Le 14 avril 2008

Une lutte au leadership très intense
fouette l’intérêt des membres canadiens

La direction future de la Newspaper Guild
repose sur le résultat des élections

Une course électorale musclée, qui va déterminer la direction de The Newspaper Guild (TNG), pousse des membres individuels de SCA Canada et certains de ses locaux à choisir des candidats et à endosser leurs favoris sur la place publique.

Bien qu’il n’y aura pas de lutte, au nord de la frontière, pour attribuer les deux postes les plus élevés de SCA Canada – le directeur Arnold Amber et le directeur adjoint Martin O'Hanlon ayant été réélus sans opposition – la lutte entre les deux «camps» pour les postes cadres de TNG, son palier international, est devenue décidément plus musclée.

Le 2 avril 2008
Amber et O'Hanlon conservent leurs postes de directeur et d’adjoint


Le 26 février 2008
L’arrivée de Pittman crée un duel pour le poste de V.-P. de l’Est


Le 20 novembre 2007
Saxberg briguera la vice-présidence de l’Est du Canada


Le 14 septembre 2007
Kirkup se porte candidate à la présidence internationale


Les membres doivent choisir le président, le secrétaire-trésorier et le président international de TNG. Il s’agit de la première élection présidentielle à être tenue depuis que les guildes des médias, au Canada, ont décidé en 1995 de demeurer avec TNG et de s’affilier aux Travailleurs en Communication d’Amérique du Nord (TCA).

L’élection de cette année présente une autre rareté: deux groupes internes s’affrontent pour les postes de direction de TNG. Il faut reculer de 53 ans pour voir un président et un secrétaire-trésorier de ce «syndicat de travailleurs des journaux» se dresser l’un contre l’autre.

Dans cette course, la présidente actuelle Linda Foley, sous la bannière Team Guild, se mesure à son ancien coéquipier, le secrétaire-trésorier Bernie Lunzer, dont la coalition s’est donné pour nom A Stronger Guild.

L’équipe de Mme Foley comprend Scott Stephens, un journaliste de Cleveland qui brigue le poste de secrétaire-trésorier, ainsi que Lois Kirkup, présidente de la Ottawa Newspaper Guild, qui convoite le poste de présidente internationale. L’équipe de M. Lunzer comprend Carol Rothman, une représentante aux ventes de Philadelphie qui brigue le poste de secrétaire-trésorier, et Connie Knox, une réviseure de textes de Baltimore qui désire occuper la présidence internationale.

(Les postes de président et de secrétaire-trésorier sont des postes rémunérés à plein temps. Les deux officiers assurent la gestion quotidienne du syndicat avec l’aide d’un personnel à plein temps. La présidence internationale, un poste bénévole, préside aux réunions du conseil exécutif de TNG. Les électeurs ne sont pas obligés de choisir les mêmes candidats d’une équipe en particulier; ils ont le loisir de choisir n’importe quelle candidat pour chaque poste à combler.)

Les membres de SCA Canada qui demeurent à l’est du Manitoba trouveront de plus sur leur bulletin de vote les noms de deux candidats au poste de vice-président de l’Est du Canada: Darren Pittman, président de la Halifax Typographical Union, et Barbara Saxberg, directrice de l’éducation de la Guilde canadienne des médias. (Le vice-président de l’Ouest du Canada, Scott Edmonds, vice-président de la GCM, a été réélu par acclamation.) Les deux V.-P. canadiens siègent au conseil exécutif de TNG et sont également membres de l’exécutif de SCA Canada.

Quelque 30 000 membres domiciliés au Canada, aux États-Unis et à Puerto Rico auront le droit de voter lors de cette élection, organisée et gérée par un comité électoral dans près de 100 locaux. Le vote aura lieu entre le 24 et le 29 avril, en personne ou par la poste.

Alors que le vote débutera dans un peu plus d’une semaine, les candidats présidentiels s’efforcent de «faire sortir» le vote. M. Lunzer prévoit envoyer des cartes postales pour inciter les membres à voter, tandis que Mme Foley s’apprête à faire une visite de campagne à Toronto. Les deux candidats font campagne sur la route depuis le début mars.

