Le 10 JANVIER 2008

Un nouvel employeur et de vieilles attitudes donnent le ton aux pourparlers à l’usine de produits alimentaires

L’Association des employés de bureau de Schneider | Le Local 30009 de SCA Canada

Même sous une nouvelle direction, les membres du comité de négociation d’une usine de produits alimentaires se buttent à la même vieille belligérance antisyndicale dont a toujours fait preuve leur ancien employeur.

Le 25 novembre 2005
La «victoire» de l’entreprise au niveau de la convention se transforme en échec: les collets blancs quittent pour travailler ailleurs


Le 07 mars 2005
Un piquetage d’information rallie les travailleurs de bureau contre leur employeur réticent


Selon Arthur Lacroix, président de la Schneider Office Employees' Association (SOEA), les négociations sont «en quelque sorte» en cours en vue de renouveler la convention collective échue en novembre.

«Les choses sont différentes avec Maple Leaf» — qui a pris le contrôle des aliments Schneider en 2004 — «mais il reste à voir s’ils seront mieux», affirme M. Lacroix sans trop d’espoir.

M. Lacroix soutient que l’entreprise retarde le déménagement de ses collets blancs à son établissement de Kitchener, Ont., (où ils deviendraient automatiquement membres de la SOEA) jusqu’à ce que la convention soit déterminée.

Les principaux sujets de négociation pour les membres du local, qui a déjà regroupé 170 travailleurs mais n’en compte plus que 75, continuent d’être les salaires, la sécurité d’emploi et les clauses de séparation. Les employés, qui occupent des postes en technologies de l’information, en administration, en finance ou font du travail de bureau, ont du se contenter en 2005 d’une entente peu satisfaisante et font face de nouveau, cette année, à des pressions en vue d’accepter des concessions.

M. Lacroix ajoute que l’entreprise cherche à mettre un terme aux examens de rendement, qui déterminent la position d’un employé sur la grille des salaires, «parce qu’elle souhaite prendre elle-même les décisions relatives aux salaires, et les soustraire au processus de griefs».

Pour les membres, l’accès garanti au processus de griefs a été un des principaux sujets de négociations de la convention, il y a deux ans, alors que l’entreprise effectuait le transfert de plusieurs emplois à Mississauga, fait-il remarquer.

Les Aliments Maple Leaf, qui ont adopté au cours des années 1990 une stratégie visant à maximiser les profits en réduisant les dépenses, ont connu deux décades de fortes turbulences syndicales sous forme de grèves ou de lockouts, à leurs usines situées à travers le pays.