«La Société pose
ce
geste avant même
que le gouvernement n'effectue son examen du
mandat ...»
Lise Lareau
la présidente nationale de la GCM |
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«Difficile de
comprendre que c'est le meilleur moyen d'économiser
un million de dollars sur un budget global de 1,6 milliards.»
Arnold Amber
le président
de la section SRC/CBC de la Guilde |
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Le 20 Avril 2006
La SRC/CBC critiquée
pour l’abolition
d’un département
79 employés de la télé perdront leur
emploi à Toronto
La Guilde
canadienne des médias | Le
Local 30213 de TNG Canada
La fermeture du service de design de la
CBC représente une erreur fondamentale et indique
la fin de la capacité de la Société de
produire ses propres émissions de télévision,
selon les dirigeants de la Guilde canadienne des médias.
«La Société pose ce
geste avant même
que le gouvernement n'effectue son examen du mandat, ou que
le public puisse se prononcer à ce sujet», dit
la présidente nationale de la GCM, Lise Lareau. Les
journaux ont publié aujourd'hui un article qui indique
que la nouvelle ministre du Patrimoine canadien, Bev Oda,
veut lancer l'examen rapidement.
«La direction prétend qu'elle réalisera
des économies d'un million de dollars par année
en éliminant le département de design; on dit
que les mises à pied ne représentent qu'une
décision opérationelle,» dit le président
de la section SRC/CBC de la Guilde, Arnold Amber. «Mais
c'est plutôt une question humaine. Dans ce cas, ces
gens ont contribué pendant bien des années
afin d'assurer que les produits de la Société sont
plus beaux. Lorsque ces gens quittent la Société,
la tradition de l'excellent service de design disparaîtra
avec eux.
«Est-ce vraiment une question de sous? Difficile de
comprendre que c'est le meilleur moyen d'économiser
un million de dollars sur un budget global de 1,6 milliards.»
À la fin de cet été, la Société ne
sera plus en mesure de concevoir des décors, de confectionner
des costumes ou des accessoires, ou des effets spéciaux
au centre de la production télé pour le diffuseur
public canadien. Les employés ont été avisés
aujourd'hui que l'équipement du département
sera vendu au mois de juillet.
Sur les 79 postes supprimés, la plupart proviennent
du département de design. Il est probable que la Société se
servira des soi-disant économies réalisées
pour acheter des émissions de producteurs indépendants.
«Il est evident que la Société ne veut
plus faire de la production télé,» dit
M. Amber. «Jusqu'à maintenant, si on était
en train de développer une émission ou d'effectuer
des changements aux décors ou aux plateaux, on pouvait
travailler étroitement avec l'équipe de design
et de construction afin d'avoir le meilleur produit possible.
Travailler avec des gens de l'extérieur ne sera pas
aussi efficace.
«La CBC ferme la porte à un groupe d'employés
talentueux qui se classent parmi les meilleurs dans l'industrie.
Ce sont ces employés qui ont établi le «look» de
la CBC. Les réalisateurs qui développeront
la prochaine vague d'émissions ne sauront plus avec
qui ils vont travailler d'un jour à l'autre.»
Même son de cloche de Don Ferguson,
membre de la Guilde et co-créateur de l'émission
bien connue Royal Canadian Air Farce.
«C'est la fin d'une époque,» dit-il. «Nous
sommes restés avec la CBC en partie à cause
du fait qu'on pouvait tout faire sous un seul toit. Par exemple,
nous commençons avec un scénario le lundi,
et nous faisons développer et construire tous les
décors et toutes les costumes pendant la semaine afin
de pouvoir aller en ondes vendredi. Cette proximité nous
aide à rendre d'excellents produits.
«Au cours des vingt dernières années,
la CBC a réduit le nombre d'émissions faites à l'interne,
et achète de plus en plus du secteur privé,» dit
Lise Lareau. «Avec un meilleur financement et la volonté politique,
il y avait toujours une lueur d'espoir que le radiodiffuseur
public se remettrait à faire de la programmation.
La décision annoncée aujourd'hui éteint
cette lueur.
«Si on gardait et gérait bien le service de
design, il pourrait devenir une ressource importante pour
l'industrie canadienne du cinéma, de la télé et
du théâtre, ainsi qu'une source de revenus pour
la Société.»
La Société prétend que d'autres diffuseurs
n'ont pas de service de design. Rappelons toutefois que la
Maison de Radio-Canada à Montréal abrite toujours
un service de design qui compte au moins 133 employés.
Les membres touchés par ces réductions d'effectif
rencontrent aujourd'hui des représentants de la Guilde,
et une rencontre du groupe est prévue pour lundi afin
d'examiner les différentes options.
(Cet article a tout d'abord été publié sur
le site Web de la
Guilde canadienne des médias.)
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