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Le 10 JANVIER 2008
Un nouvel employeur et de vieilles attitudes
donnent le ton aux pourparlers à l’usine de produits
alimentaires
L’Association
des employés de bureau de Schneider | Le
Local 30009 de SCA Canada
Même sous une nouvelle direction,
les membres du comité de négociation
d’une usine de produits alimentaires se buttent à la
même vieille belligérance antisyndicale
dont a toujours fait preuve leur ancien employeur.
Selon Arthur Lacroix, président
de la Schneider Office Employees' Association (SOEA),
les négociations sont «en quelque sorte» en
cours en vue de renouveler la convention collective échue
en novembre.
«Les choses sont différentes avec Maple
Leaf» — qui a pris le contrôle des
aliments Schneider en 2004 — «mais il reste à voir
s’ils seront mieux», affirme M. Lacroix
sans trop d’espoir.
M. Lacroix soutient que l’entreprise retarde
le déménagement de ses collets blancs à son établissement
de Kitchener, Ont., (où ils deviendraient automatiquement
membres de la SOEA) jusqu’à ce que la
convention soit déterminée.
Les principaux sujets de négociation pour les
membres du local, qui a déjà regroupé 170
travailleurs mais n’en compte plus que 75, continuent
d’être les salaires, la sécurité d’emploi
et les clauses de séparation. Les employés,
qui occupent des postes en technologies de l’information,
en administration, en finance ou font du travail de
bureau, ont du se contenter en 2005 d’une entente
peu satisfaisante et font face de nouveau, cette année, à des
pressions en vue d’accepter des concessions.
M. Lacroix ajoute que l’entreprise cherche à mettre
un terme aux examens de rendement, qui déterminent
la position d’un employé sur la grille
des salaires, «parce qu’elle souhaite prendre
elle-même les décisions relatives aux
salaires, et les soustraire au processus de griefs».
Pour les membres, l’accès garanti au
processus de griefs a été un des principaux
sujets de négociations de la convention, il
y a deux ans, alors que l’entreprise effectuait
le transfert de plusieurs emplois à Mississauga,
fait-il remarquer.
Les Aliments Maple Leaf, qui
ont adopté au
cours des années 1990 une stratégie visant à maximiser
les profits en réduisant les dépenses,
ont connu deux décades de fortes turbulences
syndicales sous forme de grèves ou de lockouts, à leurs
usines situées à travers le pays.
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