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Le 21 AOÛT 2006
La Guilde espère qu’un
conciliateur
fera échec à une «attaque
contre les droits fondamentaux» du personnel
de rédaction d’APTN
La Guilde
canadienne des médias | Le
Local 30213 de TNG Canada
Dans le but de faire échec à une «attaque
directe contre les droits fondamentaux» du personnel
de rédaction du Réseau de télévision
des peuples autochtones (APTN), la Guilde canadienne
des médias a demandé l’aide d’un
conciliateur afin de négocier une nouvelle
convention collective.
Dans un communiqué adressé aux 17 membres
de l’unité de négociation, l’équipe
de négociation explique qu’elle est parvenue à une
impasse au niveau de plusieurs questions importantes:
• Réduction
de salaire: La
direction propose de relier la progression des salaires
des employés à son système boiteux
d’examen du rendement. En vertu de la proposition
d’APTN, si le rendement d’un employé est évalué «insatisfaisant» dans
une seule catégorie de son évaluation
annelle, ou s’il est évalué «a
besoin de s’améliorer» dans seulement
deux catégories, il n’obtiendrait pas
d’augmentation salariale.
La Guilde soutien ne pas pouvoir
accepter de laisser la seule opinion subjective
de la direction déterminer
si un employé doit ou non bénéficier
d’une augmentation de salaire annuelle. En vertu
de ce scénario, un responsable d’APTN
pourrait refuser d’accorder une augmentation
salariale à un employé qui aurait soumis
une feuille de temps en retard, ou dont le pupitre
serait en désordre. L’effet d’une
telle approche serait de refuser aux employés
des augmentations basées sur leur expérience
et leur valeur accrues pour l’employeur. «Il
s’agit là d’une attaque contre
les droits fondamentaux du personnel de rédaction,
et nous ne l’accepterons pas», précise
le communiqué.
• Travail gratuit: APTN
refuse de discuter de l’élimination
de l’étalement du temps supplémentaire.
L’étalement sert à réduire
le coût du travail des employés en évitant
de payer du temps supplémentaire. C’est
une pratique qui ôte toute valeur au concept
du temps supplémentaire. «Il ne peut
y avoir aucune justification pour exploiter les employés
d’APTN», soutien la Guilde.
• Sécurité d’emploi: La
direction refuse d’accepter dans la convention
collective une clause de non impartition. «La
direction d’APTN n’est pas disposée à s’engager
envers ses employés. Nous croyons juste que
les gens qui bâtissent une organisation en partagent
l’avenir», dit la Guilde.
L’équipe de négociation dit avoir été aussi
loin que possible pour tenter de renouveler la convention échue
depuis le 24 avril, et c’est pourquoi la GCM
a demandé au ministre fédéral
du Travail de nommer un conciliateur.
APTN, une société privée sans
but lucratif basée à Winnipeg, est le
seul diffuseur national au monde à offrir exclusivement
des émissions axées sur les peuples
autochtones. APTN dessert les populations des Premières
Nations, Métis et Inuit. Environ 20 pour cent
de la programmation est diffusée en langue
autochtone, et le réseau possède des
bureaux dans sept villes canadiennes.
La Guilde représente environ 45 employés
qui sont principalement responsables de la gestion
du réseau et de la production de APTN National
News et de Contact, une émission téléphonique.
Les membres comprennent des producteurs, des travailleurs
en studio, des journalistes, des techniciens de contrôle,
des vidéojournalistes, des chercheurs, des
caméramans/monteurs, des lecteurs de nouvelles
et des techniciens à la diffusion.
(Cet article est une version modifiée d’un
article tout d’abord publié sur le site
Web de la
Guilde canadienne des médias.)
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