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LE 23 OCTOBRE 2006
Un local durement touché par
les impartitions d’emplois d’Osprey Media
vote à contrecœur pour une nouvelle convention
St. Catharines Typographical Union | Le
Local 30416 de TNG Canada
Les membres restant du local de la
Guilde au St. Catharines Standard — le quotidien
d’Osprey le plus durement touché par les
politiques d’impartition d’emplois de la
compagnie — ont voté à contrecœur
en faveur d’une nouvelle convention collective.
Face à la possibilité d’une
grève ou d’un lockout dimanche, les membres
de la St. Catharines Typographical Union ont suivi
les recommandations de leur équipe de négociation
et voté vendredi soir 17-3 en faveur de la ratification
du projet d’entente.
«Ils ont été soulagés»,
explique Brenda Halden, présidente du local. «Ils
ne sont pas heureux, mais la convention est acceptable.»
L’entente de trois ans, rétroactive au
1er mai, prévoit des augmentations de salaires
annuelles de 2,25, 2,0 and 2,25 pour cent pour les
24 membres du local. La compagnie a également
convenu d’augmenter chaque année d’un
dollar sa contribution au régime de pension
des employés, qui fera passer à la fin
de la convention le montant versé par employé de
28,69$ à 31,69$.
David Esposti, représentant de TNG Canada/CWA,
qui a prêté main forte au local pendant
plusieurs journées de conciliation à la
mi-septembre et à la médiation de la
semaine dernière, dit que d’autres améliorations
ont été apportées au niveau du
Régime des soins de la vue, des vacances et
des primes de poste.
Un des grands désappointements a été que
le syndicat n’a pas réussi à obtenir
une solide garantie de sécurité d’emploi.
La clause de l’ancienne convention interdisant
l’impartition n’a pas empêché Osprey
d’éliminer 22 membres de la Guilde et
d’externaliser leurs emplois à ses centres
d’appels d’annonces classées et
de distribution de Sarnia et de Niagara Falls, ou de
transférer le travail de la salle de composition
au quotidien non syndiqué Welland
Tribune.
Un grief déposé par le local au sujet
des mises à pied a été réglé le
20 septembre, alors qu’Osprey a accepté d’améliorer
la prime de départ des employés qui ont
perdu leur emploi, en augmentant la prime maximum de
26 semaines à 36.
Osprey fait encore face à la possibilité de
conflits à trois autres de ses quotidiens dont
les employés sont représentés
par la Guilde. Le Sudbury Star, dont le contrat prenait
fin le 1er mai, devrait aller en médiation à la
mi-novembre. Au Sault Star, les négociations
en vue de renouveler la convention collective échue
en août dernier sont prévues pour les
1er et 2 novembre. Au Nugget
de North Bay, le président
du local mobilise ses membres en vue de négociations
qui devraient avoir lieu à la fin de l’année,
dès l’échéance de la convention
collective. |