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Le 10 AOÛT 2006

L’orage gronde à l’horizon de plusieurs quotidiens Osprey
L’entreprise s’entête au niveau de la sécurité d’emploi et des hausses salariales; les négociations et la conciliation ne permettent pas de parvenir à une entente

Sault Ste Marie Typographical Union | Le Local 30746 de TNG Canada
St. Catharines Typographical Union | Le Local 30416 de TNG Canada
Kingston Typographical Union | Le Local 30204 de TNG Canada
Northern Ontario Newspaper Guild | Le Local 30232 de TNG Canada
North Bay Newspaper Guild | Le Local 30241 de TNG Canada

Le rythme lent et décousu des négociations et de la conciliation, dans plusieurs quotidiens d’Osprey Media, menace de provoquer un orage dès le début de l’automne.

TNGCanada.org
Une mise à pied au Star de Sault Ste Marie met en relief la lutte pour la sécurité d’emploi à 3 quotidiens


TNGCanada.org
Les employés demandent la conciliation après l’échec des négociations à un quotidien Osprey


TNGCanada.org
Le local est prêt à débrayer pour combattre l’assaut d’Osprey sur la sécurité d’emploi


TNGCanada.org
Osprey Media menace de poursuivre pour le retrait des signatures


Communiqué
Osprey vise les syndiqués en éliminant leurs emplois


TNGCanada.org
Les patrons d’Osprey font face à une protestation
dans quatre villes


Communiqué
La Guilde entreprend une campagne pour contrer l’élimination d’emplois dans certains journaux d’Osprey


TNGCanada.org
Des locaux se mobilisent pour lutter contre la migration d’emplois à des centres d’appels


TNGCanada.org
Osprey éviscère le département d’annonces classées d’un de ses quotidiens


Deux éléments communs aux négociations en cours aux quotidiens de Kingston, St. Catharines et Sudbury sont le refus de l’employeur d’accorder aux travailleurs la sécurité d’emploi et des augmentions salariales adéquates. On s’attend à ce que la direction du Sault Star et du North Bay Nugget, dont les conventions prendront fin cette année, adoptent une même attitude.

Depuis l’automne dernier, Osprey a mis à pied des douzaines d’employés de longue date et imparti leurs emplois à des centres d’appels ou à un de leurs établissements nos syndiqués. L’entreprise, qui fonctionne maintenant comme une compagnie de fiducie, domine l’industrie des quotidiens des petites villes de l’Ontario avec son parc de 60 publications. Bien qu’Osprey affirme que les coupures s’étendent à l’ensemble de la chaîne et visent à réduire les dépenses, toutes ou presque toutes les personnes mises à pied occupaient des postes syndiqués.

La Kingston Typographical Union, qui représente les travailleurs de tous les services du Whig-Standard, prévoit entamer une médiation la dernière semaine de septembre. Cette disposition a été prise au terme de deux journées de négociations, en juin, qui n’ont entraîné aucun résultat important. En cas d’échec de la médiation, les parties seront au début d’octobre en position de grève ou de lock-out.

Bien qu’il n’y ait jamais eu de grève au Kingston Whig-Standard, trois autres quotidiens Osprey ont connu des interruptions de travail. Des membres de la Guilde ont été mis en lock-out pendant trois mois au Sudbury Star, et sont retournés au travail fin janvier 2003. Une grève qui avait débuté à la mi octobre 2002, au Cobourg Daily Star et au Port Hope Evening Guide, avait duré jusqu’à la fin de février 2003.

Récemment, à la demande de la Guilde, le directeur de TNG Canada Arnold Amber, l’avocat Nelson Roland et le représentant syndical David Esposti ont rencontré le directeur général d’Osprey, Michael Sifton, ainsi que deux autres cadres supérieurs de l’entreprise, afin de discuter de la possibilité d’établir de meilleures relations entre la direction et le syndicat. À la suite d’un échange mutuel de vues, la rencontre n’a donné naissance à aucune entente tangible.

«C’est la deuxième fois que nous rencontrons Sifton», a précisé Amber. «Cette fois, il a été encore plus vague qu’il y a trois ans, lorsque nous l’avions rencontré pour discuter de la possibilité d’établir une relation pouvant éviter d’autres interruptions de travail chez Osprey. Il continue d’affirmer que les politiques relatives à chaque journal sont déterminées au niveau local.»

À Kingston, où les négociations ont débuté en janvier, «l’employeur a sommairement rejeté toute la question de la sécurité d’emploi», a expliqué David Wilson, représentant syndical de TNG Canada. La direction fait également preuve de parcimonie au niveau de ses propositions de hausses salariales, et résiste aux tentatives du syndicat qui désire consolider en trois les six unités de négociations.

Osprey, dit Wilson, ne devrait pas sous-estimer la détermination de ses employés de Kingston. En Mars, cinq des six unités de négociations ont voté à cent pour cent en faveur du déclenchement d’une grève au besoin. Ce niveau d’appui à l’endroit de l’équipe de négociation a été réitéré en juillet, au cours d’une séance de mise à jour sur les négociations à l’intention des membres.

Selon le représentant syndical David Esposti, des scénarios semblables se déroulent au St. Catharines Standard et au Sudbury Star.

Au St. Catharines Standard, les employés des services de la circulation, des annonces classées et de la salle de composition ont voté massivement en faveur du déclenchement d’une grève le 28 juin dernier, ajoute-t-il. Des séances de conciliation sont prévues pour les 13 et 14 septembre, mais Esposti doute qu’elles permettent de régler les questions de sécurité d’emploi et salariales qui sont sur la table depuis le début des négociations au printemps dernier.

Le niveau de frustration est élevé à St. Catharines, où Osprey a mis à pied 22 travailleurs syndiqués en dépit d’une clause de leur convention interdisant l’impartition, et transféré leurs emplois à des centres d’appels situés à Sarnia et à Niagara Falls, ou au quotidien non syndiqué Welland Tribune. Le nombre de membres de la St. Catharines Typographical Union est réduit à 21, précise sa présidente Brenda Halden.

Au Sudbury Star, sans convention collective depuis le 1er mai, une première ronde de négociations a eu lieu les 24, 25 et 26 juillet. Le local a déjà présenté une demande de conciliation, même si une nouvelle ronde de négociations est prévue à la fin du mois.

Selon Esposti, la Northern Ontario Newspaper Guild, qui représente quelque 52 travailleurs de tous les services du journal, se concentre principalement sur la sécurité d’emploi. Le Star a également connu sa part de licenciements. Osprey a mis à pied neuf opérateurs de presse l’an dernier, fermé la salle d’impression et imprime maintenant le quotidien au North Bay Nugget.

La North Bay Newspaper Guild, qui représente les employés du Nugget, entamera des négociations vers la fin de l’année, à l’échéance de sa convention.

La Sault Ste Marie Typographical Union, dont la convention collective se terminera à la fin d’août, entamera bientôt des négociations. Ce local a perdu un membre en juin dernier, lorsque le Sault Star a licencié un employé des annonces classées.

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