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Le 14 avril 2008
Une lutte au leadership très
intense
fouette l’intérêt des membres canadiens
La
direction future de la Newspaper Guild
repose sur le
résultat des élections
Une course électorale musclée,
qui va déterminer la direction de The Newspaper
Guild (TNG), pousse des membres individuels de SCA
Canada et certains de ses locaux à choisir
des candidats et à endosser leurs favoris sur
la place publique.
Bien qu’il n’y aura pas de lutte, au
nord de la frontière, pour attribuer les deux
postes les plus élevés de SCA Canada – le
directeur Arnold Amber et le directeur adjoint Martin
O'Hanlon ayant été réélus
sans opposition – la lutte entre les deux «camps» pour
les postes cadres de TNG, son palier international,
est devenue décidément plus musclée.
Les membres doivent choisir le président,
le secrétaire-trésorier et le président
international de TNG. Il s’agit de la première élection
présidentielle à être tenue depuis
que les guildes des médias, au Canada, ont décidé en
1995 de demeurer avec TNG et de s’affilier aux
Travailleurs en Communication d’Amérique
du Nord (TCA).
L’élection de cette année présente
une autre rareté: deux groupes internes s’affrontent
pour les postes de direction de TNG. Il faut reculer
de 53 ans pour voir un président et un secrétaire-trésorier
de ce «syndicat de travailleurs des journaux» se
dresser l’un contre l’autre.
Dans cette course, la présidente
actuelle Linda
Foley, sous la bannière Team
Guild, se mesure à son
ancien coéquipier, le secrétaire-trésorier
Bernie
Lunzer, dont la coalition s’est donné pour
nom A Stronger
Guild.
L’équipe de Mme Foley
comprend Scott
Stephens, un journaliste de Cleveland
qui brigue le poste de secrétaire-trésorier,
ainsi que Lois
Kirkup, présidente de la Ottawa
Newspaper Guild, qui convoite le poste de présidente
internationale. L’équipe de M. Lunzer comprend
Carol
Rothman, une représentante aux ventes de
Philadelphie qui brigue le poste de secrétaire-trésorier,
et Connie
Knox, une réviseure de textes de Baltimore
qui désire occuper la présidence internationale.
(Les postes de président et de secrétaire-trésorier
sont des postes rémunérés à plein
temps. Les deux officiers assurent la gestion quotidienne
du syndicat avec l’aide d’un personnel à plein
temps. La présidence internationale, un poste
bénévole, préside aux réunions
du conseil exécutif de TNG. Les électeurs
ne sont pas obligés de choisir les mêmes
candidats d’une équipe en particulier; ils
ont le loisir de choisir n’importe quelle candidat
pour chaque poste à combler.)
Les membres de SCA Canada qui
demeurent à l’est
du Manitoba trouveront de plus sur leur bulletin de vote
les noms de deux candidats au poste de vice-président
de l’Est du Canada: Darren
Pittman, président
de la Halifax Typographical Union, et Barbara
Saxberg,
directrice de l’éducation de la Guilde canadienne
des médias. (Le vice-président de l’Ouest
du Canada, Scott Edmonds, vice-président de la
GCM, a été réélu par acclamation.)
Les deux V.-P. canadiens siègent au conseil exécutif
de TNG et sont également membres de l’exécutif
de SCA Canada.
Quelque 30 000 membres domiciliés au Canada,
aux États-Unis et à Puerto Rico auront
le droit de voter lors de cette élection, organisée
et gérée par un comité électoral
dans près de 100 locaux. Le vote aura lieu entre
le 24 et le 29 avril, en personne ou par la poste.
Alors que le vote débutera dans un peu plus d’une
semaine, les candidats présidentiels s’efforcent
de «faire sortir» le vote. M. Lunzer prévoit
envoyer des cartes postales pour inciter les membres à voter,
tandis que Mme Foley s’apprête à faire
une visite de campagne à Toronto. Les deux candidats
font campagne sur la route depuis le début mars.
En tant que directeur, M. Amber
encourage les membres canadiens à faire entendre leur voix au sein de
ce syndicat fièrement démocratique.
