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Le 01 DÉCembre 2006
Un syndicaliste et journaliste
chevronné succède à Amber à la
présidence
de la subdivision SRC/CBC
La Guilde
canadienne des médias | Le
Local 30213 de TNG Canada
Marc-Philippe Laurin a été choisi
par ses collègues pour succéder à Arnold
Amber, qui a démissionné de son poste
de président de la subdivision SRC/CBC de la
Guilde canadienne des médias, en octobre dernier,
afin de devenir directeur à temps plein de TNG
Canada/CWA.
M. Laurin a défait deux autres
candidats pour ce poste, à l’occasion
d’une élection nationale partielle à laquelle
ont pris part sur l’Internet, entre les 27 et
30 octobre, 937 membres qui travaillent à la
SRC/CBC. Le journaliste vétéran trilingue
va terminer la dernière année du mandat
de trois ans de M. Amber.
La lutte a été serrée; Barbara
Saxberg a obtenu 332 votes, 50 de moins que le vainqueur,
tandis que Pierre Claveau a pour sa part reçu
l’appui de 213 membres.
Le poste de secrétaire de la subdivision était également
en jeu au cours de l’élection; il a été remporté par
Gail Young, qui a défait Kathryn Atkinson.
M. Laurin, qui travaille à Ottawa, se décrit
comme étant «un unificateur qui se consacre
au mouvement syndical, qui se consacre aux membres».
Il travaille à la SRC/CBC depuis 33 ans et a
commencé à s’impliquer au niveau
syndical en 1981; il est éventuellement devenu
président national de l’ancienne unité de
négociation du Syndicat canadien des communications,
de l’énergie et du papier (SCEP).
«Après la fin de la campagne Un seul
syndicat (au cours de laquelle les membres du SCEP
ont voté pour se joindre à la GCM) … j’ai
réalisé à quel point il était
important que les deux anciennes unités se fondent
le plus rapidement et le plus harmonieusement possible
en un nouveau syndicat», a écrit M. Laurin
dans son dépliant de campagne. «À l’époque,
il y avait à Ottawa quatre unités de
la Guilde et, avec l’appui des présidents
et de l’exécutif des quatre unités,
nous avons formé une seule unité au terme
de quelques débats. Le résultat est que
nous étions unis et plus que prêts lorsque
la Société a décrété un
lockout en 2005 … J’ai fait partie du
comité national de stratégie du lockout.
J’ai de plus piloté la Guilde à l’occasion
d’un exercice politiquement et techniquement
périlleux, au cours des jours et des heures
qui ont précédé deux événement
clés bien publicisés par les médias :
la cérémonie d’intronisation de
la Gouverneure-générale du Canada et
la télédiffusion du spécial sur
Terry Fox. Nous devions faire preuve de notre force,
tout en gardant le public de notre côté.
Nous avons réussi les deux.»
M. Laurin a débuté à la SRC/CBC
comme employé suppléant d’été,
en travaillant brièvement à la station
de Radio-Canada à Edmonton. Il s’est éventuellement
retrouvé à Ottawa, où il est demeuré en
travaillant à la télévision mais
surtout à la radio.
Il souligne avoir travaillé à «tous
les genres d’émissions imaginables, notamment à des émissions
quotidiennes, des émissions d’affaires
publiques et des émissions musicales, à la
fois au niveau local et au niveau national. Au cours
des cinq dernières années, j’ai
le plus souvent occupé le poste de producteur
adjoint (avec une expérience de commentateur
sportif au cours des deux premières années)
au niveau de l’émission francophone du
matin, et de formateur pour le personnel local.»
Le nouveau président de la subdivision de la
SRC/CBC a eu l’occasion de «réaliser
des choses difficiles qui rendent les syndicats essentiels.
J’ai négocié des conventions collectives,
j’ai travaillé à réduire
l’impact de mises à pied, je me suis battu
en faveur d’individus qui avaient toutes sortes
de problèmes dans leur milieu de travail, et
j’ai défendu des griefs devant des comités
de griefs locaux et nationaux».
Il admet toutefois devoir faire
face à un défi. «Marcher
sur les traces d’Arnold Amber ne sera pas chose
facile; il faudra un effort de groupe. Je crois toutefois
que la force politique provient de la capacité de
réaliser un consensus parmi tous ceux et toutes
celles qui veulent s’impliquer.»
Il se prépare en vue de l’année
prochaine, au cours de laquelle la SRC/CBC obtiendra
un renouvellement de sa licence et, peut-être,
sera soumise à une étude de son mandat. «Et
nous ne devons pas oublier certaines choses fondamentales :
veiller à ce que les responsables de la SRC/CBC
s’acquittent de leurs obligations, précisées
dans une convention pour laquelle nous nous sommes
battus très fort. Nous ne pouvons pas laisser
la direction obtenir par notre indifférence
ce qu’elle n’a pas réussi à obtenir à la
table de négociation.» |