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Le 27 juin 2006
Un arbitre décide que la SRC/CBC
n’a
pas réparti correctement le surplus
de son régime
de pension
La Guilde
canadienne des médias | Le
Local 30213 de TNG Canada
La Société Radio Canada (SRC/CBC) a
contrevenu à ses conventions collectives en
ne répartissant qu’une partie des surplus
du régime de pension destiné aux employés
et aux retraités, vient de décréter
un arbitre.
Dans un jugement de 131 pages,
l’arbitre Denis
Nadeau affirme que la SRC/CBC a erré en ne se
conformant pas aux recommandations du Comité consultatif
sur les avantages des employés (CCSB), qu avait
proposé de répartir l’argent de
façon équitable. Le CCSB avait déterminé que
336 millions de dollars du surplus de 1,1 milliards
enregistré par le régime de pension devraient être
dévolus aux employés et aux retraités.
Or, la SRC/CBC leur a imparti seulement 134 millions
de dollars.
À l’automne 2000, tous les syndicats
de la SRC/CBC ont déposé des griefs à cet
effet; ils ont alors convenu que celui d’entre
eux qui réussirait à faire entendre sa
cause par un arbitre respecté parlerait au nom
de tous. Le Syndicat canadien de la fonction publique
a pris la tête du peloton, guidé par l’avocat
montréalais Pierre Grenier. La Guilde canadienne
des médias, qui représente quelque 5
500 employés de la SRC/CBC, était partie
intéressée dans cette cause. Un représentant
senior de la Guilde, Dan Oldfield, a été appelé à témoigner.
La convention collective oblige
la SRC/CBC à mettre
en vigueur toute recommandation du CCSB, à moins
que cette recommandation mette en péril le régime
de pension, ou qu’elle entraîne des dépenses
supplémentaires pour la Société,
a expliqué Keith Maskell, un représentant
attaché à la GCM qui travaille cette
cause depuis le début.
Même après avoir agi de façon
unilatérale, la SRC/CBC n’aura pas nécessairement à verser
202 millions de dollars à ses 16 000 employés
actifs et retraités. Au cours des prochains
mois, des audiences détermineront la nature
des recours, financiers ou autres, qui découleront
de la décision.
Selon Maskell, le plus important élément
de la décision arbitrale a été de «rappeler à la
Société que le CCSB existe pour une raison,
que la Société doit se conformer à la
convention collective, et que la direction de la SRC/CBC
n’a pas le droit de prendre des décisions
unilatérales au sujet de tout surplus de notre
régime de retraite». |