveler leurs conventions collectives aux quotidiens The Gazette et The Ottawa Citizen.

M. Amber précise que la question de la juridiction constitue le principal enjeu à Montréal; à Ottawa, c’est la question salariale. La sécurité d’emploi constitue une autre priorité importante pour les membres des deux quotidiens, propriété de CanWest Global Corporation, qui ont mis à pied des employés syndiqués pour transférer leurs emplois à des emplacements non syndiqués de l’entreprise.

«Bon nombre de nos membres sont tout feu tout flamme à l’idée d’aller en médiation (les 8 et 9 septembre)», précise Lois Kirkup, présidente de la Ottawa Newspaper Guild (ONG).

Des T-shirts noirs seront distribués aux membres des deux locaux, de même que des macarons proclamant «Plus pour moins? Non!»

Le scénario plus-pour-moins s’est avéré une véritable peste pour le local d’Ottawa, particulièrement dans la salle des nouvelles, qui a été décimée par des offres de départ volontaire et par l’attrition, ajoute Mme Kirkup.

À Montréal, où les rangs des syndiqués ont été réduits par des mises à pied et par l’impartition du travail, les membres se proposent de porter les T-shirts au travail et de prendre part à des manifestations à l’heure du lunch, explique Mona Leroux, présidente de la Guilde des employés de journaux de Montréal (GEJM).

La GEJM est bien déterminée à conserver une clause de juridiction dans les trois conventions à renouveler, après que le journal ait mis à pied en juin 45 employés du service du tirage afin d’exporter leur travail à un centre d’appel de l’entreprise situé à Winnipeg.

Trois unités de négociations — rédaction, tirage et publicité — sont depuis le 23 juillet en «position ouverte», ce qui signifie que les deux parties peuvent déclencher légalement une grève ou un lock-out. Les négociations, pour les deux premières unités, sont sensées reprendre à la fin du mois; des pourparlers au sujet de la convention du service de la publicité devraient avoir lieu les 3 et 4 septembre.

À Ottawa, où les parties seront en position ouverte à partir du 10 septembre, l’ONG cherche à obtenir une entente de trois ans comportant des augmentations salariales générales de 5, 4,5 et 4,5 pour cent. La compagnie désire pour sa part ratifier une autre convention collective de cinq ans et a offert de maigres augmentations salariales s’échelonnant de un à deux pour cent, bien en-deçà du plus récent taux d’inflation de 3,1 pour cent établi par Statistiques Canada.

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