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Le 15 DÉcembre 2006
Les travailleurs syndiqués du quotidien s’allient à
la population locale pour
contrer la politique d’impartition d’Osprey
Sault
Ste Marie Typographical Union | Le
Local 30746 de TNG Canada
Après avoir rallié les
troupes de la communauté contre les politiques
d’impartition des emplois d’Osprey, un
petit local de la Guilde a réussi à vaincre
les efforts de l’entreprise en vue d’externaliser
leurs emplois et d’obtenir de nouvelles concessions.
«Ce n’est pas la convention
collective idéale, mais elle ne comporte pas
de rétrocessions, et nous avons acquis certaines
améliorations», a expliqué la présidente
du Sault Ste Marie Typographical Union, Linda Richardson,
visiblement heureuse des résultats obtenus au
nom des 35 membres du local.
Les membres ont participé en grand nombre au
vote de mardi soir, qui a permis à trois unités
de négociations – rédaction, publicité et
distribution-salle du courrier – d’entériner
en grande majorité la ratification de l’entente
qui leur était soumise.
Les employés du Sault
Star, dont la convention
est échue depuis la fin d’août,
recevront une prime de 500$ pour avoir signé le
pacte de trois ans, qui leur accorde des augmentations
annuelles de 2,25, 2,0 et 2,25 pour cent.
En outre, a ajouté Mme Richardson, les monteurs
d’annonces ont remporté une augmentation
horaire en plus des augmentations générales;
certaines améliorations ont été apportées
aux indemnités différentielles de nuit
et de postes fractionnés ainsi qu’à l’indemnité de
kilométrage; et l’indemnité de
départ a été améliorée.
Après deux journées de pourparlers au
début de novembre, l’équipe de
négociations avait décidé de se
rendre directement en conciliation. À la fin
de deux journées de travail en compagnie d’un
conciliateur les 7 et 8 décembre, Osprey avait
retiré de la table toutes ses propositions de
rétrocession.
La plus sérieuse menace était une lettre
qu’Osprey désirait imposer au local, qui
aurait donné à l’entreprise la
possibilité de transférer ou de réassigner
du travail à d’autres publications ou
divisions.
Au cours de l’an dernier, Osprey a limogé plusieurs
employés de longue date de ses quotidiens syndiqués
de l’Ontario, et recruté du personnel
pour deux centres d’appels créés
par l’entreprise à Sarnia et à Niagara
Falls; ces employés peu payés s’occupent
de la distribution et des annonces classées
de la chaîne de journaux. Depuis, les clients
sont forcés de transiger avec des étrangers
situés au loin, qui ne connaissent rien de leur
communauté.
La menace de l’impartition des emplois au Sault
Star a poussé le conseil municipal à endosser
fermement le syndicat.
Mme Richardson est convaincue
que ce solide appui a énormément contribué au retrait
des propositions de rétrocession.
«Ce qui a vraiment été surprenant»,
ajoute-t-elle, «c’est que nous y sommes
parvenu en quatre jours. Généralement,
il nous faut beaucoup de temps pour parvenir à une
entente. Je ne me souviens pas d’une seule fois
où nous n’avons pas eu recours à la
médiation.»
Lorsque TNG Canada a lancé sa campagne Keep
Our Newspapers Local et organisé une protestation
de cinq jours en février dernier, la réaction
des citoyens de Sault Ste Marie a été formidable.
Le Conseil municipal a adopté une résolution
condamnant l’abolition d’emplois locaux.
Des centaines d’abonnés du Star ont signé des
cartes électroniques protestant l’impartition
des emplois, et d’autres médias locaux
ont exprimé leur appui envers le syndicat.
Ce ne sont là que des développements
récents. Dans le passé, avant qu’Osprey
soit propriétaire du Sault
Star, les membres
en grève de la Guilde ont bénéficié de
l’appui de plusieurs annonceurs et de plusieurs
lecteurs, qui avaient annulé leur abonnement
au journal afin d’exprimer leur désaccord
avec les assauts de la direction à l’endroit
du syndicat. En une autre occasion, le local avait
refusé de tenir un vote de grève afin
de continuer de fournir aux résidents du Sault
un journalisme de qualité. Encore une fois,
le public avait endossé leurs tentatives en
vue d’obtenir une convention équitable. |