«Plusieurs membres croient que leur local (SCA
Canada) est en fait le syndicat, mais ils négligent
le fait que leur local est relié de très
près aux paliers national et international»,
explique M. Amber. «Les politiques établies
au niveau supérieur du syndicat exercent un impact
direct sur ce qui se passe dans les locaux canadiens.»
«C’est particulièrement vrai à l’occasion
d’une crise, lorsque des décisions doivent être
prises sur des sujets comme l’approbation d’aller
en grève, les appuis, et la continuité des
prestations de maladie fournies par l’employeur
pendant un arrêt de travail.»
«Il est dans notre meilleur intérêt,
au Canada, d’avoir une bonne participation à l’élection»,
ajoute M. Amber, «et que les gens votent pour les
candidats qui, à leur avis, établiront
les meilleures politiques et gèreront le mieux
le syndicat. C’est d’une importance fondamentale
pour tous les membres.»
Néanmoins, au niveau international, il ajoute
qu’il est important que les Canadiens – qui
constituent environ un tiers des électeurs
de la guilde – «prouvent qu’ils sont
engagés au sein de leur syndicat et qu’ils
ont leur mot à dire au niveau de sa direction.»
La Guilde canadienne des médias,
le plus important local de SCA Canada qui comprend environ
8000 membres travaillant à la SCR/CBC, La Presse
canadienne, Reuters et plusieurs réseaux de télévision,
a interrogé les candidats au leadership au sujet
de questions qui intéressent particulièrement
les gens au nord du 49e Parallèle. La GCM, qui
demeurent neutre à l’occasion de cette élection,
a fait circuler aux membres son évaluation des
positions que défendent les candidats au sujet
de questions canadienne, de même que les
réponses
des candidats à certaines questions.
Le vote tenu à la fin du mois
mettra un terme à presque une année de
campagne, qui a débuté en mai dernier lorsque
M. Lunzer a annoncé sa candidature à la
vice-présidence.
Les premières ouvertures publiques et les signes
d’une bataille royale imminente se sont fait sentir
pendant la conférence sectorielle de TNG à Toronto,
en juillet 2007. Les discours prononcés par Mme
Foley et
M. Lunzer avaient
sans aucun doute été rédigés
de façon à lancer les bases de leurs campagnes électorales
respectives.
Depuis, les deux candidats ont
rassemblé leurs équipes
de leadership respectives et cherchent l’appui
des différents groupes de membres en Amérique
du Nord. Les deux se sont amplement servis de l’internet
pour rallier des appuis, lever des fonds et distribuer
du matériel de campagne par téléchargements
et par courriel.
L’animosité entre les
deux camps est devenue évidente bien avant le
lancement officiel des deux campagnes électorales à la
suite des mises en candidatures officielles, à la
fin de février, au cours de la conférence
sectorielle de TNG au Rhode Island. Les
premiers signes sont apparus en octobre dernier en Oregon,
lorsque M. Lunzer et Mme Foley ont pris part à une
réunion du conseil de district,
et se sont lancé des flèches sur des questions
de négociation et de gérance financière.
Les échanges sont devenus encore
plus pointus en janvier, au cours d’une réunion à New
York, alors que le Guild Reporter a écrit que
M. Lunzer à «critiqué le style de
prise de décisions de Foley, l’accusant
de créer des ententes en coulisse … (tandis
que) l’équipe de Foley a de son côté accusé Lunzer
d’incompétence et de mauvaise gestion des
fonds du syndicat.»
Une autre controverse a éclaté lorsque le site web Team Guild
de l’équipe Foley a publié une vidéo
dans laquelle elle critique M. Lunzer pour, à son
avis, ne pas offrir suffisamment d’appuis à l’endroit
de la liberté de la presse, parce qu’il
avait critiqué en 2005 ses commentaires au sujet
des attaques de militaires américains contre des
journalistes. M. Lunzer défend
et explique sa
position dans la section blogue du site web de son équipe.
Il a de plus publié quelques vidéos de
son cru. |