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Le 23 FÉVRIER 2007
Le ministère du Travail ordonne aux membres
de voter sur l’offre finale
de ce quotidien de la chaîne
Osprey
Northern Ontario Newspaper Guild | Le
Local 30232 de TNG Canada
La direction du Sudbury
Star, un
quotidien appartenant à Osprey Media, semble
absolument incapable d’accepter un «non» comme
réponse.
Refusant d’accepter qu’un récent
vote de grève signifie la répudiation
de ses propositions d’entente, le quotidien a
entrepris la démarche relativement rare de demander
au ministère du Travail de forcer un vote des
membres au sujet de ce qu’elle qualifie «d’offre
finale». Le vote, qui aura lieu le vendredi 2
mars, sera supervisé par la Commission des relations
de travail de l’Ontario.
À la fin de novembre, plus
de 80 pour cent de la cinquantaine de membres du local
ont voté à 93 pour cent contre l’offre
d’entente déposée par la direction
du quotidien, au terme de deux journées de médiation.
Selon Denis St. Pierre, président de la Northern
Ontario Newspaper Guild, cette offre exige des concessions
majeures et ne satisfait aucune des principales revendications
du syndicat, notamment au niveau de la sécurité d’emploi,
des indemnités de départ, du régime
de retraite, des salaires et des indemnités
d’utilisation de véhicules privés.
Après avoir apporté une modification à sa
proposition – le retrait de clauses permettant à Osprey
de transférer à son gré des emplois
en sous-traitance à ses centres d’appels – l’entreprise
l’a présentée au comité de
négociation à titre d’offre finale.
Les membres, qui travaillent dans tous les services
du Star, ont refusé de voter sur cette offre
lors d’une réunion tenue à la fin
de janvier, choisissant plutôt de tenir un vote
de grève au cours duquel 100 pour cent des employés à temps
partiel et 63 pour cent des employés à temps
plein se sont prononcés en faveur.
M. St. Pierre dit que l’attitude et la conduite
de l’entreprise, pendant les négociations
en vue de renouveler la convention collective échue
depuis le printemps dernier, se sont avérées
décevantes pour le comité de négociation,
qui avait décidé dès le début
d’adopter une attitude conciliatoire dans le
but d’éviter un conflit de travail.
Il ajoute que le Star ne jouit
pas d’une très
bonne réputation dans la ville très pro-syndicale
de Sudbury, après avoir connu six lockouts ou
grèves au cours des 30 dernières années.
Un lockout de quatre mois, décrété par
Osprey en 2002-03 s’est avéré désastreux,
ajoute M. St. Pierre.
Malheureusement, dit-il, «l’entreprise
a jusqu’à maintenant adopté une
attitude autocratique qui empêche un vrai dialogue,
et a négocié en faisant des offres ‘à prendre
ou à laisser’».
Toujours selon M. St. Pierre,
si les membres se prononcent vendredi prochain contre
les offres finales de l’entreprise,
le syndicat tentera de convaincre l’employeur
de retourner à la table de négociation.
La Guilde demeure déterminée à négocier
une entente juste, et «nous ne désirons
pas entreprendre de moyens de pression à moins
d’y être contraints». |