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Le 07 DÉcembre 2006
Osprey Media se mesure à un
local
qui bénéficie d’un appui
communautaire remarquable
Sault
Ste Marie Typographical Union | Le
Local 30746 de TNG Canada
Le PDG d’Osprey Media, Michael
Sifton, pourrait faire face à beaucoup plus
de résistance, envers sa politique d’impartition
des emplois, qu’il ne croit possible de la part
d’un local de la Guilde comprenant 35 membres.
Le Sault Ste Marie Typographical
Union est peut-être petit, mais il entame aujourd’hui
la conciliation en bénéficiant de l’histoire.
Cette histoire regorge d’exemples de soutien
communautaire fervent envers les gens qui produisent
leur précieux Sault Star.
Linda Richardson, présidente du local et journaliste
au quotidien, dit que «l’entreprise a déposé sur
la table plusieurs propositions de reprises» lorsque
les pourparlers ont débuté les 1er et
2 novembre derniers en vue de renouveler la convention
collective qui prenait fin à la fin d’août.
À la fin de la seconde journée, le comité de
négociations a décidé d’entreprendre
une conciliation. «La sécurité d’emploi
est une question vraiment très importante (pour
les membres)», a expliqué Mme Richardson,
et «Osprey désire pouvoir transférer
ou réassigner du travail à d’autres
publications ou services».
Au cours de l’année dernière,
Osprey a mis à pied plusieurs employés
de longue date de ses quotidiens syndiqués de
l’Ontario, et à doté deux centres
d’appels établis à Sarnia et à Niagara
Falls de travailleurs à temps partiel mal payés
qui s’occupent, pour la chaîne de quotidiens,
des questions de circulation et de d’annonces
classées. Les clients sont forcés de
transiger avec des étrangers situés dans
des régions éloignés qui ne connaissent
rien de leur collectivité, et plusieurs ont
fait savoir qu’ils ne sont pas heureux de cette
situation.
Lorsque TNG Canada a lancé sa campagne Keep
Our Newspapers Local et tenu une protestation dans
cinq villes, en février dernier, la réaction
du public de Sault Ste Marie a été extraordinaire.
Même le conseil municipal s’en est mêlé,
en adoptant une résolution condamnant l’élimination
des emplois locaux. Des centaines de clients du Star
ont signé des cartes électroniques afin
de protester contre l’impartition des emplois,
et les médias locaux se sont montrés
en faveur du syndicat.
Mais il ne s’agit-là que de l’histoire
récente. Dans le passé, avant qu’Osprey
devienne propriétaire du Sault
Star, les membres
de la Guilde en grève ont bénéficié de
l’appui de plusieurs lecteurs et annonceurs,
qui avaient annulé leur abonnement au journal
en guise de protestation contre l’attaque des
gestionnaires contre le syndicat. En une autre occasion,
le Local avait refusé de tenir un vote de grève,
en affirmant vouloir continuer de fournir un journalisme
de qualité aux résidents du Sault. Encore
une fois, le public les avaient appuyé dans
leur recherche d’une convention juste.
Cette fois-ci, Osprey cherche à annuler deux
lettres d’entente qui interdisent l’impartition
du travail au niveau de deux unités de négociation
qui comprennent les services de la circulation et des
annonces classées, ainsi qu’une clause
restreignant ke recours aux pigistes dans le service
de la rédaction. L’entreprise cherche
de plus à plafonner les dépenses d’assurances
pour les employés qui se servent de leur véhicule
personnel au travail, et à réduire de
7,5 à quatre heures la rémunération
des jours fériés statutaires.
De son côté, le local cherche à obtenir
des améliorations au niveau du kilométrage,
des vacances et des salaires. |