Le 01 DÉCembre 2006

Un syndicaliste et journaliste
chevronné succède à Amber à la présidence
de la subdivision SRC/CBC

La Guilde canadienne des médias | Le Local 30213 de TNG Canada

Marc-Philippe Laurin a été choisi par ses collègues pour succéder à Arnold Amber, qui a démissionné de son poste de président de la subdivision SRC/CBC de la Guilde canadienne des médias, en octobre dernier, afin de devenir directeur à temps plein de TNG Canada/CWA.

Photo: Jack Wilson
Marc-Philippe va diriger la subdivision de la SRC/CBC de la GCM au cours des 12 prochains mois.
Le 03 octobre 2005
La GCM et RC signent une entente de principe


Le 15 décembre 2003
La Guilde remporte le vote à la SRC/CBC


M. Laurin a défait deux autres candidats pour ce poste, à l’occasion d’une élection nationale partielle à laquelle ont pris part sur l’Internet, entre les 27 et 30 octobre, 937 membres qui travaillent à la SRC/CBC. Le journaliste vétéran trilingue va terminer la dernière année du mandat de trois ans de M. Amber.

La lutte a été serrée; Barbara Saxberg a obtenu 332 votes, 50 de moins que le vainqueur, tandis que Pierre Claveau a pour sa part reçu l’appui de 213 membres.

Le poste de secrétaire de la subdivision était également en jeu au cours de l’élection; il a été remporté par Gail Young, qui a défait Kathryn Atkinson.

M. Laurin, qui travaille à Ottawa, se décrit comme étant «un unificateur qui se consacre au mouvement syndical, qui se consacre aux membres». Il travaille à la SRC/CBC depuis 33 ans et a commencé à s’impliquer au niveau syndical en 1981; il est éventuellement devenu président national de l’ancienne unité de négociation du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP).

«Après la fin de la campagne Un seul syndicat (au cours de laquelle les membres du SCEP ont voté pour se joindre à la GCM) … j’ai réalisé à quel point il était important que les deux anciennes unités se fondent le plus rapidement et le plus harmonieusement possible en un nouveau syndicat», a écrit M. Laurin dans son dépliant de campagne. «À l’époque, il y avait à Ottawa quatre unités de la Guilde et, avec l’appui des présidents et de l’exécutif des quatre unités, nous avons formé une seule unité au terme de quelques débats. Le résultat est que nous étions unis et plus que prêts lorsque la Société a décrété un lockout en 2005 … J’ai fait partie du comité national de stratégie du lockout. J’ai de plus piloté la Guilde à l’occasion d’un exercice politiquement et techniquement périlleux, au cours des jours et des heures qui ont précédé deux événement clés bien publicisés par les médias : la cérémonie d’intronisation de la Gouverneure-générale du Canada et la télédiffusion du spécial sur Terry Fox. Nous devions faire preuve de notre force, tout en gardant le public de notre côté. Nous avons réussi les deux.»

M. Laurin a débuté à la SRC/CBC comme employé suppléant d’été, en travaillant brièvement à la station de Radio-Canada à Edmonton. Il s’est éventuellement retrouvé à Ottawa, où il est demeuré en travaillant à la télévision mais surtout à la radio.

Il souligne avoir travaillé à «tous les genres d’émissions imaginables, notamment à des émissions quotidiennes, des émissions d’affaires publiques et des émissions musicales, à la fois au niveau local et au niveau national. Au cours des cinq dernières années, j’ai le plus souvent occupé le poste de producteur adjoint (avec une expérience de commentateur sportif au cours des deux premières années) au niveau de l’émission francophone du matin, et de formateur pour le personnel local.»

Le nouveau président de la subdivision de la SRC/CBC a eu l’occasion de «réaliser des choses difficiles qui rendent les syndicats essentiels. J’ai négocié des conventions collectives, j’ai travaillé à réduire l’impact de mises à pied, je me suis battu en faveur d’individus qui avaient toutes sortes de problèmes dans leur milieu de travail, et j’ai défendu des griefs devant des comités de griefs locaux et nationaux».

Il admet toutefois devoir faire face à un défi. «Marcher sur les traces d’Arnold Amber ne sera pas chose facile; il faudra un effort de groupe. Je crois toutefois que la force politique provient de la capacité de réaliser un consensus parmi tous ceux et toutes celles qui veulent s’impliquer.»

Il se prépare en vue de l’année prochaine, au cours de laquelle la SRC/CBC obtiendra un renouvellement de sa licence et, peut-être, sera soumise à une étude de son mandat. «Et nous ne devons pas oublier certaines choses fondamentales : veiller à ce que les responsables de la SRC/CBC s’acquittent de leurs obligations, précisées dans une convention pour laquelle nous nous sommes battus très fort. Nous ne pouvons pas laisser la direction obtenir par notre indifférence ce qu’elle n’a pas réussi à obtenir à la table de négociation.»