LE 5 JUIN 2008

Les employés d’une agence de publicité
ratifient une convention de trois ans
qui leur procure une sécurité financière

Sault Ste. Marie Typographical Union | Le Local 30746 de SCA Canada

Les membres d’une petite unité de négociation dont les membres travaillent chez Brooks Marketing Resources, à Sault Ste. Marie, viennent de ratifier une nouvelle convention collective de trois ans.

L’entente, une troisième convention collective pour l’unité de sept membres, comprend des améliorations au niveau des vacances, du kilométrage, des congés statutaires et des salaires.

Mais ce qui est encore plus l’important, l’entreprise a accepté pour la première fois de créer, pour les employés ayant au moins cinq ans d’ancienneté, un RÉER auquel elle contribuera un dollar pour chaque dollar versé par l’employé, et ce jusqu’à concurrence de 1000$ par an, au lieu de créer un régime de retraite.

Tous les employés, sauf un, seront en mesure de participer à ce régime d’ici l’échéance de la convention.

L’entreprise, une agence de publicité à service intégral servant principalement les industries des loteries, du jeu et du tourisme, ne possède pas de régime de pension.

«C’est une très bonne entente pour ces membres, qui leur procure finalement une certaine mesure de sécurité pour l’avenir», a commenté Elaine Mills, présidente de la Sault Ste. Marie Typographical Union, qui représente également les travailleurs du Sault Star.

«Je crois que l’employeur a finalement compris qu’une main-d’œuvre constante est préférable à une main-d’œuvre éphémère, et ces employés désiraient une certaine sécurité pour leur avenir», a expliqué Mme Mills.

L’entente, ratifiée mardi, prévoit des augmentations de salaire annuelles de 2,0, 2,5 et 2,5 pour cent. Elle procure également aux employés une cinquième semaine de vacance après 15 années de service, et ajoute la journée de la famille récemment adoptée par l’Ontario aux 10 congés statutaires déjà prévus dans l’entente.

Les indemnités de déplacement ont également été augmentées des 38 cents à 42 cents par kilomètre.

Le syndicat a résisté avec succès à une demande de l’entreprise de réduire de neuf à six les journées de congés de maladie.

Par contre, le syndicat a accepté une proposition de l’employeur à l’effet que les employés soumettent chaque jour une feuille de présence, une pratique qui avait déjà plus ou moins cours depuis quelques temps.