Le 17 juillet 2007

Un arbitre maintien les clauses
de congés payés de la convention

La Guilde canadienne des médias | Le Local 30213 de SCA Canada

Un arbitre a décidé que la CBC avait tort en refusant un congé non payé d'une année à un membre de la Guilde qui travaille à CBC-TV. L'arbitre Stephen Raymond a accordé le congé.

La décision de M. Raymond est une bonne nouvelle pour les employés qui désirent un congé pour des raisons personnelles ou professionnelles.

«(Les) dispositions de cette convention collective sont généreuses en ce qui concerne le droit de l'employé à un congé non payé,» a écrit M. Raymond.

«Nous sommes très heureux qu'un tiers neutre interprète les dispositions de la convention de la même façon que nous,» dit Marc-Philippe Laurin, président de la sous-section Radio-Canada de la GCM. «La décision confirme que les gens ont une autre option que démissionner pour prendre une pause du travail et éprouver de nouvelles expériences dans la vie. Nous nous attendons à ce que tous les employés aient un accès équitable à une telle occasion.»

M. Raymond a souligné que la direction de CBC/Radio-Canada doit s'efforcer de répondre aux besoins de l'employé en vertu de l'article 71.1.

En deuxième lieu, il a indiqué que le congé devient «presque automatique» s'il n'y a pas d'obstacles opérationnels. Et, pour déterminer si les exigences opérationnelles jouent un rôle, il a dit que l'employeur doit pouvoir dire que «nous avons besoin de faire cela et dans son absence nous serons dans l'impossibilité de le faire.»

Le fait que la personne soit un «bon employé» qui est «difficile à remplacer à cause de son expérience» ne constitue pas une raison légitime pour refuser un congé. M. Raymond a constaté que la direction de la CBC n'avait même pas «songé au remplacement de l'employé qui a déposé le grief.»

En troisième lieu, il a déclaré que le fait que le congé en question n'entraîne pas d'avantages pour la carrière de l'employé, et donc pour la CBC, ne peut servir de prétexte à un refus. M. Raymond a écrit que l'on ne peut pas refuser un congé en se basant sur l'absence d'un avantage pour la Société; la présence d'un avantage peut plutôt servir de raison pour accorder un congé malgré des exigences opérationnelles.

D'autres dispositions de la convention collective permettent d'autres types de congés, y compris des «congés spéciaux» (article 72) pour «aider les membres du personnel à faire face à des problèmes personnels ou à des situations imprévues qui les touchent ou touchent leur famille immédiate. Un congé spécial peut être accordé à l'occasion d'événements perturbant la vie familiale comme une maladie..., un déménagement, ou pour le mariage de l'employé ou le jour de sa comparution en cour pour un divorce.»

(Cet article a tout d'abord été publié sur le site Web de la Guilde canadienne des médias.)