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Le 22 mars 2006
La Guilde a réglé 19 griefs
pour le compte de ses membres
La Guilde
canadienne des médias | Le
Local 30213 de TNG Canada
Depuis le mois d’octobre, la Guilde
canadienne des médias a obtenu, pour le compte de
ses membres, le règlement d’au moins 19 griefs
contre la direction de la CBC/SRC. Quatorze cas concernaient
un congédiement ou un renvoi, et sept employés
sont demeurés à la CBC/SRC tandis que les sept
autres ont obtenu des indemnités.
Il y a eu sept règlements relatifs à des mises à pied
provoquées par la fermeture de Newsworld International
l’année passée. Cinq des employés
affectés travaillent toujours à la CBC et la
Guilde continue de s’occuper des cas de quelques autres
de ses membres, supplantés de leur emploi à la
suite des licenciements de NWI.
Un autre règlement concernait un employé mis à pied
en raison de la mise en impartition d’une partie du
Service des communications. Le Syndicat maintient un grief
portant sur le bien-fondé de la sous-traitance, en
termes d’analyse de rentabilisation et de répercussions
sur les employés.
À l’arbitrage, la Guilde et la CBC sont arrivées à un
règlement dans le cas d’un membre syndical qui
travaillait pour la Société depuis 20 ans et
qui avait été congédié l’an
passé sans pouvoir se prévaloir d’un
droit de supplantation ni obtenir d’allocation de fin
d’emploi. La CBC avait jugé que cette personne,
assurant la prestation de « services spéciaux », était
pigiste et qu’elle n’avait aucun droit. La Guilde
a soutenu qu’il y avait eu continuité dans la
relation d’emploi et que le statut de pigiste, qui
dispensait la Société de verser une indemnité de
départ, ne convenait pas à la situation. La
question a été réglée à la
satisfaction de l’intéressé; toutefois,
le différend entre la CBC/SRC et la Guilde demeure
et la Guilde fait face à la situation en présentant
d’autres griefs. Nous n’ignorons pas qu’un
certain nombre de personnes ont été engagées
dans les mêmes conditions, notamment par le Service
des sports de la télévision.
Cinq ententes ont été conclues dans des cas
ne portant pas sur des congédiements ou des renvois.
L’un de ses cas concernait un déni de promotion
et une attribution discriminatoire de tâches. Un autre était
lié au déni d’une prime inter-unités.
Un troisième cas était celui d’un employé technique
qui était retourné au travail, après
un congé d’invalidité de longue durée,
avec des restrictions médicales; le lieu de travail
de l’employé a été adapté suite
au règlement avec la Société. Deux autres
règlements portaient sur des heures supplémentaires
imprévues et des journées de congé fixées
de façon inappropriée pour les techniciens
devant effectuer de nombreux déplacements afin d’assurer
la diffusion des émissions de hockey.
En outre, la Guilde est parvenue à une entente avec
la CBC/SRC sur le paiement des journées des 7 et 10
octobre pour les employés temporaires, en vertu du
Protocole de retour au travail. Nous allons fournir à la
direction une liste des employés temporaires qui ont
travaillé durant la semaine précédant
le lock-out, qui sont retournés au travail dans la
semaine suivant le lock-out et qui nous ont informés
qu’ils n’avaient pas été payés
pour les deux journées.
L’arbitre réaffirme les droits des employés
en cas de licenciements
La Guilde a eu gain de cause lors d’une importante
audience d’arbitrage sur la question des droits individuels
des employés en cas de licenciements. Le syndicat
a déposé un grief après que la Société avait
essayé de mettre au pied du mur un employé qui
avait reçu un avis de redondance en le forçant à choisir
entre l’acceptation d’un poste vacant ou le licenciement.
L’arbitre Russell Goodfellow a réaffirmé que
notre convention collective soulignait l’importance
de minimiser les répercussions des compressions de
personnel sur les employés. Les employés devaient
avoir le plus d’options possibles de demeurer à la
CBC/SRC dans un emploi qui leur convient. En vertu de ce
principe, l’employé concerné avait le
droit de faire un choix parmi tous les emplois vacants ou
de supplanter un employé ayant moins d’ancienneté.
L’arbitre a jugé que c’était à l’employé,
et non à la Société, que la décision
revenait en dernier recours.
Les allocations quotidiennes versées lors des Jeux
d’Athènes
La Guilde est en pourparlers avec la CBC/SRC au sujet d’une
réparation financière pour les employés
qui ont assuré la couverture des Jeux olympiques à Athènes.
Un arbitre a prononcé un jugement contre la Corporation
au sujet des allocations quotidiennes versées aux
employés, déclarant que le montant des indemnités
versées par la CBC/SRC n’aurait pas dû être
inférieur au montant versé par le gouvernement
fédéral. Jusqu’à présent,
la CBC/SRC ne s’est pas conformée au jugement
de l’arbitre. Si nous ne parvenons pas à un
règlement sur la réparation à verser
aux employés concernés, la Guilde demandera à l’arbitre
de tenir des audiences supplémentaires et d’imposer
les termes de la réparation.
Autres dossiers clés en cours d’arbitrage
La Guilde recherche un arbitrage pour un certain nombre d’autres
questions en suspens, notamment le refus de la Société d’accorder
un salaire rétroactif aux employés qui avaient
travaillé entre le 1er avril 2004 et le 11 octobre
2005, mais qui avaient quitté la CBC/SRC au moment
de la reprise du travail suivant la levée du lock-out.
En ce qui concerne la création des postes de chef
de projet, exclus de l’unité de négociations
de la Guilde, un arbitrage a été fixé au
27 mars. Le syndicat accuse la CBC/SRC d’avoir licencié les
coordonnateurs des ressources, représentés
par la Guilde, et d’avoir remplacé leurs postes
par de nouveaux postes de direction. Dans le même ordre
d’idée, le syndicat recherche la résolution
d’un différend portant sur la création, à l’échelle
nationale, de postes de rédacteurs en chef, exclus
de l’unité de négociations de la Guilde.
Les nouveaux rédacteurs en chef font un travail de
réalisateurs-coordonnateurs et leurs postes devraient être
assujettis à la convention collective de la Guilde.
Enfin, nous attendons une réponse à notre proposition
de réparer le manquement de la Société de
tenir des listes d’ancienneté des employés,
avec des dates précises. Entre-temps nous avons référé la
question à l’arbitrage.
Les parties demeurent déterminées à tenter
de régler les griefs en suspens qui relèvent
des anciennes conventions collectives, avant la tenue de
la première réunion du nouveau Comité des
griefs à la mi-avril. La Guilde et la direction de
la CBC/SRC ont convenu d’envoyer promptement à l’arbitrage
les cas pour lesquels une résolution ne serait pas
possible.
(Cet article a tout d'abord été publié sur
le site Web de la
Guilde canadienne des médias.)
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