En tant que directeur, M. Amber encourage les membres canadiens à faire entendre leur voix au sein de ce syndicat fièrement démocratique.

«Plusieurs membres croient que leur local (SCA Canada) est en fait le syndicat, mais ils négligent le fait que leur local est relié de très près aux paliers national et international», explique M. Amber. «Les politiques établies au niveau supérieur du syndicat exercent un impact direct sur ce qui se passe dans les locaux canadiens.»

«C’est particulièrement vrai à l’occasion d’une crise, lorsque des décisions doivent être prises sur des sujets comme l’approbation d’aller en grève, les appuis, et la continuité des prestations de maladie fournies par l’employeur pendant un arrêt de travail.»

«Il est dans notre meilleur intérêt, au Canada, d’avoir une bonne participation à l’élection», ajoute M. Amber, «et que les gens votent pour les candidats qui, à leur avis, établiront les meilleures politiques et gèreront le mieux le syndicat. C’est d’une importance fondamentale pour tous les membres.»

Néanmoins, au niveau international, il ajoute qu’il est important que les Canadiens – qui constituent environ un tiers des électeurs de la guilde – «prouvent qu’ils sont engagés au sein de leur syndicat et qu’ils ont leur mot à dire au niveau de sa direction.»

La Guilde canadienne des médias, le plus important local de SCA Canada qui comprend environ 8000 membres travaillant à la SCR/CBC, La Presse canadienne, Reuters et plusieurs réseaux de télévision, a interrogé les candidats au leadership au sujet de questions qui intéressent particulièrement les gens au nord du 49e Parallèle. La GCM, qui demeurent neutre à l’occasion de cette élection, a fait circuler aux membres son évaluation des positions que défendent les candidats au sujet de questions canadienne, de même que les réponses des candidats à certaines questions.

Le vote tenu à la fin du mois mettra un terme à presque une année de campagne, qui a débuté en mai dernier lorsque M. Lunzer a annoncé sa candidature à la vice-présidence.

Les premières ouvertures publiques et les signes d’une bataille royale imminente se sont fait sentir pendant la conférence sectorielle de TNG à Toronto, en juillet 2007. Les discours prononcés par Mme Foley et M. Lunzer avaient sans aucun doute été rédigés de façon à lancer les bases de leurs campagnes électorales respectives.

Depuis, les deux candidats ont rassemblé leurs équipes de leadership respectives et cherchent l’appui des différents groupes de membres en Amérique du Nord. Les deux se sont amplement servis de l’internet pour rallier des appuis, lever des fonds et distribuer du matériel de campagne par téléchargements et par courriel.

L’animosité entre les deux camps est devenue évidente bien avant le lancement officiel des deux campagnes électorales à la suite des mises en candidatures officielles, à la fin de février, au cours de la conférence sectorielle de TNG au Rhode Island. Les premiers signes sont apparus en octobre dernier en Oregon, lorsque M. Lunzer et Mme Foley ont pris part à une réunion du conseil de district, et se sont lancé des flèches sur des questions de négociation et de gérance financière.

Les échanges sont devenus encore plus pointus en janvier, au cours d’une réunion à New York, alors que le Guild Reporter a écrit que M. Lunzer à «critiqué le style de prise de décisions de Foley, l’accusant de créer des ententes en coulisse … (tandis que) l’équipe de Foley a de son côté accusé Lunzer d’incompétence et de mauvaise gestion des fonds du syndicat.»

Une autre controverse a éclaté lorsque le site web Team Guild de l’équipe Foley a publié une vidéo dans laquelle elle critique M. Lunzer pour, à son avis, ne pas offrir suffisamment d’appuis à l’endroit de la liberté de la presse, parce qu’il avait critiqué en 2005 ses commentaires au sujet des attaques de militaires américains contre des journalistes. M. Lunzer défend et explique sa position dans la section blogue du site web de son équipe. Il a de plus publié quelques vidéos de son cru.